Le bruit des bottes… et le poids des gros portefeuilles

L’État policier s’installe sans opposition au Québec et la propagande policière spinne à fond la caisse ces jours-ci dans nos médias de masse, particulièrement chez Québécor. Les manifestations se font maintenant écraser avant qu’elles puissent moindrement naître surtout si elles osent ne pas se plier aux règles du jeu. Le pire, c’est qu’ils présentent ça comme la bonne chose à faire, il suffit de lire ce que la police pense de leur nouvelle méthode de répression dans ce même article:
La population en a assez des manifestations, a dit une source policière en entrevue avec l’Agence QMI samedi. Les gens nous demandent de mettre un frein à ces manifestations le plus rapidement possible.
Il y a de quoi lever les sourcils et à se demander s’ils nous prennent pas tous pour des idiots qui vont avaler sans broncher le controversé concept de « l’opinion publique ». Ce concept semble justifier de nos jours tous les crimes et les excès de l’État dans notre société soi-disant civilisée.
Mais nous ne sommes pas dupes! Nous avons une bonne mémoire des choses ici aux Fils de la Liberté. Rappelez-vous de l’intervention publique des commerçants du centre-ville de Montréal face aux manifestations et aux interventions policières le 6 mars dernier:
Le directeur général de Destination centre-ville, André Poulin, qui représente 8000 commerces et bureaux du centre-ville de Montréal, a demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’intervenir plus rapidement auprès des casseurs, en effectuant des arrestations dès les premiers incidents. M. Poulin dit croire que la police est en mode réaction et attend que cela dégénère, comme ce fut le cas, selon lui, mardi soir
Évidemment, André Poulin réduit les manifestations aux actes de ces gens qu’ils nomment casseurs, nos « terroristes » ici bas au Québec. Notre terrifiant épouvantail local qui sert à justifier toutes les méthodes de répression policière depuis plusieurs années maintenant. Bien sûr, Monsieur Poulin en rajoute une couche , il sort les violons et le portefeuille pour que sa commande puisse passer comme une lettre à la poste en haut lieu :
Le DG de Destination centre-ville explique que ses membres ont été confrontés à une « baisse énorme de clientèle » le printemps dernier, parce que les gens ne souhaitaient pas être pris dans des incidents. Selon lui, plusieurs ont développé de nouvelles habitudes de consommation; les restaurateurs et hôteliers en ont notamment beaucoup souffert. À cela s’ajoute les conséquences sur les primes d’assurances des commerçants visés par les actes de vandalisme à répétition. Le coup a également été dur pour les travailleurs du centre-ville, selon André Poulin, puisque plusieurs d’entre eux ont vu leur nombre d’heures de travail diminuer ou ont été carrément mis à pied en raison de la baisse de l’achalandage.

André Poulin, Dg de destination Centre-ville et fier membre de cette « majorité » qui a réclamé la répression policière au nom de la « paix sociale ».
Donc, il semble que perdre de l’argent au profit de la liberté d’expression soit une hérésie dont les grands marchands montréalais ne peuvent plus se permettre. Et le SPVM qui avec arrogance prétend agir dans les intérêts de la majorité, c’est à vomir. Donc si on se fie à leurs mots, les commerçants du centre-ville de Montréal seraient donc le parfait exemple de ce qui composerait la majorité d’une population locale? Faut croire que l’argent a une fois de plus un poids plus important dans la balance qu’un groupe de citoyens ordinaires. Dans les faits, la réelle majorité de la population n’a plus de poids politique dans notre société actuelle, car seul ceux qui ont des portefeuilles importants peuvent faire tourner les lois à leur avantage, réduire nos libertés et imposer leur règle au reste de la population. Mais ça, nous le savions déjà. Ce dossier ne fait simplement que reconfirmer cette réalité qui existe depuis trop longtemps dans nos pseudo-démocraties modernes. Et ces forces de l’ordre, qui en théorie doivent défendre la population en sa totalité, ne sont qu’en fait le bouclier immédiat de cette élite financière qui sert de colonne vertébrale à tout notre sacro-saint système capitaliste. Car en exagérant à peine, ce sont les gros portefeuilles qui sont les « vrais » citoyens dans ce système.
Pour revenir à nos forces de l’ordre local, il serait bien de leur rappeler que les arrestations préventives sont purement illégales et qu’ils devraient arrêter de justifier leur crimes au nom de « l’opinion publique » ou en prétextant de défendre la « population ». Malheureusement, leur propagande mensongère fait son bout de chemin à travers une population « pacifiée » et imbriqué dans le sacro-saint statu quo. Il est donc important de briser cette propagande qui moule de plus en plus l’esprit collectif québécois à accepter la répression comme une solution nécessaire à la « paix sociale ». Il est urgent d’agir, car si ce processus continue sans opposition réelle, nous allons tous nous réveiller bientôt en plein dictature policière et personne de moindrement lucide ne pourra apprécier le fardeau des conséquences qui viennent avec ce genre de système.
Ne pliez pas face à la répression, l’intimidation et la propagande policière, car votre résistance immédiate évitera aux générations à venir de les enfermer dans une société où le pouvoir de la majorité en sera encore que grandement diminué. Une société où cette minorité financière nous écrasera encore plus pour le simple caprice de faire plus de profits « en paix ». Le bruit des bottes et des hommes en armures envahissent maintenant nos rues, ne les laissez pas devenir maîtres de celles-ci! Agissons avant qu’il ne soit trop tard!
