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Épisode 79 – Le Quebec-bashing selon Barbara Kay

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 9 novembre 2012 19 h 04 min

La 79e émission des Fils de la liberté sur douteux.tv est maintenant disponible. Cette semaine: le Quebec-bashing selon Barbara Kay, la présidentielle américaine et une délicieuse interlude musicale.

L’émission a été diffusée live au Musée de l’absurde le jeudi 8 novembre 2012.


Les Fils de la Liberté 2012-11-08 par Douteux_tv

En prime – moi et André avons participez à l’émission La Cour du Roi Pataud (tous les jeudis, 19h30, sur douteux.tv) pour discuter de la présidentielle américaine. Voici le vidéo:


La Cour du Roi Pataud 2012-11-08 Les Élections… par Douteux_tv

L’Illusion du choix

Par Mathieu Duchesne, 30 août 2012 18 h 43 min

 

La semaine prochaine, nous allons avoir le choix de changer les choses. Choisir, avec un crayon et une feuille, lequel des partis politiques nous voudrions vraiment avoir à la tête de cet appareil gouvernemental malade et désuet. Le choix. Ce putain de mot qu’on nous balance au visage à chacune de nos respirations depuis plus d’un mois. Ces cinq lettres qui éclipsent tous les scandales de corruption et les luttes sociales actuelles comme une plate excuse; « Ne dites plus rien, ne criez plus, ne posez pas trop de questions et attendez le 4 septembre, car vous aurez le choix! »

Le choix de quoi au juste? De la couleur des rideaux et des valets qui vont travailler à l’Assemblée nationale ? Le choix de la teinture de cheveux du président de la chambre ? Du genre de télévision que nous voudrions avoir dans notre salon? LCD ou PLASMA? Est-ce c’est vraiment un choix ? Ici, ce n’est pas un choix, peut-être une obligation, peut-être une simple suggestion, mais pas un choix.

Si c’était une vraie obligation, nous serions punis par la loi le 4 septembre prochain en cas d’abstention. « Votez ou crever! » comme dirait certains fanatiques du processus. Heureusement, on ne tire pas encore sur les gens parce qu’ils ne votent pas; par contre, on les traite de crétins et d’irresponsables. La violence psychologique, c’est bon pour ceux qui se drapent dans la vertu ou pour les éternels défenseurs de l’establishment. Mais comme personne ne va défoncer votre porte mardi prochain pour vous forcer à voter, alors il n’y a rien à craindre. Donc, ce fameux «choix» n’est pas une obligation.

Donc, si ce n’est pas une obligation, je suppose que c’est une suggestion, comme celles faites par les vendeurs. Ce genre de processus qui garde le focus sur les produits vedettes et rien de plus. Car il ne faut pas être dupe, avec le système électoral que nous possédons, le piège de l’alternance est inévitable et le résultat quitte rarement les barèmes implantés par ceux qui contrôlent ce cirque. Le vote stratégique est d’ailleurs souvent brandit par ces illuminés comme la solution miracle, car tout autre vote ne servirait à rien. Nous ne sommes malheureusement pas dans un système électoral proportionnel et malgré le nombre de «choix» que nous avons sur le menu, nous sommes toujours pratiquement obligés de cocher ce que le système a déjà préétablit. Ils ont déjà choisi pour nous ce que nous allons consommer après le 4 septembre. Voter PLQ ferait leur affaire, car le statut quo les enchante. Voter PQ pareillement, car ils connaissent déjà l’establishment de ce parti et ils savent qu’ils vont balancer la plupart de leurs promesses progressistes pour s’accrocher au pouvoir. La CAQ? C’est leur solution de rechange en cas de mauvaise surprise. C’est un hybride péquiste-libéral rempli de carriéristes débiles qui veulent aussi avoir la chance de rouler dans ces limousines que nous payons. Et les deux plus populaires petits partis eux? Québec Solidaire est généralement prisonnier de la région de Montréal et n’arrive pas vraiment à percer en région. De plus, ce parti est constamment martelé par la propagande médiatique négative des médias de masse qui sont généralement alignés avec les intérêts de nos puissants argentiers. Pour ce qui est d’Option nationale, le traitement est encore plus cruel que celui infligé à QS. Car en dehors d’Internet, ils ont été volontairement exclus par le système des grands débats. Pourquoi? Selon moi, c’est probablement parce qu’ils ne savent pas encore comment le contre-carrer efficacement pour le moment. Le chef d’ON , Jean-Martin Aussant, maîtrise le discours économique comme un habille escrimeur et les champions du néo-libéralisme qui nous servent d’analystes financiers dans nos grands médias n’arrivent pas à le jeter au sol, en aucune occasion. Donc, à défaut de pouvoir le vaincre, je crois qu’ils ont simplement décidés de mettre le parti dans un bocal de verre loin des regards curieux du grand public.

Mais qui sont finalement ces gens qui se payent de notre gueule en nous faisant croire que nous avons le « choix »?  La réponse précise à cette question nous amène inévitablement à pointer grossièrement du doigt vers le sommet des classes sociales, car c’est l’argent qui est la pierre angulaire de notre système capitaliste. L’essence même du vrai pouvoir à notre époque. Nos dirigeants non-élus sont généralement une pognée de fumier très riche qui se graisse la patte avec nos ressources et notre argent. Je ne crois pas qu’ils font parti d’un groupe organisé précis, mais plutôt un groupe d’intérêts entrecroisés qui a tout à gagner de nous voir baigner dans le fumier de l’immobilisme. Ce sont soit des gens d’ici soit d’ailleurs et qui, grâce aux «bien faits» du néo-libéralisme, se sont extrêmement enrichis et qui ont graduellement transformé nos gouvernements en extension indirecte de leur pouvoir abusif. Ce sont eux les vrais électeurs de notre système. Ce sont ces gens que nos politiciens doivent impérativement satisfaire au péril de leurs propres ambitions. Et nous, la majorité, nous avons seulement une suggestion à faire, nous n’avons que les miettes du grand buffet. « Cochez ici ou ici, mais de grâce, n’en faites pas plus! »

Voici l'ordre des choses dans notre système actuel...et ils parlent de choix?

Alors, que nous reste-t-il comme choix? Voter avec son cœur et ses tripes? Oui et non. Oui, car c’est la meilleure chose à faire. Non, car ce foutu système ne permettrait pas à nos partis préférés d’arriver au pouvoir SAUF SI une grosse majorité détournait leur vote pour ces petits partis. Ça c’est déjà vu avec la vague orange, aux dernières élections fédérales. Par contre le NPD était déjà dans la game depuis longtemps, donc ça n’a pas ébranlé grand chose au sommet. Mais il n’y aura pas d’autre vague orange, car cette fois tous vont s’assurer que les alternatives restent occultées et/ou diabolisées le plus possible. Alors, je suppose que vous croyez que je vais vous dire de voter stratégique par défaut? Et bien, non. Pas du tout. Ne le faites pas. Je vous dirais même de ne pas allez voter… mais d’un coté, ça ne règlera rien du tout non plus. Parce que ce système va muter et s’adapter à ce genre de chose aussi. Car le problème n’est pas lequel des partis politiques est le meilleur ou quel genre de gouvernance devrions-nous implanter au sommet. Le problème est  aux racines de ce système. Nous en sommes maintenant tous prisonniers et plus aucune décision de société nous revient. Tant que nous n’aurons pas trouvé une façon de transformer la nature de ce système ou peut-être même de l’abattre, tout simplement, nous allons être condamnés à répéter les mêmes gaffes.

«Et ta solution c’est quoi espèce d’emmerdeur conspirationniste

Rapidement comme ça, je n’ai pas d’idées précises là-dessus. Mais je suppose qu’il serait peut-être temps que nous sortions du carré de sable électoral et que nous commencions à voir le problème d’un autre angle. Une partie de la solution se trouve, selon moi, dans cette repossession du CHOIX. En cette reprise de contrôle de notre destinée. En dehors d’un bout de papier et d’une date prédéterminée sur un calendrier aux 4-5 ans (quand nous avons la chance de connaître la date, bien sûr). Car pour le moment, je n’ai pas l’impression d’avoir véritablement le choix et que ce fameux devoir de voter semble être un exercice aussi futile que de choisir entre aller soit au Mcdo, soit chez St-Hubert ou soit au Harvey’s. Avoir le choix entre deux ou trois formes d’ingestion, le résultat final est toujours le même. Le 4 septembre prochain, allons-nous vomir le printemps érable de toutes nos tripes?  Allons-nous enfin réaliser que cette mascarade du  « choix »  électoraliste nous mènera vers notre mort lente en tant que peuple? Nous verrons bien… d’ici là, pincez-vous encore le nez, il ne reste que quelques jours avant la fin.

L’hypocrisie a un nom: Gilles Duceppe

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 3 août 2012 19 h 00 min

Duceppe rate une belle occasion de fermer sa grande gueule de has-been…

«Je respecte des gens qui sont dans Québec solidaire, comme Françoise David. Je ne les respecte pas tous, parce que certains ne le méritent pas, comme Khadir», a-t-il tranché.

Le slogan de campagne de Québec solidaire «Debout» est tourné en dérision par M. Duceppe: «Leur slogan, c’est « Debout », pis aux élections fédérales c’était à genoux devant le NPD!», raille M. Duceppe, n’ayant toujours pas digéré qu’Amir Khadir ait avoué avoir voté pour le NPD aux élections fédérales de mai 2011, tandis que le Bloc accusait la pire défaite de son histoire.

«On ne peut pas se prétendre debout, quand on est à genoux devant un parti fédéraliste», selon lui.

Rappel: en 2008, Duceppe fit fonctionner de plein gré la coalition Bloc-PLC-NPD (oui, oui, NPD) pour tenter de « sortir Harper » (ça vous rappel quelque chose comme discours?). Alors ti-Gilles n’a pas de leçon à donner pour ce qui est d’être à genoux devant qui que ce soit, lui qui s’est allié à Stéphane Dion, père de l’infame loi sur la clarté référendaire!

Est-ce que Duceppe serait jaloux que Khadir a plus fait pour le Québec en quatre ans à l’Assemblée nationale que Duceppe en a fait en 20 ans dans son confortable siège du Parlement d’Ottawa à faire fonctionner le fédéralisme canadien?

Oh, et un autre rappel:

À titre de souverainiste convaincu, Louis Plamondon n’a pas caché s’être interrogé sur une possible contradiction à occuper, même si ce ne fut que l’espace de quelques heures, le siège du président de la Chambre des communes. Il a toutefois souligné que le Bloc Québécois a toujours respecté les traditions parlementaires de la Chambre des communes et qu’il s’y est toujours plié.

Allez les mous, à genoux devant vos maîtres!

Épisode 66 – Anglicisation de Montréal, les bienfaits du budget fédéral et Trudeau VS Brazeau

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 4 avril 2012 12 h 05 min

La 66e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: l’anglicisation de Montréal s’accélère, les opportunités dans le budget fédéral, les résultats du combat de boxe Trudeau VS Brazeau et une possible visite d’Alain Soral au Québec?

L’émission a été enregistrée lundi le 2 avril 2012.

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