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Les Smithers de Pauline

Par Christian Bergevin, 8 juin 2011 23 h 48 min

Pauline et Smithers

On entend depuis hier, un certain nombre d’appuis de la tête du P.Q. dont surtout une entrevue téléphonique avec le SMITHERS de service de la cheffe, et de ses prédécesseurs, un certain Jonathan Valois.

À tous les dénigreurs des démissionnaires ou qui s’amusent depuis près de 15 ans à dépeindre les mécontents de « caribous » ou de « purs-et-durs » et quoi encore, je vous demanderais simplement de réfléchir à ce qui suit;

Premièrement; depuis 15 ans, la souveraineté est en suspend (n’allez pas me dire le contraire quand-même) et les sondages démontrent clairement bon an mal an, que l’appui à la souveraineté est au dessus de l’appui au P.Q. de façon très nette.

Deuxièmement; depuis 15 ans, les seuls qui parlent de souveraineté sont les fédéralistes qui la dénoncent sans que le projet n’ait de défenseurs, sinon, les militants que les péquistes s’empressent de suite à qualifier de quasi-terroristes ou d’extrémistes, comme le RRQ. parce que ces derniers empêchent un party d’arrogance sur la mémoire de la défaite des plaines d’Abraham, ou parce qu’ils forcent le Prince Charles à passer par la porte des rats pour entrer dans le régiment des Black Watch.

Troisièmement; comment vous allez me faire croire qu’une cheffe qui ne veux pas ou ne sais pas comment promouvoir la souveraineté va faire votre Ô combien indispensable référendum (si on tient pas compte que sans Claude Morin on en serait pas là) et qu’elle peut de façon crédible, nous convaincre de la suivre dans une élection où les sondages en sa faveur lui accordent tout au plus 31% et maintenant en baisse à 26%?

Une élection peut être possible avec 30% si le reste du vote est morcelé en 3 ou 4 partis qui se partagent le reste de la tarte, mais dans un référendum c’est 50%+1 que ça prend, alors dites moi que je rêve quand je vois les militants du P.Q. qui me disent que Pauline Marois est celle qui va mener le Québec à la souveraineté. Comment elle pourrait y arriver, quand elle est incapable de battre le P.L.Q. qui sort de 3 mandats désastreux?

Alors on va encore se faire traiter d’éternels chiâleux, comme quand on mettait en garde les membres de pas voter pour Boisclair de peur de voir le P.Q. ne pas être opposition officielle, et devinez quoi? On avait raison.  Dans un sondage « CROP La Presse » rapporté ici par Canoé, on y lit que 82% de la population veulent que le P.Q. se comporte en bon gouvernement au lieu de faire la souveraineté et que chez les péquistes, c’est 71% des membres qui sont du même avis (n’oubliez pas que depuis ’95 la pente est encore plus difficile à remonter avec l’immigration massive qui débarque à chaque année) Alors que depuis le Bouchardisme, toujours en vigueur « Hé oui, ne me dites pas le contraire c’est juste les mots qui changent, mais dans les faits, on est en mode tournage de pouce » la pseudo élite péquiste ne fait rien pour faire avancer la cause chez la population.

On y lit aussi que les deux tiers des répondants (62 %) croient que Pauline Marois devrait démissionner de son poste de chef du P.Q., mais seulement 35 % électeurs péquistes partagent cette opinion. (Ça, ça m’étonne, la population donne un conseil pertinent aux péquistes pour une fois, mais les membres-moutons-marionettes, vont pousser leur chance jusqu’à ce qu’il perdent encore la prochaine élection qui va venir plus vite que vous pensez, et le P.L.Q. va être réélu).

On dit aussi (tel que rapporté par le site Canoé, que si Mme Marois prenait une telle décision, 66 % des électeurs péquistes estiment que Gilles Duceppe serait son remplaçant le plus adéquat, bien que 36 % des électeurs en général croient la même chose.

Quand je pense que les Bloquistes me dénoncaient pour dépeindre Gilles Duceppe comme un collabo qui s’est écarté les fesses pour le père de la loi sur la clarté en la personne de Stéphane Dion quand il s’est associé à lui dans la coalition FÉDÉRALISTE en compagnie du N.D.P. durant la dernière campagne au fédéral.  Les péquistes sont donc prêts à prendre ce même Gilles Duceppe qui servait à pratiquement rien d’autre qu’à encaisser ses chèques de paye. Les membres croyaient que je disais n’importe quoi, mais la débarque du Bloc a été encore plus impressionnante que je ne le prévoyais.   La vague orange n’est donc qu’un vote contestateire, les gens en ont soupé des tergiversations, d’appuyer aveuglément des partis qui ne se souviennent qu’il sont là pour défendre la souveraineté qu’une semaine par mandat, en ressortant Jacques Parizeau pour leur sauver les fesse après des années de laxisme, de trahison, et de virage gauchiste ayant oublié les salopperies de leur nouveaux amis qui sont responsable du scandal des commandites.   Et pour revenir au P.Q., la population donc est plus souverainiste que péquiste, ce qui confirme que le P.Q. ne peut monopoliser le projet, mais dans les faits, il exerce une répression idéologique sur quiconque s’aventure à en parler sans que ce soit dans les mots exacts timidements prescrits par le P.Q.

Mais cette même population en a assez d’être tenu en otage par des gens qui se servent de NOTRE cause, au lieu de réallement la servir.

Se pourrait-il ici que dans les faits, les contestataires et les démissionnaires du P.Q. soient plus en accord avec la population du Québec que Mme Marois elle-même? (ce qui me fais d’autant plus réfléchir à ce que je vous disais plus haut, soit que la souveraineté est plus populaire que le P.Q. dans pratiquement tous les sondages depuis 15 ans. Ce qui confirme d’autant plus, que les péquistes sont complètement déconnectés de la réalité et les quelques Smithers qui sont autour de Pauline Marois sont soit aveugles, soit ils n’ont pas le même but que les indépendantistes.

Tiens, ça me fait tout à coup réfléchir à un certain nombres de faits troublants concernant le fameux entourage de Marois, comme par exemple la présence de H.K.D.P. qui sont aussi des conseillés de l’entourage des libéraux, du fait que les sbires de Marois aient magouillés pour empêcher un membre en règle et ancien candidat à la chefferie du P.Q. contre Marois du nom de Jean-Claude St-André reconnu comme un indépendantiste acharné de briguer une investiture dans l’Assomption pour le voir se faire remplacer par l’ancien chef du Parti vert, un « FÉDÉRALISTE » notoire du nom de Scott McKay, peu importe qu’il cache plus ou moins bien ses allégeances canadiennes aujourd’hui, et bien qu’elle n’y soit probablement officiellement pour rien, que son propre mari entretient des liens d’affaires très fédéralistes, et qu’elle a soudainement arrêté de parler de son fameux « nous » (souvenez-vous à ses débuts) dès que  la cie Iperception a eu des contrats avec Power corporation et que parmi les administrateurs d’Iperception on y retrouve M. Blanchet le mari de Pauline Marois, etc, etc, etc.

C’est donc pour ça qu’aujourd’hui, je me méfie de tous les Smithers qui sortent défendre Pauline Marois ces derniers jours.

J’ai toujours su que le P.Q. ne serait plus jamais réélu après l’affaire Michaud tant et aussi longtemps que TOUS ses membres ne se seraient pas excusés pour cette trahison, et cette humiliation infligée à Yves Michaud, mais je ne pensais pas que les plus indépendantistes se feraient encore blâmer pour cette prochaine débarque en règle.

Christian Bergevin

Épisode 34 – La politique du pire

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 12 mai 2011 14 h 39 min

La 34e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la politique du pire, que nous prônons depuis toujours, est finalement à nos portes. Aussi: les multiples morts de Oussama Ben Laden et le volet économique de la guerre en Libye.

L’émission a été enregistrée le lundi le 9 mai 2011.

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Épisode 25 – La capitulation Québécoise et la révolte étrangère

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 29 janvier 2011 17 h 28 min

La 25e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: pendant que les Québécois plient l’échine devant le gouvernement Charest, des peuples étrangers, comme les Tunisiens et les Ivoiriens, prennent les choses en main et se libèrent… mais y’a-t-il ingérence externe?

L’émission a été enregistrée le lundi le 24 janvier 2011.

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Épisode 22 – De la nécessité d’alimenter la haîne

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 7 décembre 2010 16 h 19 min

La 22e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine : la nécessité d’alimenter la haîne anti-souverainiste pour avoir un pays, la disparition de l’histoire du Québec à l’école et les mythes et la réalité derrière les « FEMA camps. »

Invités: André Forget et Christian Bergevin

L’émission a été enregistrée le lundi le 29 novembre 2010.

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Calomnie médiatique et guerres intestines

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 27 novembre 2010 19 h 29 min

Je reproduis ici la réponse ouverte de Jean-Roch Villemaire (un ancien Patriote de la semaine, le 28 octobre 2009) au journaliste du Devoir Antoine Robitaille et son article de salissage (« Lettre des «136» – Un signataire embarrassant pour Pauline Marois« ) au début du mois. Cette situation vaut la peine d’être mise en évidence puisque celle-ci démontre bien les techniques de désinformation et de character assassination utilisées par les médias de masse traditionnels ainsi que la bassesse des coups portés dans la « grande famille » souverainiste de soit-disant militants indépendantiste envers d’autres. Voici donc la lettre:

Dans un article publié le 4 novembre 2010, à propos de la lettre des «136», Le Devoir et le journaliste Antoine Robitaille me présentent comme un «signataire embarrassant pour Pauline Marois» et affirment erronément que je suis un «militant condamné pour vandalisme [qui] caresse des idées d’extrême droite». Permettez-moi de rétablir les faits: je n’ai jamais été condamné, je n’ai jamais commis d’actes de vandalisme et je ne caresse pas des idées d’extrême droite.

La justice m’a accordé une absolution inconditionnelle, ce qui est justement l’inverse d’une condamnation, après que j’eus enlevé une dizaine de pancartes électorales en anglais, à Gatineau, et que j’eus écrit «FLQ», «Québec libre» et «français» sur les vitres et l’enseigne du local des West Quebecers, une association qui fait la promotion de l’usage de l’anglais au Québec. Je n’ai ni détruit, ni mutilé gratuitement des œuvres d’art ou des équipements publics, comme le veut la définition du mot «vandalisme».

Compte tenu de l’inaction de l’État québécois devant les reculs du français, j’ai pris avec désintéressement la défense de mon peuple. Je suis coupable d’avoir écouté mon cœur et j’ai toujours assumé les conséquences de mes actes. Ainsi, j’ai accepté de verser 500 $ aux West Quebecers en guise de dédommagement pour le nettoyage de leurs vitres et le remplacement de leur enseigne, déjà marquée par d’autres graffiteurs avant moi. Contrairement à ce qu’affirme M. Robitaille, je n’ai pas été puni d’une amende.

Fidèles à leur orientation ultrafédéraliste, le journal Le Droit et le site Cyberpresse, de la société Gesca, m’ont forgé un personnage d’épouvante au moyen d’amalgames, de demi-vérités et de mensonges purs et simples. Dans leurs pages, je suis devenu intolérant, fasciste, xénophobe, antisémite, violent et, bien sûr, extrémiste. Une fois le personnage bien campé, il ne reste plus qu’à l’insérer au moment voulu dans la trame habituelle, qui vise à empêcher les Québécois de penser comme un peuple libre. Voici un exemple de déformation de mes propos par les journalistes du Droit.

Le 21 novembre 2008, le journaliste Patrick Duquette écrivait ceci: «[…] les seuls vrais Québécois sont les “Québécois de souche”. “Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français”, précise Jean-Roch Villemaire.» Or, voici ce que j’ai expliqué en réalité à M. Duquette:

«Je déplore qu’il n’existe pas de citoyenneté québécoise et que, par conséquent, et les immigrés, et les Québécois “de souche” ne sont que des citoyens canadiens. Dire que tous les gens qui habitent au Québec sont forcément des Québécois est aussi faux que dire que tous les gens qui habitent au Canada sont forcément des Canadiens. Des centaines de milliers de personnes habitent au Canada en tant que visiteurs, réfugiés ou résidents permanents et n’ont pas le droit de vote. Voilà pourquoi il faut créer une citoyenneté québécoise, de manière à ce que ce soit l’État québécois, et non l’État fédéral, qui décide qui a le droit de vote et qui est éligible au Québec.»

J’ai été très déçu lorsque Le Devoir a, lui aussi, agité comme un épouvantail le personnage fictif créé par les journalistes de Gesca. M. Robitaille a caricaturé grossièrement ma pensée en sélectionnant quelques bribes d’information peu représentatives et en rejetant tout le reste. Ayant déjà écrit quelques éphémères mots de sympathie à l’occasion du décès du politicien autrichien Jörg Haider, je caresserais automatiquement des idées d’extrême droite, selon M. Robitaille. L’intérêt que j’ai pu porter aux mouvements nationalistes dans le monde est devenu une tare indélébile sous la plume des journalistes en mal de sensationnalisme.

Quoique des déclarations de M. Haider aient pu soulever la controverse et quoique je n’aie aucunement l’intention de faire son apologie, il n’était ni un criminel, ni un dictateur et était très aimé d’une grande partie de ses concitoyens. Ce n’est certainement pas le cas de tous les politiciens canadiens, parmi lesquels figurent beaucoup de gens à la moralité très douteuse qui ne servent pourtant pas de prétexte pour jeter l’opprobre sur leurs sympathisants.

En effet, le gouvernement du Canada, libéraux et conservateurs confondus, ne s’est jamais excusé pour avoir fait emprisonner près de cinq-cents civils innocents en 1970, sans aucune justification. Il ne s’est pas excusé non plus pour avoir récidivé avec un millier d’arrestations arbitraires et souvent brutales lors du sommet du G20 de juin 2010.

Le gouvernement du Canada appuie inconditionnellement les activités terroristes d’Israël, notamment contre les Palestiniens et les Libanais. Il est soupçonné d’avoir collaboré à la torture de prisonniers de guerre en Afghanistan. Il a livré Maher Arar en pâture aux sous-traitants syriens de la CIA. Il a participé à la détention et la torture d’un enfant-soldat, Omar Khadr. Il a laissé Abousfian Abdelrazik, un citoyen canadien innocent, moisir pendant six ans au Soudan. Il collabore gentiment avec Paul Kagame, dictateur rwandais accusé récemment du massacre de centaines de milliers de Hutus en RDC. Avec les fameux certificats de sécurité, il arrête, détient et harcèle des gens, puis les menace de les expulser du pays, sans jamais leur faire connaitre les raisons de ces mesures.

Le comportement du gouvernement du Canada étant parfois digne d’un régime totalitaire, les amis Facebook de Stephen Harper risquent-ils bientôt d’être taxés d’intolérance, de racisme et d’extrémisme par M. Robitaille?

Si M. Robitaille avait vraiment voulu se renseigner à mon sujet, il n’avait pas besoin que je l’appelle. Il aurait pu trouver facilement, dans ma page Facebook, dans le site Internet Vigile (vigile.net) ainsi que dans l’édition papier du Droit du 24 octobre 2009[1], une lettre intitulée «Inacceptable vous-même!», qui constitue ma réplique à un éditorial calomnieux écrit à mon sujet par Pierre Jury, un autre journaliste de Gesca. Il aurait pu lire notamment le passage suivant, beaucoup plus révélateur de mes opinions que l’inquisition à laquelle il s’est livré[2]:

«Alors, qu’est-ce que le nationalisme? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumières des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous?»

[1] Les écrits diffamatoires à mon sujet ont tous été publiés non seulement dans l’édition papier du Droit, mais également par Cyberpresse, ce qui n’est pas le cas de ma réplique.

[2] Avant de fermer ma page Facebook, j’y comptais environ un millier d’amis, sur lesquels je n’ai pas fait systématiquement enquête. M. Robitaille dit avoir trouvé parmi eux des gens qu’il qualifie de néofascistes? S’il avait cherché un peu, il y aurait vu également des personnes qui se situent nettement à gauche sur l’échiquier politique.

Épisode 11 – L’état du mouvement souverainiste avec Christian Bergevin

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 31 mars 2010 23 h 11 min
JP, Christian et Mathieu

JP, Christian et Mathieu

Le onzième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine, nous recevons l’ancien collaborateur-vedette des Maniacos-Répressifs, militant vétéran, monument de Québec-Radio, co-idéateur du Parti Indépendantiste et brasseur de marde profesionnel Christian Bergevin qui nous parle de son rôle dans l’Affaire Michaud et nous donne son avis sur l’état du mouvement souverainiste.

L’émission a été enregistrée le lundi 29 mars 2010.

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Épisode 9 – B’nai Brith, révisionnisme historique de l’UNESCO, le Nouvel Ordre Mondial de Lucien Bouchard et les anglophones souverainistes

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 4 mars 2010 13 h 47 min

Le neuvième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine : le rapport sur l’anti-sémitisme du B’nai Brith, la réécriture de l’histoire de l’UNESCO, le Nouvel Ordre Mondial de Lucien Bouchard et les anglophones canadiens pro-indépendantistes (!).

L’émission a été enregistrée le lundi 1er mars 2010.

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Le vrai visage de Lucien Bouchard

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 20 février 2010 18 h 51 min

Excellente recherche de Me Pierre Cloutier sur notre lâcheux favori, Lucien Bouchard; à faire circuler néo-libéralement (haha, jeu de mots!)…

Bouchard et Desmarais

Bouchard et Desmarais

La vraie question qu’il faut se poser concernant Lucien Bouchard est simple : quels intérêts servait-il quand il était premier ministre de la « province » de Québec et quels intérêts sert-il maintenant?[1]

Ancien avocat des communautés religieuses au Saguenay, Lucien Bouchard a toujours été un « privilégié », pour ne pas dire un carriériste et un opportuniste. Libéral en 1970, il obtient plusieurs mandats du gouvernement du Québec (libéral et péquiste) entre 1970 et 1985[2] :

  • Président des tribunaux d’arbitrage dans le secteur de l’éducation (1970-1976) ;
  • Procureur principal de la commission Cliche d’enquête dans l’industrie de la construction (1974-1975) ;
  • Co-Président de la commission d’études sur les secteurs public et para-public (Commission Martin-Bouchard) (1975)
  • Coordonnateur et membre de plusieurs équipes spéciales de négociations du gouvernement du Québec avec les syndicats du secteur public.

En 1985, il est nommé ambassadeur du Canada en France par son ami Brian Mulroney, puis secrétaire d’État et ministre de l’Environnement dans le gouvernement Mulroney.[3]

De fédéraliste, il devient prétendument « souverainiste », ponctue ses discours de citations choisies de René Lévesque et fonde le Bloc québécois après l’échec des accords du Lac Meech. Dans son livre intitulé « Jacques Parizeau, vol.3 : le Régent », 1985-1995, le journaliste Pierre Deschênes raconte avec moultes détails tous les coups bas et les croc-en-jambe que Lucien Bouchard donne à Jacques Parizeau pour l’empêcher de réaliser son plan de match menant à l’indépendance, à un point tel qu’il est impossible aujourd’hui de faire assoir à la même table les 2 hommes.[1][4]

Après la démission de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard devient premier ministre de la « province » de Québec. Jugeant que les « conditions gagnantes » pour un nouveau référendum ne sont pas au rendez-vous, il adopte une politique d’austérité provinciale pour le Québec, avec des coupes importantes dans la santé et l’éducation et la fusion des municipalités. En 2003, le résultat s’en fera sentir et le Parti québécois perdra le pouvoir.[5]

En décembre 2000, Lucien Bouchard est l’instigateur principal d’une motion de blâme – unique et déshonorante dans l’histoire de l’Assemblée Nationale – contre Yves Michaud[2] pour des propos tenus en privé avec le sénateur canadien Léo Kolbur, hommes affaires éminent de la communauté juive de Montréal et fédéraliste reconnu et notoire.[3] M. Michaud, privé de son droit le plus élémentaire de se défendre, n’en n’est jamais vraiment revenu.Ce fut son billet d’entrée dans le grand réseau de l’argent.[6]

En mars 2001, à mi-mandat, Lucien Bouchard démissionne comme premier ministre de la « province » de Québec et 3 semaines plus tard on le retrouve associé principal au cabinet juridique Davis Ward Philipps Vineberg, prestigieux bureau pan canadien de droit des affaires.[4] Ce cabinet[5] est celui qui s’occupe des questions légales entourant la vente de PCAA (« papier commercial adossé à des actifs ») pour la firme Coventree de Toronto, actuellement sous enquête par la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario.[6][7]

Quand Davis Ward Philipps Vineberg fait de l’argent, Lucien Bouchard, comme associé principal en fait aussi. Entre 2002 et 2006, on sait maintenant que la Caisse de dépôt et placement, sous la direction de Henri-Paul Rousseau, nommé malheureusement par Pauline Marois[7] en achète pour 13 milliards$, battant et de loin tous les records des institutions financières au Canada, un véritable désastre. Et personne n’oserait affirmer sans rire que Lucien Bouchard et Henri-Paul Rousseau ne se connaissent pas.[8]

Ceci est tellement vrai que, lorsque la Chambre de commerce de Montréal, présidée par Hélène Desmarais, de la célèbre famille du même nom, offre un micro doré à Henri-Paul Rousseau pour expliquer devant un parterre conquis d’avance que l’aventure du PCAA est un « mystère », qui est là pour l’applaudir et le couvrir? Lucien Bouchard, évidemment![8]
Non, il n’y en aura pas d’enquête sur la CDPQ!.Lucien Bouchard, Henri-Paul Rousseau, Jean Charest et Paul Desmarais, même combat![9]

On connait la suite : Henri-Paul Rousseau, ce supposé économiste pour le Oui en 1980, ancien président de la Banque Laurentienne, impliquée elle aussi, par sa filiale Laurentian Bank Securities[9] dans la vente du PCAA toxique, se retire avec une prime de départ substantielle de 380,000$[10]. Il va rejoindre la famille Desmarais chez Power Corporation, dont le fondateur Paul Desmarais, est le pire ennemi de l’indépendance nationale du Québec et il n’y va pas à pieds avec les mains vides, mais avec une option d’achats de 800 000 actions de Power.[11][10]

Pas étonnant, d’autre part, que, lorsqu’il inaugure son prestigieux domaine de Sagard en 2003, Paul Desmarais met Lucien Bouchard sur sa liste d’invités[12]. Comme dit l’adage : « Qui se rassemble s’assemble ». Une chose est sûre : ni Jacques Parizeau, ni Bernard Landry, ces authentiques patriotes n’ont été invités! Et je doute aussi que René Lévesque s’il eut vécu aurait reçu une invitation.[11]

Faut-il être surpris aujourd’hui que Lucien Bouchard nous déclare que l’indépendance nationale du Québec n’est pas « réalisable » et que le peuple québécois emprisonné dans le carcan fédéral doit se serrer la ceinture? Je repose la question : quels intérêts Lucien Bouchard défendait-il alors qu’il était premier ministre de la « province » de Québec et quels intérêts défend-t-il maintenant? Poser la question, c’est y répondre. Serait-il grossier d’affirmer sans se tromper que Lucien Bouchard a choisi son camp qui n’est pas celui des intérêts supérieurs du Québec mais celui des puissants réseaux d’intérêts privés qui squattent le semi-État cul de jatte que nous avons? Serait-il déraisonnable de dire que Lucien Bouchard a choisi le camp le plus payant, soit celui de l’argent? Face à l’argent, le peuple québécois n’est rien. Honte à vous, monsieur Bouchard![12]

Pierre Cloutier

(1) http://www.amazon.ca/Jacques-Parizeau-Régent-Pierre-Duchesne/dp/2764402805
(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Michaud
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Leo_Kolber
(4) http://www.dwpv.com/fr/17625_4724.aspx
(5) http://research.cibcwm.com/commercialpaper/private/reports/Comet05102002.pdf
(6) http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/services-financiers/pcaa–la-cvmo-fait-comparaitre-coventree/507398
(7) http://www.ledevoir.com/economie/2130/henri-paul-rousseau-sera-president-de-la-caisse-de-depot)
(8) http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200903/10/01-834854-lucien-bouchard-defend-henri-paul-rousseau.php
(9) http://research.cibcwm.com/commercialpaper/private/reports/Comet05102002.pdf
(10) http://argent.canoe.ca/infos/quebec/archives/2009/01/20090119-074403.html
(11) http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/dufour/2009/01/14/des-options-pour-henri-paul-rousseau/
(12) http://lcn.canoe.ca/infos/regional/archives/2003/08/20030830-203417.html

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