La 46e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: le mouvement international Occupy Wall Street, l’assimilation cinématographique et le vrai visage du Québec, un mega-sondage sur la société québécoise.
L’émission a été enregistrée mardi le 11 octobre 2011.
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#1: Yves Michaud, pour avoir refusé de recevoir l’Ordre national du Québec des mains de Jean Charest.
#2: Philippe Thouin (frère de Simon) pour avoir pété dignement sa coche dans un billet dans le Devoir sur l’état du cinéma Québecois et francophone sur l’île de Montréal.
Annonces:
Conférence de l’auteur Guillaume Marois sur son livre, « Le remède imaginaire », le 13 octobre 2011 à 19h au Centre St-Pierre.
Quatrième colloque de l’Institut de recherche sur le Québec le 5 novembre 2011 au Holiday Inn du centre-ville de Montréal (420 rue Sherbrooke Ouest), « Quelque chose comme un grand peuple« .
Occupons Montréal aura lieu au Square Victoria samedi le 15 octobre 2011.
Cher fidèles auditeurs et lecteurs de notre site web,
Nous voudrions nous excuser sincèrement pour les nombreuses semaines de silence de notre part. Ne vous inquiétez pas, aucun d’entre nous ont été menacé, intimidé par la force ou n’ont abandonné le combat… Disons plutôt que des déménagements, des problèmes techniques et des chamboulement de vies personnelles nous ont poussés à prendre quelques semaines de vacances… voilà tout!
Donc, je sors de ce mutisme maladroit pour vous présenter une fois de plus nos excuses et pour vous annoncer que nous allons relancer nos enregistrements de podcasts vers la fin du mois d’août (et voir même peut-être avant!) et qu’aussi nous allons recommencer à remettre de la vie sur ce site web.
Je débute dès maintenant en vous invitant a lire cet excellent article que j’ai trouvé sur ce site web d’information alternative.
Il s’agit d’un extrait d’une entrevue avec un analyste politique dénommé Pepe Escobar sur la chute inévitable de la grande alliance Atlantiste (USA, Union Européene et Israel) et la levée en force du BRICT (Chine, Russie, Brésil, Turquie, etc).
Est-ce qu’une nouvelle guerre mondiale se dessine à l’horizon ?
Voici l’annonce pour la 79e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3560) ce soir à 19h. Soyez-y!
CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955) – deuxième partie
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Moscou et Washington se livrent une féroce lutte souterraine par pays interposés sur fond de guerre froide. Dès 1949, Washington et l’OTAN lancent l’Opération Rollback qui prévoit l’utilisation de la force militaire pour extirper les communistes des sphères d’influence occidentales. Devant la menace de l’alliance atlantique de l’OTAN, Moscou crée le Pacte de Varsovie le 14 mai 1955 avec huit pays satellites d’Europe de l’est. Puisque l’affrontement direct entre les deux superpuissances est impensable, Washington autorise la CIA à mettre en place des opérations clandestines constituant un front culturel complexe et richement financées à l’ouest par la CIA via des fondations privées et des compagnies privées.
C’est ainsi qu’est fondé en 1950 le Congrès pour la liberté de la culture (CLC) sous le nom de code QKOPERA. Sous prétexte de promouvoir la liberté d’expression et les arts libres, les intellectuels-espions du CLC partent en mission secrète, tels des croisés modernes, à la conquête des esprits libres pour implanter l’idéologie de la libre entreprise sur fond de guerre idéologique. Le CLC recrute des intellectuels renommés tels que : Arthur Koestler, Michael Polanyi, Tennessee Williams, Ernest Hemingway, Hannah Arendt, André Malraux, André Gide, Raymond Aron, Denis de Rougemont, Mircea Eliade, Bertrand Russell, T.S. Eliot, etc. Ces écrivains-espions vont collaborer aux revues du CLC (Preuves, Der Monat, Encounter) et seront rénumérés par la CIA via des fondations privées (Ford, Rockefeller, Fairfield, Asia).
Le 16 décembre 1955, une réunion secrète regroupant les chefs d’état-major des trois armées américaines se déroule à Washington pour lancer l’opération Liberté militante, une opération de guerre psychologique et de propagande doctrinale visant à introduire le thème liberté dans les films américains produits à Hollywood. Les producteurs John Ford, Merian Cooper, Cornelius Vanderbilt Whitney (C.V. Whitney Pictures) et les acteurs John Wayne et Ward Bond deviennent les porte-étendards de la Pax Americana. La C.V. Whitney Pictures et le Whitney Trust de Cornelius Vanderbilt Whitney servent de couvertures pour la CIA.
En 1961, le président démocrate Kennedy invite 166 artistes liés au CLC à la Maison-blanche pour ses cérémonies d’investiture tandis qu’à l’est s’érige le mur de Berlin. Le 11 mai 1962, le président Kennedy donne un dîner d’honneur à la Maison-blanche pour le nouveau ministre français de la culture, André Malraux. En août 1964, le représentant démocrate du Texas, Wright Patman, dépose son rapport d’enquête sur l’exemption de taxes des fondations privées américaines. Le rapport Patman révèle que huit fondations privées ne sont en réalité que des boîtes aux lettres servant de couverture pour la CIA pour le financement de ses opérations clandestines. Ce sont : Gotham Funds, Michigan Funds, Price Funds, Edsel Funds, Andrew Hamilton Funds, Borden Trust, Beacon Funds, Kentfield Funds.
Le 29 mars 1967, le sous-secrétaire d’état du président démocrate Johnson, Nicholas Katzenbach, dépose son rapport d’enquête sur le financement clandestin d’organismes américains. La commission Katzenbach interdit dorénavant tout financement clandestin à des organismes américains par la CIA qui réagit immédiatement en créant de nouveaux circuits clandestins de financement. Projeté sous les feux de la rampe par les révélations des enquêtes Patman et Katzenbach, le CLC change de nom pour celui d’Association internationale pour la liberté de la culture (AILC) à l’été 1967. En janvier 1979, l’AILC, présente dans plus de 35 pays et finançant plus d’une centaine de revues, se saborde.
Découvrez comment une contre-intelligentsia arriérée-CIA a fait l’apologie d’un nouvel âge des ténêbres (surnommé « siècle américain ») et scellé une $ainte-alliance avec dieu et Mammon pour l’endiguement culturel de Moscou et l’encerclement idéologique des socialistes-démocrates du monde libre pour imposer la destinée manifeste du nouvel ordre idéologique des marchands du temple de la libre entreprise; l’overclass WASP…
Assistez à la 79ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).
Date : mercredi 26 mai 2010 Local : SH-3560 Heure : 19.00 Admission générale : 15$ Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts) Info : (514) 392-0095 ou perronb@sympatico.ca
Officiellement, la guerre froide s’est terminée avec la chute du mur de Berlin en 1989. Dans la réalité, la propagande et la guerre continuent sans arrêt et ceci est réfleté dans nos médias de masse qui se font les putes officielles de nos gouvernements (un problème qui existe ici et à l’étranger). Une série de développements dans les dernières heures nous forcent à l’évidence.
L’illusion START
L’accord START (STrategic Arms Reduction Treaty, ou Traité de réduction des armes stratégiques), signé par l’URSS et les USA en 1991, devait limité le nombre d’ogives nucléaire en circulation des deux grandes puissances. L’accord prenait fin l’an dernier mais les chefs d’état Américain et Russe signaient aujourd’hui même un nouveau START (avec, en toile de fond, de la propagande de peur du terrorisme):
Moscou et Washington s’engagent à réduire le nombre de leurs ogives nucléaires à 1 550 chacun, soit une baisse de 74% par rapport à la limite du traité START, acronyme de «Strategic Arms Reduction Talks» (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques), accord signé en 1991, mais arrivé à échéance fin 2009.
[...]
Le «nouveau START» traduit l’obsolescence de l’«équilibre de la terreur», mais aussi les nouvelles réalités géopolitiques, où les armes nucléaires sont inopérantes face aux menaces d’attentats meurtriers à New York ou Moscou.
Or, ceci n’est que poudre aux yeux; comme le note le Centre de recherche sur la mondialisation, le décompte des armes est trompeur:
Selon le Bulletin of the Atomics Scientists, les Etats-Unis possèdent 5.200 têtes nucléaires opérationnelles, soit toujours utilisables ; la Russie, 4.850. En plus de celles-ci, les deux puissances possèdent au total 12.350 têtes non opérationnelles (mais non encore démantelées). Le nouveau START ne limite pas le nombre de têtes nucléaires opérationnelles contenues dans les arsenaux. Il établit seulement une limite pour les « têtes nucléaires déployées », soit celles qui sont prêtes au lancement, installées sur des vecteurs stratégiques de portée supérieure à 5.500 Kms : des missiles balistiques intercontinentaux avec une base à terre, des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins, et depuis des gros bombardiers.
Mais, tandis que les têtes de missiles sont comptées à la pièce, chaque gros bombardier est compté comme une seule pièce même s’il en transporte beaucoup plus. Un B-52 – rappelle le New York Times (30 mars 2010)- transporte 14 missiles de croisière et 6 bombes nucléaires. Ainsi, sur la base d’un compte partiel, le Département d’Etat estime que les USA ont actuellement 1.762 têtes nucléaires déployées sur 798 vecteurs ; la Russie, 1.741 sur 566 vecteurs. Le nouveau START permet à chacune des deux parties de conserver 1.550 têtes nucléaires déployées, soit un nombre à peine inférieur (10% environ) à l’actuel, et un nombre de vecteurs substantiellement inchangé : 800 chacun, dont 700 prêts au lancement à tout instant. Un potentiel destructif capable de balayer l’espèce humaine et quasiment toute autre forme de vie sur la Terre.
Pendant que la plèbe se rejoit de cette décision des deux grandes puissances, celles-ci continue leurs guerres secrètes par proxy.
L’Alliance Russo-Vénézuelienne
D’un coté, nous avons une continuation du positionnement géostratégique Russe contre son ennemi juré, les États-Unis; le Kremlin veut aider le Vénézuela (lui aussi, ennemi des USA – surprise, surprise) à « développer son industrie aérospatiale » (c’est-à-dire, encourager et surement financer un programme d’armes de l’espace pour contrecarrer l’hégémonie Américaine dans ce domaine):
«Nous pourrions même installer ici un lanceur de satellites et une usine. Nous le faisons déjà avec la Chine, mais la Russie nous offre le soutien pour que le Venezuela développe sa propre industrie» aérospatiale, a déclaré jeudi soir le président vénézuélien Hugo Chavez, sans davantage de précisions.
Chavez, qui ne serait qu’un autre dictateur de gauche s’il n’avait pas des ressources pétrolifères à sa disposition, sais très bien jouer le jeu et s’est s’entourer d’alliés utiles pour se maintenir au pouvoir.
Kirghizistan
…Et du l’autre côté, nous avons la « révolution » au Kirghizistan, qui n’est en fait que la réplique Russe à la fausse « révolution des tulipes » d’il y a cinq ans. Ces évènements, récents et passés, non rien de similaire avec des révolutions authentiques – celle en 2005 faisait partie de la séries des « révolutions de couleurs » en Asie centrale qui étaient supportés et financés par le front légitime de la CIA, le National Endowment For Democary et ses tentacules comme la Freedom House, et la plus récente, des derniers jours, semble être la réponse de Moscou à la première:
Quel rôle Moscou a-t-il joué dans le violent soulèvement populaire contre le pouvoir au Kirghizistan? La Russie a-t-elle fait exprès d’affaiblir la relation entre les États-Unis et l’un de leurs alliés les plus stratégiques dans cette région?
Après tout, «Moscou a tout à gagner et Washington tout à perdre» dans ce sanglant épisode, remarque Le Time jeudi matin. Les Américains y possèdent une base militaire cruciale pour leurs opérations en Afghanistan, que les Russes rêvent de voir disparaître, jugeant d’un très mauvais oeil cette présence américaine dans les territoires de l’ex-république soviétique.
Or, si le président Bakiev semblait plutôt favorable aux Américains, le leader du soulèvement kirghize s’est empressé d’affirmer mercredi qu’il avait le soutient de Moscou. Vladimir Poutine a toutefois nié par la suite toute implication de son gouvernement et s’est dit «surpris» des événements.
At the press conference in Bishkek, the Kyrgyz Prime Minister also said he had spoken on Tuesday with the Russian ambassador to Kyrgyzstan and urged him to rein in the negative coverage of Kyrgyzstan in the Russian press. Indeed, the shifting attitudes in Russia toward the Kyrgyz leadership were felt weeks ago, when several broadcasters and newspapers in Russia began airing scathing attacks against Bakiev’s government. Among them, the state-run radio station Golos Rossii, or Voice of Russia, said the Kyrgyz government had « shown itself to be totally ineffective » in a report on March 24, apparently timed to the fifth anniversary of the Tulip Revolution.
Constatation intéressante : dans le vidéo ci-dessous, certains des participants dans la foule sont lourdement armés d’armes d’assault qui semble neuve… Le Kirghizistan est un pays TRÈS pauvre; c’est difficile de croîre que de simple citoyens pourraient se payer des armes de telle qualité (et qui ne semblent pas dater de l’époque soviétique). Financement possible de l’extérieur? À voir:
De l’autre côté du rideau (de fer), on voit les troupes gouvernementales tirer sur tout ce qui bouge (vers 0:46):
Il ne faut pas se faire d’illusions – la guerre froide ne s’est jamais réellement terminée entre les États-Unis et l’Union Soviétique/Fédération Russe. Nous avons de beaux exemples qui appuient cette thèse depuis quelques jours.