On peut toujours compter sur Fox News pour se faire la meneuse de claques de l’establishment pro-guerre au pays de l’Oncle Sam (et dans l’empire anglo-américain en général); cette dernière « nouvelle » de la chaîne médiatique de Rupert Murdoch rapporte que Osama bin Laden serait toujours vivant et se cacherait… en Iran! Un extrait (emphase rajoutée):
The idea that Bin Laden is in Iran got a strong boost recently with the premiere of a documentary called “Feathered Cocaine.” In it, Alan Parrot, the film’s subject and one of the world’s foremost falconers, makes a case that Bin Laden, an avid falcon hunter, has been living comfortably in Iran since at least 2003 and continues to pursue the sport relatively freely. He is relaxed, healthy and, according to the film, very comfortable.
[...]
Parrot, who was once the chief falconer for the Shah of Iran and who has worked for the royal families of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, still has extensive contacts in Iran and the falcon world. One of those contacts, described as a warlord from the north of Iran and disguised in a balaclava, reveals in the film that he has met Bin Laden six times on hunting trips inside Iran since March 2003.
The idea that Bin Laden is in Iran got a strong boost recently with the premiere of a documentary called “Feathered Cocaine.” In it, Alan Parrot, the film’s subject and one of the world’s foremost falconers, makes a case that Bin Laden, an avid falcon hunter, has been living comfortably in Iran since at least 2003 and continues to pursue the sport relatively freely. He is relaxed, healthy and, according to the film, very comfortable.
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Parrot, who was once the chief falconer for the Shah of Iran and who has worked for the royal families of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, still has extensive contacts in Iran and the falcon world. One of those contacts, described as a warlord from the north of Iran and disguised in a balaclava, reveals in the film that he has met Bin Laden six times on hunting trips inside Iran since March 2003.
Donc, un rapport impossible à vérifier de manière indépendante par un fauconnier, obtenu de la bouche d’un contact anonyme, est assez pour faire vibrer les tambours de guerre de la chaîne du milliardaire Australien tout en présentant cette « nouvelle » sur la page frontispice de son site? Hmm, pas fort.
Qui a le plus à gagner dans cette propagande de guerre? L’empire mondial anglo-américain et son parasite israëlien, toujours dans une optique de guerre froide qui ne sait jamais réellement terminée (tel que mentionnée dans un article précédent). Un article sur mondialisation.ca démontre bien ce fait. Un extrait:
La secrétaire d’État, Hillary Clinton, affirmait mardi dernier que le gouvernement Obama pourrait réexaminer ses projets de système de défense antimissile en Europe si l’Iran mettait fin à ce que les officiels américains considèrent comme une volonté de d’acquérir des armes nucléaires.
Il s’agissait là d’un ultimatum adressé directement à la Russie : « Aidez-nous à intimider l’Iran ou nous installerons nos missiles à votre frontière. » Là encore, la vrai question est la suivante : « Si le système de défense antimissile européen vise à empêcher les ogives nucléaires iraniennes d’atteindre les États-Unis, pourquoi les place-t-on en Pologne plutôt qu’en Allemagne, au Royaume Uni ou en France ? Ou en Islande ? Ou encore au Canada ? De toute évidence, le système de défense antimissile européen en Pologne menace la Russie et c’est pourquoi il est devenu un jeton de négociation dans la joute géopolitique pour le Moyen-Orient et le Caucase. Hillary (qui possède vraisemblablement une expérience considérable en politique) l’a finalement admis.
Le roulement de tambours continue face à l’Iran, ce n’est qu’une question de temps avant le déclanchement des hostilités.
À la suite des attentats en Russie, comme c’est à peu près toujours le cas, le gouvernement pévoit profiter de l’état de panique pour passer des lois liberticides… ça ne vous rappelle pas quelque chose?
Officiellement, la guerre froide s’est terminée avec la chute du mur de Berlin en 1989. Dans la réalité, la propagande et la guerre continuent sans arrêt et ceci est réfleté dans nos médias de masse qui se font les putes officielles de nos gouvernements (un problème qui existe ici et à l’étranger). Une série de développements dans les dernières heures nous forcent à l’évidence.
L’illusion START
L’accord START (STrategic Arms Reduction Treaty, ou Traité de réduction des armes stratégiques), signé par l’URSS et les USA en 1991, devait limité le nombre d’ogives nucléaire en circulation des deux grandes puissances. L’accord prenait fin l’an dernier mais les chefs d’état Américain et Russe signaient aujourd’hui même un nouveau START (avec, en toile de fond, de la propagande de peur du terrorisme):
Moscou et Washington s’engagent à réduire le nombre de leurs ogives nucléaires à 1 550 chacun, soit une baisse de 74% par rapport à la limite du traité START, acronyme de «Strategic Arms Reduction Talks» (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques), accord signé en 1991, mais arrivé à échéance fin 2009.
[...]
Le «nouveau START» traduit l’obsolescence de l’«équilibre de la terreur», mais aussi les nouvelles réalités géopolitiques, où les armes nucléaires sont inopérantes face aux menaces d’attentats meurtriers à New York ou Moscou.
Or, ceci n’est que poudre aux yeux; comme le note le Centre de recherche sur la mondialisation, le décompte des armes est trompeur:
Selon le Bulletin of the Atomics Scientists, les Etats-Unis possèdent 5.200 têtes nucléaires opérationnelles, soit toujours utilisables ; la Russie, 4.850. En plus de celles-ci, les deux puissances possèdent au total 12.350 têtes non opérationnelles (mais non encore démantelées). Le nouveau START ne limite pas le nombre de têtes nucléaires opérationnelles contenues dans les arsenaux. Il établit seulement une limite pour les « têtes nucléaires déployées », soit celles qui sont prêtes au lancement, installées sur des vecteurs stratégiques de portée supérieure à 5.500 Kms : des missiles balistiques intercontinentaux avec une base à terre, des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins, et depuis des gros bombardiers.
Mais, tandis que les têtes de missiles sont comptées à la pièce, chaque gros bombardier est compté comme une seule pièce même s’il en transporte beaucoup plus. Un B-52 – rappelle le New York Times (30 mars 2010)- transporte 14 missiles de croisière et 6 bombes nucléaires. Ainsi, sur la base d’un compte partiel, le Département d’Etat estime que les USA ont actuellement 1.762 têtes nucléaires déployées sur 798 vecteurs ; la Russie, 1.741 sur 566 vecteurs. Le nouveau START permet à chacune des deux parties de conserver 1.550 têtes nucléaires déployées, soit un nombre à peine inférieur (10% environ) à l’actuel, et un nombre de vecteurs substantiellement inchangé : 800 chacun, dont 700 prêts au lancement à tout instant. Un potentiel destructif capable de balayer l’espèce humaine et quasiment toute autre forme de vie sur la Terre.
Pendant que la plèbe se rejoit de cette décision des deux grandes puissances, celles-ci continue leurs guerres secrètes par proxy.
L’Alliance Russo-Vénézuelienne
D’un coté, nous avons une continuation du positionnement géostratégique Russe contre son ennemi juré, les États-Unis; le Kremlin veut aider le Vénézuela (lui aussi, ennemi des USA – surprise, surprise) à « développer son industrie aérospatiale » (c’est-à-dire, encourager et surement financer un programme d’armes de l’espace pour contrecarrer l’hégémonie Américaine dans ce domaine):
«Nous pourrions même installer ici un lanceur de satellites et une usine. Nous le faisons déjà avec la Chine, mais la Russie nous offre le soutien pour que le Venezuela développe sa propre industrie» aérospatiale, a déclaré jeudi soir le président vénézuélien Hugo Chavez, sans davantage de précisions.
Chavez, qui ne serait qu’un autre dictateur de gauche s’il n’avait pas des ressources pétrolifères à sa disposition, sais très bien jouer le jeu et s’est s’entourer d’alliés utiles pour se maintenir au pouvoir.
Kirghizistan
…Et du l’autre côté, nous avons la « révolution » au Kirghizistan, qui n’est en fait que la réplique Russe à la fausse « révolution des tulipes » d’il y a cinq ans. Ces évènements, récents et passés, non rien de similaire avec des révolutions authentiques – celle en 2005 faisait partie de la séries des « révolutions de couleurs » en Asie centrale qui étaient supportés et financés par le front légitime de la CIA, le National Endowment For Democary et ses tentacules comme la Freedom House, et la plus récente, des derniers jours, semble être la réponse de Moscou à la première:
Quel rôle Moscou a-t-il joué dans le violent soulèvement populaire contre le pouvoir au Kirghizistan? La Russie a-t-elle fait exprès d’affaiblir la relation entre les États-Unis et l’un de leurs alliés les plus stratégiques dans cette région?
Après tout, «Moscou a tout à gagner et Washington tout à perdre» dans ce sanglant épisode, remarque Le Time jeudi matin. Les Américains y possèdent une base militaire cruciale pour leurs opérations en Afghanistan, que les Russes rêvent de voir disparaître, jugeant d’un très mauvais oeil cette présence américaine dans les territoires de l’ex-république soviétique.
Or, si le président Bakiev semblait plutôt favorable aux Américains, le leader du soulèvement kirghize s’est empressé d’affirmer mercredi qu’il avait le soutient de Moscou. Vladimir Poutine a toutefois nié par la suite toute implication de son gouvernement et s’est dit «surpris» des événements.
At the press conference in Bishkek, the Kyrgyz Prime Minister also said he had spoken on Tuesday with the Russian ambassador to Kyrgyzstan and urged him to rein in the negative coverage of Kyrgyzstan in the Russian press. Indeed, the shifting attitudes in Russia toward the Kyrgyz leadership were felt weeks ago, when several broadcasters and newspapers in Russia began airing scathing attacks against Bakiev’s government. Among them, the state-run radio station Golos Rossii, or Voice of Russia, said the Kyrgyz government had « shown itself to be totally ineffective » in a report on March 24, apparently timed to the fifth anniversary of the Tulip Revolution.
Constatation intéressante : dans le vidéo ci-dessous, certains des participants dans la foule sont lourdement armés d’armes d’assault qui semble neuve… Le Kirghizistan est un pays TRÈS pauvre; c’est difficile de croîre que de simple citoyens pourraient se payer des armes de telle qualité (et qui ne semblent pas dater de l’époque soviétique). Financement possible de l’extérieur? À voir:
De l’autre côté du rideau (de fer), on voit les troupes gouvernementales tirer sur tout ce qui bouge (vers 0:46):
Il ne faut pas se faire d’illusions – la guerre froide ne s’est jamais réellement terminée entre les États-Unis et l’Union Soviétique/Fédération Russe. Nous avons de beaux exemples qui appuient cette thèse depuis quelques jours.
Le huitième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. L’émission a été enregistrée le lundi 8 février 2010.
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Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.
Patriote de la semaine : Philippe-Laurent Sicard, fondateur de la section Montérégie du RRQ, qui a fait la première page du Courrier du sud. Bravo et bon courage!
Le terroriste aux culottes de feu (alias le « underwear bomber » de la veille de Noël, ou un autre « false-flag ») :
Vallières parlait déjà de la Commission Trilatérale, des Bilderbergs, de l’intégration nord-américaine et du Nouvel Ordre Mondial en 1979!
Des membres québécois de la Commission Trilatérale : André Desmarais, Brian Mulroney, Michel Bélanger, Claude Castonguay, Jean-Luc Pépin, l’ex-ministre fédéral Michel Sharp, Claude Ryan (chef du Parti Libéral à l’époque), l’économiste Bernard Bonin, le professeur Gilles Lalonde et le directeur du CRTC Pierre Juneau.
Obama sur le grill : des soldats américains sont retrouvés morts dans une écolé Pakistanaise suite à une attaque des Talibans… la guerre secrète continue.*
Le cinquième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. L’émission a été enregistrée le lundi 7 décembre 2009.
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