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Torture et renseignement dans le Canada de Harper

Par JP, 7 février 2012 13 h 43 min

Le HUMINT selon Harper

Le gouvernement Harper semble décidé à imiter la douteuse administration américaine des années 2000 en ce qui a trait à l’obtention et l’utilisation d’information obtenue lors de séances « d’interrogations renforcées » (alias, la torture). Si l’imitation est la forme la plus sincère de flatterie, Dick Cheney, John Yoo, George W. Bush et Donald Rumsfeld doivent rougir de plaisir:

Le gouvernement Harper a décidé de permettre au Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS) d’utiliser des informations obtenues par la torture dans les cas où la sécurité du public est en cause.

[...]

La Presse Canadienne a obtenu, grâce à la Loi d’accès à l’information, copie d’une directive de deux pages préparée en décembre 2010 dans laquelle le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, avise le SCRS que le gouvernement s’attend désormais à ce qu’il fasse de la protection de la vie et de la propriété sa priorité absolue.

…Et on s’en fou si la torture ne garantie aucunement l’authenticité des informations obtenues car, après tout, il est va de la survie de nos droits et nos libertés. Ahem. Je vous laisse avec une citation délicieuse du film Reservoir Dogs, à ce propos:

« If you fucking beat this prick long enough, he’ll tell you he started the goddamn Chicago fire, now that don’t necessarily make it fucking so! » – Nice Guy Eddie

Inutile et moralement injustifiable.

Les évangéliques et le gouvernement Harper

Par JP, 12 février 2011 18 h 50 min

Excellent reportage d’Enquête sur la droite religieuse eschatologique canadienne, ses entrées au Parlement, son influence sur le gouvernement de Stephen Harper, son combat contre l’avortement et ses positions prévisibles sur Israël:

En plus – l’inflence de cette frange ultra-conservatrice dans les médias:

Pour la quatrième fois en un an, Quebecor a en effet repêché un ancien stratège du bureau de Stephen Harper. Matt Wolf a été nommé à Toronto producteur éditorial de SunTV News et veillera à ce titre sur les émissions d’opinion (débats et panels). M. Wolf arrive, après un bref passage dans le bureau ministériel de Gerry Ritz, du bureau du premier ministre (BPM) où il était «responsable des enjeux», nom étrange désignant la gestion de crises politiques.

Il travaillait sous les ordres de Jenni Byrne, qui sera d’ailleurs la directrice de campagne du Parti conservateur lors de la prochaine élection. Au BPM, M. Wolf travaillait aussi avec Jason Plotz, qui a également été recruté par Sun Media cet été. Il sera analyste média. SunTV News a aussi recruté Dennis Matthews, un ancien responsable de la publicité au BPM. Quant à l’ancien directeur des communications de Stephen Harper, Kory Teneycke, il est discrètement revenu dans ses fonctions de patron de la future chaîne après un départ très médiatisé en septembre.

Personne chez Quebecor n’a voulu commenter la multiplication de ces nominations conservatrices.

Calomnie médiatique et guerres intestines

Par JP, 27 novembre 2010 19 h 29 min

Je reproduis ici la réponse ouverte de Jean-Roch Villemaire (un ancien Patriote de la semaine, le 28 octobre 2009) au journaliste du Devoir Antoine Robitaille et son article de salissage (« Lettre des «136» – Un signataire embarrassant pour Pauline Marois« ) au début du mois. Cette situation vaut la peine d’être mise en évidence puisque celle-ci démontre bien les techniques de désinformation et de character assassination utilisées par les médias de masse traditionnels ainsi que la bassesse des coups portés dans la « grande famille » souverainiste de soit-disant militants indépendantiste envers d’autres. Voici donc la lettre:

Dans un article publié le 4 novembre 2010, à propos de la lettre des «136», Le Devoir et le journaliste Antoine Robitaille me présentent comme un «signataire embarrassant pour Pauline Marois» et affirment erronément que je suis un «militant condamné pour vandalisme [qui] caresse des idées d’extrême droite». Permettez-moi de rétablir les faits: je n’ai jamais été condamné, je n’ai jamais commis d’actes de vandalisme et je ne caresse pas des idées d’extrême droite.

La justice m’a accordé une absolution inconditionnelle, ce qui est justement l’inverse d’une condamnation, après que j’eus enlevé une dizaine de pancartes électorales en anglais, à Gatineau, et que j’eus écrit «FLQ», «Québec libre» et «français» sur les vitres et l’enseigne du local des West Quebecers, une association qui fait la promotion de l’usage de l’anglais au Québec. Je n’ai ni détruit, ni mutilé gratuitement des œuvres d’art ou des équipements publics, comme le veut la définition du mot «vandalisme».

Compte tenu de l’inaction de l’État québécois devant les reculs du français, j’ai pris avec désintéressement la défense de mon peuple. Je suis coupable d’avoir écouté mon cœur et j’ai toujours assumé les conséquences de mes actes. Ainsi, j’ai accepté de verser 500 $ aux West Quebecers en guise de dédommagement pour le nettoyage de leurs vitres et le remplacement de leur enseigne, déjà marquée par d’autres graffiteurs avant moi. Contrairement à ce qu’affirme M. Robitaille, je n’ai pas été puni d’une amende.

Fidèles à leur orientation ultrafédéraliste, le journal Le Droit et le site Cyberpresse, de la société Gesca, m’ont forgé un personnage d’épouvante au moyen d’amalgames, de demi-vérités et de mensonges purs et simples. Dans leurs pages, je suis devenu intolérant, fasciste, xénophobe, antisémite, violent et, bien sûr, extrémiste. Une fois le personnage bien campé, il ne reste plus qu’à l’insérer au moment voulu dans la trame habituelle, qui vise à empêcher les Québécois de penser comme un peuple libre. Voici un exemple de déformation de mes propos par les journalistes du Droit.

Le 21 novembre 2008, le journaliste Patrick Duquette écrivait ceci: «[…] les seuls vrais Québécois sont les “Québécois de souche”. “Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français”, précise Jean-Roch Villemaire.» Or, voici ce que j’ai expliqué en réalité à M. Duquette:

«Je déplore qu’il n’existe pas de citoyenneté québécoise et que, par conséquent, et les immigrés, et les Québécois “de souche” ne sont que des citoyens canadiens. Dire que tous les gens qui habitent au Québec sont forcément des Québécois est aussi faux que dire que tous les gens qui habitent au Canada sont forcément des Canadiens. Des centaines de milliers de personnes habitent au Canada en tant que visiteurs, réfugiés ou résidents permanents et n’ont pas le droit de vote. Voilà pourquoi il faut créer une citoyenneté québécoise, de manière à ce que ce soit l’État québécois, et non l’État fédéral, qui décide qui a le droit de vote et qui est éligible au Québec.»

J’ai été très déçu lorsque Le Devoir a, lui aussi, agité comme un épouvantail le personnage fictif créé par les journalistes de Gesca. M. Robitaille a caricaturé grossièrement ma pensée en sélectionnant quelques bribes d’information peu représentatives et en rejetant tout le reste. Ayant déjà écrit quelques éphémères mots de sympathie à l’occasion du décès du politicien autrichien Jörg Haider, je caresserais automatiquement des idées d’extrême droite, selon M. Robitaille. L’intérêt que j’ai pu porter aux mouvements nationalistes dans le monde est devenu une tare indélébile sous la plume des journalistes en mal de sensationnalisme.

Quoique des déclarations de M. Haider aient pu soulever la controverse et quoique je n’aie aucunement l’intention de faire son apologie, il n’était ni un criminel, ni un dictateur et était très aimé d’une grande partie de ses concitoyens. Ce n’est certainement pas le cas de tous les politiciens canadiens, parmi lesquels figurent beaucoup de gens à la moralité très douteuse qui ne servent pourtant pas de prétexte pour jeter l’opprobre sur leurs sympathisants.

En effet, le gouvernement du Canada, libéraux et conservateurs confondus, ne s’est jamais excusé pour avoir fait emprisonner près de cinq-cents civils innocents en 1970, sans aucune justification. Il ne s’est pas excusé non plus pour avoir récidivé avec un millier d’arrestations arbitraires et souvent brutales lors du sommet du G20 de juin 2010.

Le gouvernement du Canada appuie inconditionnellement les activités terroristes d’Israël, notamment contre les Palestiniens et les Libanais. Il est soupçonné d’avoir collaboré à la torture de prisonniers de guerre en Afghanistan. Il a livré Maher Arar en pâture aux sous-traitants syriens de la CIA. Il a participé à la détention et la torture d’un enfant-soldat, Omar Khadr. Il a laissé Abousfian Abdelrazik, un citoyen canadien innocent, moisir pendant six ans au Soudan. Il collabore gentiment avec Paul Kagame, dictateur rwandais accusé récemment du massacre de centaines de milliers de Hutus en RDC. Avec les fameux certificats de sécurité, il arrête, détient et harcèle des gens, puis les menace de les expulser du pays, sans jamais leur faire connaitre les raisons de ces mesures.

Le comportement du gouvernement du Canada étant parfois digne d’un régime totalitaire, les amis Facebook de Stephen Harper risquent-ils bientôt d’être taxés d’intolérance, de racisme et d’extrémisme par M. Robitaille?

Si M. Robitaille avait vraiment voulu se renseigner à mon sujet, il n’avait pas besoin que je l’appelle. Il aurait pu trouver facilement, dans ma page Facebook, dans le site Internet Vigile (vigile.net) ainsi que dans l’édition papier du Droit du 24 octobre 2009[1], une lettre intitulée «Inacceptable vous-même!», qui constitue ma réplique à un éditorial calomnieux écrit à mon sujet par Pierre Jury, un autre journaliste de Gesca. Il aurait pu lire notamment le passage suivant, beaucoup plus révélateur de mes opinions que l’inquisition à laquelle il s’est livré[2]:

«Alors, qu’est-ce que le nationalisme? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumières des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous?»

[1] Les écrits diffamatoires à mon sujet ont tous été publiés non seulement dans l’édition papier du Droit, mais également par Cyberpresse, ce qui n’est pas le cas de ma réplique.

[2] Avant de fermer ma page Facebook, j’y comptais environ un millier d’amis, sur lesquels je n’ai pas fait systématiquement enquête. M. Robitaille dit avoir trouvé parmi eux des gens qu’il qualifie de néofascistes? S’il avait cherché un peu, il y aurait vu également des personnes qui se situent nettement à gauche sur l’échiquier politique.

Épisode 21 – Revenu Québec a assassiné Nicolo Rizzuto!

Par JP, 24 novembre 2010 23 h 32 min

Ou peut-être pas… On donne dans le sensationnalisme! Cette semaine: des histoires de mafieux (Libéraux et italiens); un jet-missile potentiellement Chinois en Californie; on refait la démocratie Québécoise; Gérard « Mille Tonnerres » Deltel; Harper, le chien de poche du lobby juif et l’histoire cachée d’Israël;

Invité: Guillaume Martin

L’émission a été enregistrée le lundi 15 novembre 2010.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

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Sources et documentation

À venir.

Reportages de Radio-Canada de la Conférence Bilderberg 2006 à Ottawa

Par Simon, 17 mars 2010 21 h 21 min

L’article de Radio-Canada (emphase rajoutée):

Conférence Bilderberg – Dans le plus grand secret

À Ottawa, au cours des trois prochains jours, des politiciens de partout sur la planète ainsi qu’un club de milliardaires feront le point, en secret, sur la situation mondiale.

Le groupe Bilderberg, qui n’a manifestement pas envie d’ouvrir ses portes à la presse, compte dans ses rangs des personnalités comme Henry Kissiger, ou la famille Rockefeller. Toutefois, les seules images possibles à prendre depuis mercredi sont celles de limousines venant déposer des invités difficiles à identifier.

La police d’Ottawa se borne à dire qu’il s’agit d’une rencontre privée.

Les conférences Bilderberg, du nom d’un hôtel des Pays-Bas où a eu lieu, en 1954, la première rencontre de ce club sélect, se déroulent chaque année dans un lieu différent. L’idée, à l’époque et aujourd’hui encore, était de réunir la grande bourgeoisie européenne pour faire des liens avec celles des États-Unis.

Les premiers ministres Pierre Elliott Trudeau, Jean Chrétien et Stephen Harper y sont tous allés à un moment ou à un autre. Toutefois, cette année, le premier ministre ne participera pas.

Plusieurs rumeurs courent sur le groupe Bilderberg. Il aurait, selon certains, été à l’origine de la formation de l’Union européenne. D’autres affirment que la première ministre britannique Margaret Thatcher, qui s’opposait à l’euro, a été forcée de démissionner en raison des pressions de ce groupe occulte. Jim Tucker, ancien journaliste de Washington, consacre maintenant sa vie à suivre les membres de ce groupe. Le journaliste soutient même que pendant des années, ils ont nié l’existence du groupe.

Il est néanmoins possible d’obtenir un tout autre son de cloche. Norman Spector, ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, a participé à une de ces conférences. Il les décrit comme une « occasion pour les gens de se connaître un peu mieux » et estime que la rumeur exagère la portée de ce genre de rencontre. « Je ne me souviens pas d’une grande idée avec laquelle je suis sorti de cette conférence », ajoute-t-il.

Il est donc impossible de savoir si la centaine de participants à la conférence possède un véritable pouvoir occulte. Il est cependant certain qu’ils sont tous influents dans leurs domaines respectifs. Et le fait que la réunion soit entourée d’autant de secret a tout pour plaire aux amateurs de théories du complot.

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