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CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955) – deuxième partie

Par JP, 26 mai 2010 14 h 43 min

Voici l’annonce pour la 79e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3560) ce soir à 19h. Soyez-y!

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955) – deuxième partie

Guerre froideDepuis la fin de la seconde guerre mondiale, Moscou et Washington se livrent une féroce lutte souterraine par pays interposés sur fond de guerre froide. Dès 1949, Washington et l’OTAN lancent l’Opération Rollback qui prévoit l’utilisation de la force militaire pour extirper les communistes des sphères d’influence occidentales. Devant la menace de l’alliance atlantique de l’OTAN, Moscou crée le Pacte de Varsovie le 14 mai 1955 avec huit pays satellites d’Europe de l’est. Puisque l’affrontement direct entre les deux superpuissances est impensable, Washington autorise la CIA à mettre en place des opérations clandestines constituant un front culturel complexe et richement financées à l’ouest par la CIA via des fondations privées et des compagnies privées.

C’est ainsi qu’est fondé en 1950 le Congrès pour la liberté de la culture (CLC) sous le nom de code QKOPERA. Sous prétexte de promouvoir la liberté d’expression et les arts libres, les intellectuels-espions du CLC partent en mission secrète, tels des croisés modernes, à la conquête des esprits libres pour implanter l’idéologie de la libre entreprise sur fond de guerre idéologique. Le CLC recrute des intellectuels renommés tels que : Arthur Koestler, Michael Polanyi, Tennessee Williams, Ernest Hemingway, Hannah Arendt, André Malraux, André Gide, Raymond Aron, Denis de Rougemont, Mircea Eliade, Bertrand Russell, T.S. Eliot, etc. Ces écrivains-espions vont collaborer aux revues du CLC (Preuves, Der Monat, Encounter) et seront rénumérés par la CIA via des fondations privées (Ford, Rockefeller, Fairfield, Asia).

Le 16 décembre 1955, une réunion secrète regroupant les chefs d’état-major des trois armées américaines se déroule à Washington pour lancer l’opération Liberté militante, une opération de guerre psychologique et de propagande doctrinale visant à introduire le thème liberté dans les films américains produits à Hollywood. Les producteurs John Ford, Merian Cooper, Cornelius Vanderbilt Whitney (C.V. Whitney Pictures) et les acteurs John Wayne et Ward Bond deviennent les porte-étendards de la Pax Americana. La C.V. Whitney Pictures et le Whitney Trust de Cornelius Vanderbilt Whitney servent de couvertures pour la CIA.

En 1961, le président démocrate Kennedy invite 166 artistes liés au CLC à la Maison-blanche pour ses cérémonies d’investiture tandis qu’à l’est s’érige le mur de Berlin. Le 11 mai 1962, le président Kennedy donne un dîner d’honneur à la Maison-blanche pour le nouveau ministre français de la culture, André Malraux. En août 1964, le représentant démocrate du Texas, Wright Patman, dépose son rapport d’enquête sur l’exemption de taxes des fondations privées américaines. Le rapport Patman révèle que huit fondations privées ne sont en réalité que des boîtes aux lettres servant de couverture pour la CIA pour le financement de ses opérations clandestines. Ce sont : Gotham Funds, Michigan Funds, Price Funds, Edsel Funds, Andrew Hamilton Funds, Borden Trust, Beacon Funds, Kentfield Funds.

Le 29 mars 1967, le sous-secrétaire d’état du président démocrate Johnson, Nicholas Katzenbach, dépose son rapport d’enquête sur le financement clandestin d’organismes américains. La commission Katzenbach interdit dorénavant tout financement clandestin à des organismes américains par la CIA qui réagit immédiatement en créant de nouveaux circuits clandestins de financement. Projeté sous les feux de la rampe par les révélations des enquêtes Patman et Katzenbach, le CLC change de nom pour celui d’Association internationale pour la liberté de la culture (AILC) à l’été 1967. En janvier 1979, l’AILC, présente dans plus de 35 pays et finançant plus d’une centaine de revues, se saborde.

Découvrez comment une contre-intelligentsia arriérée-CIA a fait l’apologie d’un nouvel âge des ténêbres (surnommé « siècle américain ») et scellé une $ainte-alliance avec dieu et Mammon pour l’endiguement culturel de Moscou et l’encerclement idéologique des socialistes-démocrates du monde libre pour imposer la destinée manifeste du nouvel ordre idéologique des marchands du temple de la libre entreprise; l’overclass WASP…

Assistez à la 79ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).

Date : mercredi 26 mai 2010
Local : SH-3560
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : (514) 392-0095 ou perronb@sympatico.ca

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

Par JP, 14 avril 2010 15 h 15 min

Voici l’annonce pour la 78e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3340) le mercredi 21 avril prochain à 19h. Soyez-y, j’y serai!

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

8 mai 1945, les troupes nazies déposent les armes. C’est la fin de la deuxième guerre mondiale qui aura fait 52 millions de victimes. L’Europe est en ruine et son économie dévastée. La lune de miel entre les forces alliés et Staline sera de courte durée. Supputant la présence d’éléments communistes dans l’appareil gouvernemental américain, le président Harry Truman signe le 21 mars 1947 l’ordre exécutif #9835 surnommé «The Loyalty Order» pour enquêter sur 3 millions de fonctionnaires. C’est le début d’une vaste chasse aux sorcières rouges à l’ouest.

Le 26 juillet 1947, Truman signe le National Security Act, charte fondatrice de la CIA et de la doctrine Truman qui marque le début d’une guerre froide entre l’ouest et l’est sur fond de paranoïa. La même année à Hollywood, la Motion Picture AssoCIAtion of America s’associe au FBI pour mettre en place une liste noire des artistes pro-communistes. Pour sauver l’Europe de la faillite, Washington lance en juin 1947 un vaste plan d’aide économique (17 milliards $) surnommé Plan Marshall. En réalité, le Plan Marshall sert d’antidote au plan russe, le Kominform, qui répand ses idéologies marxistes partout en europe et menace les intérêts anglo-américains.

En 1948, le gouvernement britannique met en place l’Information Research Department (IRD) et Washington instaure l’Office of Policy Coordination (OPC) pour diriger des opérations clandestines à l’étranger contre les soviétiques. C’est le début d’une guerre psychologique souterraine contre Moscou sur fond d’idéologies.

En 1949, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est créée pour servir de cordon sécuritaire à l’endiguement des forces du Pacte de Varsovie de Staline. La stratégie de la tension est à son paroxysme à l’ouest comme à l’est. Pour gagner la bataille des idées, la CIA finance en 1949 la création du Comité national pour une Europe libre dirigé par l’espion Carmel Offie de l’OPC.

En 1950, la CIA finance la création du Congrès pour la liberté de la culture (nom de code QKOPERA) dirigé par l’espion Michael Josselson de l’OPC. Josselson va recruter d’anciens intellectuels communistes (André Malraux, Denis de Rougemont, Arthur Koestler, André Gide, Raymond Aron, Bertrand Russell, Michael Polanyi, etc.) pour mener une kabbale idéologique contre le dieu des ténèbres, le satan athéiste marxiste, au nom de la liberté d’expression. Pour financer cette gigantesque campagne de propagande, la CIA va détourner des millions $ du Plan Marshall qu’elle fera transiter par les 170 fondations privées qui lui servent de couverture (Rockefeller, Ford, Asia, Fairfield, etc).

En 1950 aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy lance une campagne de peur rouge. Le McCarthisme se déchaîne et traque les ennemis communistes sans discernement. La même année, le Comité national pour une Europe libre lance Radio Free Europe pour diffuser en 16 langues, partout en europe, la propagande anticommuniste.

En avril 1951, le président Truman autorise la création du Psychological Strategy Board (PSB), un projet Orwellien permettant à la CIA d’utiliser les élites de chaque pays étranger pour mener sa guerre psychologique discrètement sans mettre en cause Washington. Le PSB est en réalité un gouvernement invisible des élites pour le maintien du statu quo socio-politique financé par la CIA.

En mai 1952, le PSB lance l’opération Packet dont la mission secrète consiste à soudoyer des politiciens, journalistes, syndicalistes, artistes, écrivains, professeurs et scientifiques étrangers pour la promotion des intérêts américains et la libre entreprise. En juin 1954, la CIA et le vatican financent l’opération clandestine Bible Balloon qui consiste à larguer 10 000 ballons contenant des bibles derrière le rideau de fer. Les voies du $aigneur sont impénétrables mais pas pour l’alliance atlantique de la $ainte trinité CIA-OTAN-MI6.

Découvrez les cassandres idéologiques de la guerre froide, des écrivains-espions membres d’un escadron de la vérité qui, pour fortune et gloire, ont pris la plume financée par les services secrets à l’ouest pour défendre les intérêts supérieurs d’une coterie élitiste WASP…

Assistez à la 78ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).

Date : mercredi 21 avril 2010
Local : sh-3340
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : (514)392-0095 ou perronb@sympatico.ca

Reportages de Radio-Canada de la Conférence Bilderberg 2006 à Ottawa

Par Simon, 17 mars 2010 21 h 21 min

L’article de Radio-Canada (emphase rajoutée):

Conférence Bilderberg – Dans le plus grand secret

À Ottawa, au cours des trois prochains jours, des politiciens de partout sur la planète ainsi qu’un club de milliardaires feront le point, en secret, sur la situation mondiale.

Le groupe Bilderberg, qui n’a manifestement pas envie d’ouvrir ses portes à la presse, compte dans ses rangs des personnalités comme Henry Kissiger, ou la famille Rockefeller. Toutefois, les seules images possibles à prendre depuis mercredi sont celles de limousines venant déposer des invités difficiles à identifier.

La police d’Ottawa se borne à dire qu’il s’agit d’une rencontre privée.

Les conférences Bilderberg, du nom d’un hôtel des Pays-Bas où a eu lieu, en 1954, la première rencontre de ce club sélect, se déroulent chaque année dans un lieu différent. L’idée, à l’époque et aujourd’hui encore, était de réunir la grande bourgeoisie européenne pour faire des liens avec celles des États-Unis.

Les premiers ministres Pierre Elliott Trudeau, Jean Chrétien et Stephen Harper y sont tous allés à un moment ou à un autre. Toutefois, cette année, le premier ministre ne participera pas.

Plusieurs rumeurs courent sur le groupe Bilderberg. Il aurait, selon certains, été à l’origine de la formation de l’Union européenne. D’autres affirment que la première ministre britannique Margaret Thatcher, qui s’opposait à l’euro, a été forcée de démissionner en raison des pressions de ce groupe occulte. Jim Tucker, ancien journaliste de Washington, consacre maintenant sa vie à suivre les membres de ce groupe. Le journaliste soutient même que pendant des années, ils ont nié l’existence du groupe.

Il est néanmoins possible d’obtenir un tout autre son de cloche. Norman Spector, ancien chef de cabinet de Brian Mulroney, a participé à une de ces conférences. Il les décrit comme une « occasion pour les gens de se connaître un peu mieux » et estime que la rumeur exagère la portée de ce genre de rencontre. « Je ne me souviens pas d’une grande idée avec laquelle je suis sorti de cette conférence », ajoute-t-il.

Il est donc impossible de savoir si la centaine de participants à la conférence possède un véritable pouvoir occulte. Il est cependant certain qu’ils sont tous influents dans leurs domaines respectifs. Et le fait que la réunion soit entourée d’autant de secret a tout pour plaire aux amateurs de théories du complot.

Épisode 7 – Ingérence à Haïti, HAARP et le sexe selon Kinsey

Par JP, 27 janvier 2010 11 h 33 min

Le septième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. L’émission a été enregistrée le lundi 25 janvier 2010.

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Sources et documentation

Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.

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