Articles taggés :Pierre-Marc Johnson

Épisode 48 – Détournement, « République » et l’accord Canada-UE de Pierre-Marc Johnson

Par JP, 3 novembre 2011 15 h 21 min

Détournement

La 48e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la marche de Cap sur l’indépendance cooptée par les politiciens professionnels, notre critique du documentaire « République » et des nouvelles de Pierre-Marc Johnson et son projet d’accord Canada-Union Européenne.

L’émission a été enregistrée lundi le 31 octobre 2011.

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Curzi, Aussant, Lapointe & Khadir sonnent l’alarme au sujet de l’accord Canada-Union Européenne

Par Simon, 5 octobre 2011 17 h 16 min

Pierre Curzi, député de Borduas – Assemblée nationale du Québec – 5 octobre 2011

Accord économique et commercial global Canada-Europe: quelles sont les conséquences réelles pour le Québec?

Les députés indépendants Jean-Martin Aussant (Nicolet-Yamaska), Pierre Curzi (Borduas) et Lisette Lapointe (Crémazie) ont rencontré la presse aujourd’hui afin de faire le point sur les négociations entourant l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Europe. Une motion sera déposée et débattue par les trois députés à l’Assemblée nationale afin de s’assurer que le Québec voit ses intérêts protégés.

«Bien que le Québec soit très ouvert aux échanges internationaux, nous ne connaissons pas le contenu de cet accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe. Il liera toutefois automatiquement le Québec en tant que province du Canada. Or, Pierre Marc Johnson, observateur pour le Québec à ces négociations, nous annonce que l’accord devrait se conclure avant la fin 2011. Est-ce à dire que nous serons placés devant un fait accompli? », s’est questionné Jean-Martin Aussant.

«Cet accord touchera de nombreux champs de compétences du Québec. Il y a lieu de s’inquiéter du secret qui entoure son contenu et surtout des conséquences concrètes pour le Québec. Les parlementaires québécois doivent connaître et approuver le contenu de l’accord avant qu’il ne soit adopté », a poursuivi Lisette Lapointe.

«L’entente de libéralisation pourrait toucher les ressources naturelles, dont l’eau, la culture, les sociétés d’État et les marchés publics. Les inquiétudes prennent forme dans l’obscurité. Il faut, de toute urgence, faire la lumière et s’assurer que les citoyens du Québec sont informés d’un accord négocié en leur nom », a conclu Pierre Curzi.

Accord Canada-Europe: le prix des médicaments pourrait augmenter

Par Fred, 17 février 2011 22 h 59 min

Comme c’est le cas avec d’autres traités de soit-disant libre-échange, c’est les citoyens que nous sommes qui allons casquer si nous laissons faire ça:

Médicaments génériques : céder aux demandes de l’UE coûterait 2,8 G$

L’Association canadienne du médicament générique fourbit ses armes face à une demande de l’Union européenne d’accroître la protection des médicaments brevetés, affirmant que céder à une telle demande pourrait coûter 2,8 milliards $ au Canada, dont 785 millions $ au Québec.

Pour se donner des munitions, l’association du médicament générique a commandé une étude afin d’évaluer les répercussions des trois demandes formulées par l’Union européenne dans sa négociation avec le Canada pour un accord de libre-échange.[...]« 

Merci, Pierre-Marc!

Épisode 24 – Revue 2010 et modifications climatiques

Par JP, 16 janvier 2011 20 h 33 min

La 24e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: revue de l’année 2010, prédictions 2011, remise des prix Patriote et Traître de l’année et notre dossier sur les chemtrails/modifications climatiques.

L’émission a été enregistrée le lundi le 10 janvier 2011.

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Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.

Le tentaculaire Pierre Marc Johnson, une menace pour la culture?

Par Fred, 9 novembre 2010 23 h 27 min

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C’est une blague! En fait pas tout à fait… ce monsieur qui est négociateur pour le Québec en vue d’un accord de soi-disant libre-échange  avec l’Europe, celui-la même qui signait un document demandant une plus grande intégration des USA-Canada-Mexique, s’est dit surpris des demandes européennes visant à demander des concessions à propos de la protection culturelle ce que ne contenait même pas l’ALÉNA! Peut-on vraiment se fier à lui pour défendre les intérêts du Québec face à un minsitre fédéral qui dit des niaiseries comme, «Le risque d’être submergé par la culture, les films, la musique et les émissions de télévision américains est très différent du risque d’être envahi par une mer de livres et d’émissions de télévision lettons» ou face à des pays européens voulant nous envahir culturellement ou qui demande d’inclure des domaines comme les infrastructures municipales et provinciales qui ne sont pas non plus comprises dans l’ALÉNA?

« La question qui suscite le plus les passions est la demande ferme de l’UE d’obtenir pour les entreprises de son territoire un large accès aux contrats accordés par les provinces et les municipalités canadiennes. »

Pourquoi devrait-on s’abaisser autant pour faire encore plus d’affaires avec l’Europe? Ce traité est contesté ici mais il l’est aussi en Europe! Des gens des deux côtés de l’Atlantique ont d’ailleurs signé une lettre dénonçant cet accord, en voici un extrait:

Alors que la crise affecte toujours les populations, nos gouvernements persistent à vouloir imposer en catimini des règles de droit politiquement antidémocratiques et néfastes pour l’économie.

Comme d’habitude, ce traité est négocié en secret et on sera encore mis face aux résultats à la fin… il me semble qu’on pourrait en entendre plus parler des ces négociations car ce semble être encore un pas de plus vers un gouvernement mondial et y a pas grands mondes dans les médias pour nous mettre ça en perspective… mais comment se surprendre quand plusieurs gens des médias sont invités au Bilderberg, y a que les journalistes indépendants et les blogueurs pour remettre ces choses en perspective! Souhaitons que plusieurs personnes en parlent de cet accord et que les gens se mobilisent contre ce qui semble vraiment être un marché de dupe! Il faudrait aussi demander à nos dirigeants, est-ce que ça vaut la peine de monnayer notre souveraineté pour une part de marché?

Propos et confidences de Pierre-Marc Johnson

Par Simon, 18 octobre 2010 13 h 05 min
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13 octobre 2010
Claude Vaillancourt

Pierre-Marc Johnson a été reçu à la Commission des institutions le 6 octobre dernier. En tant que négociateur en chef du Québec de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AÉCG), il a dû répondre à une enfilade de questions de la part de députés de différents partis. Pendant toute la séance, il a oscillé entre la franchise plus que contenue et la pure langue de bois. Et il a laissé les auditeurs perplexes.

Louise Beaudoin, du Parti québécois, a rapidement abordé l’un des aspects les plus inquiétants de l’accord : le déficit démocratique dans lequel il se négocie. Elle s’est même vu refuser les principaux documents, essentiels selon elle pour savoir «de quoi on parle».

Johnson lui a rappelé que le manque de transparence fait partie intégrante du mode de négociation d’un accord. Il s’agit d’une «tradition», selon lui. Les textes ne sont pas définitifs et certains passages seraient des «ballons» pour tester les réactions des autres négociateurs.

Tout cela montre bien la curieuse schizophrénie dans laquelle se fabriquent les accords commerciaux. Le petit monde des négociateurs est bel et bien autarcique. Ceux-ci n’ont pas de comptes à rendre à qui que ce soit, et dans un jeu de poker, ils balancent des secteurs de l’économie pour le bien de tous, en espérant — nous l’avons vu à diverses occasions — que quelques-unes de leurs petites manigances contre des droits acquis ne soient pas découvertes par des détracteurs, dans les quelques milliers de pages de l’entente.

Parce que Pierre-Marc Johnson l’a bien dit, à propos du Canada et de l’Union européenne : «Ils vont s’engager, y compris les provinces, à modifier leur législation pour faciliter ça, puis ensuite ils vont négocier 2 000 pages d’exceptions aux deux premiers principes. C’est ça qu’on est en train de faire».

Et comme il s’agit en plus d’une entente à l’aspect «extraordinairement technique», on comprend très bien dans quoi nous engageront les négociateurs : à adopter en bloc un texte que personne n’aura lu et n’aura compris, selon le principe que cet accord a été conçu pour notre bien.

Cacher un contenu essentiel, avec de graves conséquences, sous une tonne de mots et un charabia incompréhensible est aussi une part importante du déficit démocratique qui rend l’AÉCG suspect.

Louise Beaudoin s’est étonnée que les négociations se déroulent en anglais et que les documents qui nous sont parvenus — essentiellement une ébauche de l’accord datant de janvier 2010 et diffusée par la société civile — se lisent uniquement dans la langue de Shakespeare (ou plutôt d’un ersatz hautement technocratique de celle-ci).

Si l’anglais est la langue choisie, a répondu Johnson, c’est que les Européens l’ont imposée. On admire ici la fermeté de nos négociateurs, qui n’arrivent même pas à dialoguer dans une des deux langues officielles du pays — le français — parlée en sus dans l’un des plus importants pays européens. Et on peut se demander à quel point on peut faire confiance à des négociateurs aussi dociles et complaisants.

***

Les circonlocutions du négociateur en chef — il a lui-même admis user de «langue de bois» — ne l’ont pas empêché d’aborder certains sujets essentiels. Comme les marchés publics, qui sont l’une des principales cibles des Européens.

Ces marchés, nous rappelle Johnson, c’est 11,9 milliards de dollars par année. Pourquoi alors laisser tous ces beaux dollars à des entreprises québécoises et ne pas en distribuer largement à nos amis européens?

En échange, nous dit-on, nos entreprises auront accès à un immense territoire de 500 millions d’habitants et à leurs marchés publics. Il faut toutefois avouer que le combat sera inégal. Les compagnies européennes sont les plus performantes dans ce secteur. Pour quelques gains, il y aura de nombreuses pertes. Et nos gouvernements se seront privés au passage d’un excellent levier pour stimuler l’économie locale.

Sans être la cible de négociations directes, nos monopoles d’État sont aussi l’objet de préoccupations. D’abord, parce que «tous les monopoles dans le monde entier agacent ceux qui négocient des accords de libre-échange.»

Aussi, parce que les Européens, eux, ont su les éliminer. L’énergie, la poste, les transports, les autoroutes, les télécommunications, de monopoles d’État et de services publics qu’ils étaient, sont aujourd’hui des sociétés avec actionnaires en quête de nouveaux marchés.

En conséquence, la qualité des services a souvent diminué et les États se privent de précieux revenus, qui auraient particulièrement été bénéfiques en ces temps d’austérité. Pierre-Marc Johnson nous dit cependant que grâce à la concurrence, on peut offrir des meilleurs prix en fin de course aux consommateurs.

Erreur : dans le cas de l’électricité, par exemple, l’ouverture du secteur à la concurrence a causé des augmentations allant de 20 à 77% dans les différents pays européens, sur une période de cinq ans, selon l’Observatoire international des coûts énergétiques.

Certes, dans la plupart des secteurs, comme celui de l’alcool, «les Européens ne semblent pas vouloir se substituer au monopole qu’il y a au Canada.» Tant et aussi longtemps que se maintiendra un rapport de force : les Québécois ont montré à diverses reprises à quel point ils tiennent à préserver ces secteurs sous le contrôle de l’État. Il faut cependant se rappeler que ce n’est pas le choix des Européens et que ceux-ci ne cesseront jamais complètement de les convoiter.

***

Pierre-Marc Johnson a toutefois su montrer qu’il arrive aux négociateurs de sortir de leur bulle et de rester sensibles aux pressions de groupes bien organisés. Selon lui, par exemple, le gouvernement du Québec « défend le système de gestion de l’offre, et le monde agricole québécois n’a pas à s’inquiéter».

Ce système, rappelons-le, permet de protéger les secteurs de la volaille et des produits laitiers. Il est défendu avec acharnement par l’Union des producteurs agricoles qui a sur le rendre intouchable. Johnson rappelle qu’en échange, les Européens pourront garder leur «56 milliards d’euros de subventions au monde agricole de la part de la Commission européenne».

La culture aussi semble pouvoir reprendre son souffle. Pourtant, dans une lettre publiée dans La Presse du 24 septembre, le sénateur Francis Fox soulignait que le Canada « a proposé d’inclure dans cet accord une clause d’exemption culturelle qui spécifie que l’accord ne s’applique pas à une variété d’activités des industries culturelles: l’édition, la presse écrite (journaux et magazines), l’enregistrement sonore et la musique en feuilles, le cinéma et la radiodiffusion».

Johnson réplique: « Il n’est pas question de soumettre le monde de l’édition, le monde de l’audiovisuel, qui sont des lieux d’expression extrêmement importants pour la culture, à l’accord commercial lui-même.» Qui doit-on croire? Il faut souligner ici que la Coalition pour la diversité culturelle fait un excellent travail de vigilance à ce sujet.

Autre surprise : «il n’est pas question de privatisation des réseaux de distribution d’eau dans cette négociation». Se pourrait-il que la lutte de nombreuses organisations, lors des négociations de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) à l’OMC, aient porté fruit et que leurs revendications se soient transposées dans les négociations de l’AÉCG (que Johnson préfère nommer de son nom anglais CETA)?

Il faut dire cependant que cette affirmation de Johnson est contredite par ce que l’on trouve dans l’esquisse de l’accord, selon laquelle l’Europe a fait un demande de couverture de «toutes les entités qui offrent ou exploitent des réseaux fixes», y compris «la distribution d’eau potable».

Malgré ces quelques propos rassurants, Pierre-Marc Johnson n’est pas parvenu à effacer les inquiétudes manifestées par divers représentants de la société civile. Tout ce qu’il a défendu tiendra-t-il lorsque l’accord sera bouclé?

Que doit-on attendre d’un accord négocié en secret, au bénéfice de la seule classe des affaires, sans que personne d’autre ne soit consulté? Qu’en est-il des questions qui n’ont pas été abordées : les OGM, la présence d’un chapitre sur l’investissement, le respect des conditions de travail?

Cet accord risque donc de ressembler à ses prédécesseurs : une entente pour la grande entreprise, provoquant l’affaiblissement de la démocratie et des plusieurs protections sociales. Mais avec une portée encore plus grande. Pour cette raison, il ne faut pas cesser de le tenir à l’œil.

Épisode 13 – Les méchants extraterrestres et les différences ethno-culturelles réelles

Par JP, 29 avril 2010 12 h 26 min

La treizième émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine : les vilains extraterrestes qui pourrait nous vouloir du mal (si ils existent), les différences ethno-culturelles bien réelles (au dela du politically correct) pour ce qui est des groupes sanguins et des maladies et la conférence du sociologue Mathieu Bock-Côté, « les six ruses du multi-culturalisme ». Voir cette note.

L’émission a été enregistrée le mardi 27 avril 2010.

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Épisode 10 – Gilles Duceppe et l’intégration continentale, la mafia syndicale et l’American Action Network

Par JP, 18 mars 2010 10 h 47 min

Le dixième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine : Simon analyse un texte d’opinion pro-continentaliste de Gilles Duceppe, Mathieu parle de la mafia syndicale au Québec dans le contexte récent du scandale FTQ-Construction sur la Côte Nord et JP parle d’un nouveau think thank méconnu, l’American Action Network.

L’émission a été enregistrée le lundi 15 mars 2010.

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