Nous reproduisons ici le billet de Jean-Roch Villemaire (initialement publié sur le site du Mouvement nationaliste révolutionnaire Québécoise), nouveau membre des Fils de la liberté, concernant l’attaque en règle dont il a été victime par Françoise David de Québec Solidaire. David et QS semblent incapables de concevoir que des gens, au Québec, puissent entretenir des idées qui ne relèvent pas de la gauche-caviar multiculturelle. Malheureusement pour eux, l’histoire du Québec démontre qu’un groupe politique comme Québec Solidaire est, en fait, une anomalie et non la norme. Il faudrait informer les gens de ce parti que le Québec existe à l’exterieur de Montréal.
Ce que QS n’a pas compris: dans un Québec souverain, il y aura des gouvernements de droite, d’autre de gauche… comme dans n’importe quel autre pays. C’est normal, c’est inévitable. Pour un parti souverainiste (à peine! La souveraineté occupe la 23e position dans le programme de QS), je trouve que QS perd un peu trop son temps à s’en prendre aux nationalistes qui ne voient pas le monde de la même manière obtue, politically-correct, qu’eux. Pendant ce temps, qui gagne vraiment dans cette guerre? Devinez:
Intéressant combat qui fait rage entre solidaires: Amir contre Françoise, antisionistes vs antixénophobes. Sur cette question là, cette question là seulement, j’appuie Françoise David! – Éric Duhaime
Voici donc le billet:
Dans un billet intitulé «L’appel au MNRQ : pour moi et pour Québec solidaire c’est non!» publié sur son blogue, Françoise David se couvre de ridicule avec des propos mensongers et diffamatoires qui font de ma personne et du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire Québécois (MNRQ) des militants d’«extrême-droite» aux idées «inspirées de l’idéologie nazie de l’Allemagne hitlérienne» qui puent «l’antisémitisme et le racisme». Après avoir été victime des vendettas fédéralistes des scribouilleurs à la solde de Paul Desmarais, je suis maintenant victime de l’ignorance de la présidente de Québec solidaire.
Françoise David a souvent reproché au Parti Québécois son monopole de la souveraineté, mais Québec solidaire lui a-t-il un monopole sur la solidarité? On abandonne une cause parce qu’un individu avec lequel nous sommes en désaccord sur d’autres éléments de son discours que celui concerné par la cause commune?
Que me reproche-t-elle dans les faits? De penser qu’«il est indispensable de fermer les frontières à l’immigration de masse».
Depuis quelques années, je mène une action avec ténacité pour la survie et surtout la renaissance de notre patrie. Je m’efforce d’alerter mes compatriotes sur les périls qui menacent l’existence même de notre nation. En dépit d’innombrables campagnes de mensonges et de calomnies, j’ai sans relâche dénoncé les menaces qui pesaient sur nos têtes, au premier rang desquelles l’immigration. Je dénonce les effets pervers qu’elle impose à notre nation non seulement dans le domaine de l’emploi, de la fiscalité, de l’insécurité, mais aussi et surtout, de façon plus insidieuse, dans le processus de déstabilisation de notre société, dans la modification même de sa nature profonde. Car il est clair, qu’en laissant entrer 1,5 millions de personnes en 25 ans, des dirigeants cyniques ou inconscients ont choisi de modifier tant le fond que la forme de notre société. L’ultra-libéralisme, le laxisme généralisé, l’abandon des valeurs, ont des conséquences tragiques aussi bien sur le plan économique que sur le plan moral : aggravation dramatique des déficits budgétaires, une société traumatisée effrayée face à son avenir, déboussolée, ayant perdu tout repère et toute perspective.
Cela ne fait de moi un raciste antisémite qui s’abreuve de l’idéologie nazie ! Si Mme David avait vraiment voulu se renseigner à mon sujet, elle aurait pu trouver facilement, dans ma page Facebook, dans le site Internet Vigile.net ainsi que dans l’édition papier du Droit du 24 octobre 2009, une lettre intitulée « Inacceptable vous-même ! », qui constitue ma réplique à un éditorial calomnieux écrit à mon sujet par Pierre Jury, un journaliste de Gesca. Elle aurait pu lire notamment le passage suivant, beaucoup plus révélateur de mes opinions que l’inquisition à laquelle elle s’est livrée :
« Alors, qu’est-ce que le nationalisme ? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumière des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe ; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous ? »
J’estime que Françoise David a maintenant l’obligation de réparer le tort qu’elle m’a fait sinon je communiquerai avec elle par la bouche de mon avocat.
Jean-Roch Villemaire
P.S. Avec tout cela, nous n’avons pas parlé du fond : combattre le sionisme et appuyer le peuple palestinien par la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Rendez-vous samedi devant Le Marcheur !