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Épisode 98 – Justin Trudeau et attentat à Boston

Par Vincent Leclerc, 19 avril 2013 11 h 37 min

Cette semaine, festival des coups d’état, de l’apologisme Trudeau-iste de père en fils au Québec jusqu’à la contestation électorale au Vénézuela, de la marche des 65 ans de la création d’Isräel et de l’attentat à la bombe à Boston. En prime, les liens PQ-PKP, le P-6, controverse à la SNCF et plein d’autres acronymes de même.

L’épisode a été enregistré au Musée de l’Absurde le 18 avril 2013.


Épisode 98 sur douteux.tv

 

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À venir.

Épisode 97 – Coup d’état canadien, sionisme au PQ et Margaret Thatcher

Par Vincent Leclerc, 12 avril 2013 12 h 38 min

Cette semaine, les Fils de la Liberté discutent de la nomination de Sylvain Simard à la SAQ, de Jean-François Lisée qui démontre son enthousiasme envers le sionisme, de Ian Lafrenière qui aurait reçu d’autres « menaces de mort », de la résistance qui s’organise envers le règlement P-6, du coup d’état orchestré lors du rapatriement constitutionnel et ils mentionnent le Bitcoin, cette monnaie virtuelle, dont le crash a été prédit 24 heures à l’avance par Ianik Marcil.

L’émission a été enregistré en direct du Musée de l’absurde le jeudi 11 avril 2013.


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Sources et documentation

À venir.

 

Logiciel libre versus propriétaire : un choix de société

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 19 mars 2013 13 h 07 min

Le double discours péquiste

Le Parti Québécois a encore une fois perdu une belle occasion de démontrer du leadership et de l’innovation dans le secteur des technologies de l’information. En adoptant aujourd’hui, via un décret parlementaire, la mise à niveau et le renouvellement de licences propriétaires sur l’ensemble des postes de travail dans la fonction publique québécoise, le gouvernement démontre un flagrant manque de vision politique et d’audace. La Presse canadienne rapporte :

Le gouvernement du Québec annoncera mardi la création d’un «centre d’expertise» en logiciel libre, mais s’apprête tout de même à adopter un nouveau décret qui lui permettra d’accorder sans appel d’offres à Microsoft le contrat de mise à niveau des centaines de milliers d’ordinateurs de l’État.

Québec invoquera encore une fois l’«urgence», puisque le soutien technique du système d’exploitation Windows XP et de la suite bureautique Office 2003 prendra fin le 8 avril 2014.

Or, en mars 2012, alors dans les banquettes de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, le PQ avait une position assez différente face aux Libéraux :

Le renouvellement de 738 000 ordinateurs personnels dans l’administration publique québécoise est l’occasion rêvée pour le gouvernement de «réduire sa dépendance à Microsoft» et de réaliser d’énormes économies grâce au logiciel libre, estime l’opposition péquiste à l’Assemblée nationale.

Maintenant, le PQ y va de très timides pas vers l’avant :

Dans l’espoir de mieux faire passer la pilule, le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, s’engagera à mettre sur pied un « centre d’expertise » regroupant une vingtaine de personnes afin de sensibiliser les hauts fonctionnaires aux avantages du logiciel libre, a appris La Presse Canadienne. Le ministre annoncera également des « projets pilotes » où l’on favorisera le logiciel libre.

La fonction publique est une entité conservatrice dans son fonctionnement; rien n’indique qu’un tel centre d’expertise – minime dans sa forme et ses pouvoirs – pourrait être autre chose qu’un simple comité qui se contentera d’écrire un rapport au bout de quelques années, rapport qui sera invariablement tabletté et relegué aux oubliettes lors d’un inévitable changement de gouvernement à Québec.

Pourquoi le logiciel libre?

L’« open source » permet une configuration, un développement et un déploiement des applications qui s’appuie sur une communauté de programmeurs à l’international. Le code source des logiciels est disponible pour tous. La collaboration est totale et le meilleur modèle de programmation remporte la palme par défaut car celui-ci passe invariablement en revue par les gens impliqués dans le développement applicatif. Les logiciels sont variés, de bonne qualité et ceux-ci disposent d’une base importante de techniciens de support ayant passée l’épreuve du temps. Le code est plus sécuritaire et le temps de déploiement des mise à niveau est réduit considérablement puisque la base de codeurs disponibles est importante. Le tout est légitimé via des formations et des certifications reconnues.

Dans le modèle propriétaire – modèle utilisé par Microsoft qui garde son code fermé et qui vend ses applications à fort coût, en plus de charger pour des licences d’utilisation – l’acheteur devient esclave du monopole que la compagnie exerce sur ses produits. Souvent, seule une petite équipe est affectée à la programme et à la mise à niveau d’un logiciel, ce qui augmente sensiblement le temps de déploiement des « patches » qui, en contre-coup, augmente les risques de sécurité associés à l’utilisation des logiciels propriétaires en question. Conceptuellement, ce modèle désavantage considérablement les clients et les utilisateurs puisque l’utilisation légale – et souvent l’utilisation tout-court – d’un tel programme est entièrement dépendante de la durée de la licence de celui-ci. L’implication personnelle est non-seulement découragée mais devient alors impossible.

Un problème d’envergure dans la direction prise par le Parti Québécois (qui est en fait une décision inscrite dans une logique initiée par le Parti Libéral du Québec) est bien sûr celle des coûts faramineux associés à l’utilisation d’un code fermé. Voici la répartition des coûts d’un tel changement dans la continuité :

En comptant environ 2000 $ pour chacun des quelque 700 000 postes de travail de l’État, il pourrait en coûter au bas mot 1,4 milliard de dollars à Québec pour passer à Windows 7 et à Office 2010. Selon un document du gouvernement obtenu l’an dernier par le quotidien La Presse, 10 % de la somme ira au matériel, 19 % à Microsoft pour les licences et 71 % au soutien technique et à la formation.

Le renouvellement des licences propriétaires est en fait un chèque envoyé directement à Redmond pour la modique somme de 266 millions de dollars! Dans une ère d’austérité économique, il s’agit d’une économie significative… l’état a-t-il le luxe de l’ignorer?

Au delà de la logique comptable : une vision émancipatrice de la société

Le logiciel libre, l' "open source"

Les logiciels jouent un rôle crucial dans l’accès à l’information et dans le savoir publique. L’ « open source » est le fer de lance dans le mouvement des gouvernements ouverts, dans la transparence de la res publica ainsi que du développement technologique non-restrictif. L’approche communautaire que représente les logiciels ouverts favorise la compétition saine, la non-discrimination des standards informatique ainsi qu’une approche pédagogique et populaire vers la démocratisation des outils en technologie de l’information. De plus, les coûts engendrés par les licences propriétaires représentent un tel montant que s’ils venaient à être abolis par un virage vers le logiciel libre, les économies ainsi réalisées pourraient être réinvesties plus intelligemment : une très grosse partie de l’instauration de la gratuité scolaire de la maternelle jusqu’à l’université, par exemple, serait ainsi défrayée. Ce n’est pas rien!

Face à une méfiance généralisée de la population vis-à-vis l’appareil étatique, une ouverture (pour ne pas faire de jeu de mot douteux) face à l’« open source » deviendrait alors un moyen et un outil pour l’état de redorer son blason de légitimité en plus d’ouvrir la porte vers une société plus ouverte, disposant d’outils solides et d’une communauté dédiée et talentueuse pour détacher le Québec de sa dépendance face à des multinationales étrangères.

Encore faut-il un certain courage politique pour prendre ce virage.

Jean-Philippe Décarie-Mathieu
Informaticien et fier développeur, administrateur, utilisateur et promoteur de l’« open source » depuis plus de 15 ans.

De la nécessité du PQ bashing

Par Vincent Leclerc, 23 février 2013 15 h 00 min

Jules Falardeau mentionnait au dernier épisode la trop grande importance accordée au PQ bashing plutôt qu’au bashage d’Ottawa. Et là, au moins une personne a mentionné qu’il était d’accord… avant de nous avouer LA solution pour sauver le PQ: changer de chef. Il n’en fallait pas plus pour que je transforme mon insomnie en un temps semi-productif avec mon premier emboîtage de mots l’un par derrière l’autre pour les Fils.

Depuis 17 ans, on a entendu et réentendu cet argument pour Bouchard, Landry, Boisclair et Marois. Certains péquistes, éternellement déçus, mais jamais assez pour allumer, SAVENT que le PQ ira mieux le jour où X sera remplacé par Y. Ils savent que le PQ ira mieux… plus tard… dans certaines conditions… avec le vent dans l’dos… pis toute. Et quand ils auront vu passer Gilles Duceppe, Jean-François Lisée, Bernard Drainville, Yves-François Blanchet, Léo Bureau-Blouin (pis j’espère de tout cœur qu’ils descendront aussi creux) et j’en passe, certains croiront encore qu’un changement de leader est LA solution pour sauver le PQ… Ciboire, ça va vous prendre quoi pour vous réveiller?

Si on appliquait la logique qui veut «que le PQ est LE véhicule pour l’indépendance, car historiquement il l’a toujours été» sur une plus longue période de temps, ben ça serait le parti libéral qu’on considérerait comme la seule voie viable vers l’indépendance, car c’est le descendant direct du parti patriote. Pourtant, est-ce quelqu’un ici doute du fédéralisme crasse du PLQ? Non, pourquoi? Parce qu’avec le temps, les partis politiques, tous comme les gens, changent et le PQ d’aujourd’hui n’est plus un parti indépendantiste. Point!

Maintenant, Jules apporte un excellent point. Les décisions au Canada, ultimement, se prennent à Ottawa et on doit rester attentifs aux multiples méthodes qu’ils emploient pour nous agrandir le sphincter. Et pourquoi c’est notre travail à chacun en tant que militant? Car le gouvernement du Québec, supposément indépendantiste, ÉCHOUE SYSTÉMATIQUEMENT à prendre les opportunités qu’Ottawa lui offre sur un plateau d’argent de faire la promotion et la pédagogie de l’indépendance. Et ce n’est pas symptomatique d’un gouvernement minoritaire puisqu’il en est de même depuis l’arrivée de Lucien Bouchard. On l’a constaté à deux reprises dans notre histoire moderne, le Québec est bien souvent à une crise politique de se séparer. C’est arrivé en 1990 avec l’échec de l’accord du Lac Meech et en 2005 avec le scandale des commandites. Les appuis au projet indépendantiste avaient largement dépassé les 50%. Si ça prend juste une crise, BEN PROVOQUONS-LA TABARNAQUE. Provoquons-en 10, des crises. Martelons le message qu’on se fait voler à chaque occasion qui se présente. On serait plus riche en tant que peuple si on était un pays, point. Là-dessus, je suis 100% d’accord avec Jules. Soyons les vecteurs de la pédagogie indépendantiste et non pas juste les rapporteurs de l’échec de ceux qui étaient supposés l’être au départ.

Mais c’est bien de se rappeler pareil une fois de temps en temps (et même souvent) qu’on a élu un gouvernement de faibles qui contribue également à tester les limites de l’élasticité de notre rectum collectif. En effet, le branding « parti québécois » endort plusieurs québécois et leur a même valu le sobriquet de « péquisss » avec une emphase sur le « isss » pour souligner le fait à un moment donnée, ces gens « tiltent » en bon français et passent d’êtres humains à porte-parole du parti. Ils transforment le temps et l’énergie qu’ils consacraient auparavant à mobiliser et tenter de convaincre les gens du bien fondé de l’indépendance en une série de circonlocutions pour excuser les décisions qui se prennent au-dessus d’eux et essayer de nous (se) convaincre que le parti sait ce qui est bon pour nous. Pour eux, un chemin sinueux qui prend de multiples détours au milieu de la jungle avec de la brume est le MEILLEUR moyen d’y arriver.

    1. Aller téter des dirigeants de corporations à Davos.
    2. Se faire recevoir comme d’la marde par le premier ministre écossais.
    3. Financer un vidéoclip « bilingue » qui fait la promotion du fédéralisme.
    4. Bilinguiser la STM.
    5. etc.
  1. ???
  2. Indépendance.

Rapatrier l’assurance-emploi, ça vous tente pas? Ça serait un excellent geste de rupture qui serait d’actualité. Ok, ça veut dire qu’on passerait d’un système assez à jour (genre qui utilise des ordinateurs et l’internet) à un système où tu ne peux même pas demander à ce qu’on t’envoie des messages par courriel, mais on aurait la chance d’en recevoir à nouveau , de l’assurance-emploi!

Mais là, d’aucuns me diront : « Vincent, ce ne sont pas tous des imbéciles, les péquistes sont des indépendantistes comme les autres. » Cher interlocuteur hypothétique, je ne doute pas de leur bonne foi. Mais c’est justement ce qu’ils ont en trop, la foi. La foi que Marois nous donnera un pays, la foi que la souveraineté arrivera d’un seul coup, durant le Grand Soir ou encore la foi qu’avec un autre chef, ça sera mieux. Toute cette foi me fait vomir de la bile. Ba dum tss! Et les congrès du parti servent justement de grand-messe où le curé nous promet le paradis en échange de fermer nos yeules et d’être patient un an de plus. Au dernier congrès, Drainville nous avait promis quelque chose DE GRANDIOSE avec de la souveraineté pis des nouveaux arguments (genre, ceux qu’Aussant répète ad nauseam, mais en plus flous) mur à mur pendant un an… Bref, jusqu’au prochain congrès. Mais où est-elle cette orgie d’émancipation du fleurdelisé? Après quelques semaines, il n’y a rien. J’entends déjà les péquisss me dire « oui, mais il y a encore 11 mois à cette année. » Ah! Ta yeule, tu m’énarves, voix dans ma tête! Ce qui s’est passé, c’est qu’on a acheté le silence des militants du parti avec de belles paroles. Je crois que c’est plus pathétique qu’au PLQ, où au moins on achète le silence sur les failles abyssales du fédéralisme avec de l’argent! Mais c’est simplement le dernier hochet qu’on a tendu aux militants péquistes dans une très longue série de bébelles à militant. Des exemples?

  • Les référendums d’initiatives populaires, où apparemment SEULEMENT 850 000 signatures sur une pétition seraient nécessaires pour enclencher le processus référendaire. Je tiens à rappeler que la pétition pour obliger Jean Charest a démissionné a obtenu un peu plus de 250 000 noms et que c’était énorme comme nombre. Du jamais vu! Fa qu’avec ton 850 000, dis-le si ça te tente pas qu’on soit un pays, là. Anyway, Marois a rejeté l’idée durant la campagne électorale.
  • La gouvernance souverainiste est un terme emprunté à des militants puis déformé par Marois pour le rendre synonyme d’autonomisme. Je répète, la gouvernance souverainiste à Marois, c’est d’être « très autonomiste ». Ok, je vais prendre mon temps parce que ça risque d’être un choc pour plusieurs. L’autonomisme implique de rester à l’intérieur du Canada. Et peut-être n’est-ce pas évident à comprendre mais rester à l’intérieur du Canada et en sortir sont deux situations mutuellement exclusives. Marois n’est pas indépendantiste. Pis en plus, elle a même reculé là-dessus, pour cause de première ministre qui ne met pas ses ovaires, oh pardon, qui a un gouvernement minoritaire.
  • Attendre le moment opportun, qui avait au départ la noble intention de saisir la balle au bond lors d’une crise politique. Ça aurait été bien si ça avait été plutôt « provoquer » le moment opportun. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. On ne construit un pays en attendant sagement dans son coin.

Bref, à chaque année, on a droit à de nouvelles promesses creuses qui, au final, font perdre des milliers d’heures de productivité militante et pendant ce temps, les fédéralistes québécois ont le vent dans les voiles et n’ont même pas à concocter un seul argument pour défendre le Canada. Ils n’ont qu’à prendre les arguments indépendantistes et changer le « malgré le Canada » par « grâce au Canada ».

Pour finir, parce que calice que je veux aller me coucher, ça serait drôle si Raymond Bachand deviendrait chef du PLQ, car on aurait tous des chefs de partis à l’Assemblée nationale qui ont un jour au l’autre prétendu être souverainiste et on aura jamais été aussi loin d’avoir un pays. Ciboire.

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