Confusion nationale ou simplisme volontaire?
L’éditeur en chef du Voir – et fervent partisan de notre émission – Simon Jodoin a écrit un billet sur la multiplication récente des groupes à l’intérieur du mouvement indépendantiste québécois. Un extrait:
Grosse semaine du côté de la mouvance indépendantiste. D’abord, le Conseil de la souveraineté nous a rappelé son existence en faisant part de la nomination de son nouveau président, Gilbert Paquette. Ensuite, le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) mené par Jocelyn Desjardins annonçait, le lendemain, la création de quelque chose de nouveau (encore!) sous la bannière Convergence nationale, avec l’appui de Bernard Landry et de Gilbert Paquette du Conseil de la souveraineté dont je vous parlais quatre lignes plus haut. Pour finir, à peu près au même moment, on nous présentait un nouveau groupe, Génération nationale, qui se propose de rassembler les souverainistes conservateurs plus à droite.
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C’est vrai que, contrairement à tous ces gens très intelligents, je suis un peu con, mais j’ai la vague impression que ceux qui ont le plus de difficulté à comprendre le projet indépendantiste, ce sont les… indépendantistes.
Tout ceci découle de l’échec de pédagogie du PQ et de sa descente aux enfers – entraînant de ce fait une grosse partie des indépendantistes – depuis une quinzaine d’année. Le référendum-à-tout-prix, c’est l’art de mettre la charrue devant les boeufs au PQ; l’idée s’est métastasée à l’ensemble de l’entité politique depuis un bout déjà. On veut un pays mais on sait pas trop il aura l’air de quoi… pas trop allumant pour monsieur-madame tout le monde, ça.
Pour ce qui est d’aller convaincre les Autres(tm), y’a déjà Option nationale qui abonde dans cette direction…. en partie, du moins. Ce que Jodoin ne mentionne pas (par ignorance ou par exprès, peu importe), c’est qu’il y a aussi les Autres(tm) à l’intérieur même du mouvement indépendantiste: voir ici les souverainistes de droite, les nationalistes plus conservateurs, les républicains et tout le reste qui ne fitte pas dans le cadre du bon souveraineux inefficace et politiquement-correct du PQ/ON/QS, le cul fendu en quatre pour plaire à tout le monde mais ne rejoignant qu’une poignée de convaincus via la prêche à sa paroisse.
L’unité des forces souverainistes n’est pas ce qu’elle était en ’94-’95 – non seulement il y a l’Autre Bord(tm) à rejoindre mais il y a aussi les guerres d’ego à écraser à l’intérieur même du mouvement. C’est une guerre à deux fronts. Texte simpliste et titre trompeur (ce n’est pas autant de la « confusion » que de l’éparpillement) mais le paragraphe cité plus haut à au moins le mérite de cerner une partie du problème.


