Articles taggés :Nationalisme

Épisode 55 – L’effondrement économique et la nécessité d’une révolution

Par JP, 20 janvier 2012 13 h 42 min

La 55e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: le monde est au bord du gouffre et pendant ce temps, au Québec, on parle encore de mondialisation et de « bien gérer l’état »… La seule solution à l’énigme nationale québécoise serait-elle une révolution? Aussi: survol des divers conflits et problèmes mondiaux.

L’émission a été enregistrée lundi le 16 janvier 2012.

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Sources et documentation:

Épisode 52 – Entrevue avec Serge Ayoub

Par JP, 1 décembre 2011 17 h 09 min

La 52e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: nous recevons en entrevue le militant nationaliste français et fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires Serge Ayoub, ainsi que les représentants de Troisième Voie Québec, Kristelle Bédard et Benoit Arcand.

L’émission a été enregistrée lundi le 28 novembre 2011.

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Épisode 47 – Les Elvis Grattons d’Occupons Montréal

Par JP, 19 octobre 2011 13 h 32 min

L'ironie en action

La 47e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: le ti-counisme en phase terminale d’Occupons Montréal et sa piètre qualité comparé à New York et Londres. Aussi: la « mythistoire nationaliste » de Marc Simard et la face cachée des banques.

L’émission a été enregistrée lundi le 17 octobre 2011.

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Source et documentation:

  • Observations sur Occupons Montréal:
    • Environ 2000 personnes s’étaient présentées samedi le 15 octobre au Square-Victoria à Montréal, à Trois-Rivières, à Québec et au Saguenay… soit environ 0,03% de la population totale du Québec. On est loin du 99% représentatif, disons.
    • Personnalités présentent: Amir Khadir, Jaggi Singh, Armand Vaillancourt et François Rebello. Grosse population de ti-counes de Zeitgeist, aussi, et de mondialistes, anarchistes et autres caricatures ambulantes. Nous étions TRÈS loin de la foule bigarrée à New York ou à Londres.
    • Les tensions étaient palpables entre les nationalistes et les mondialeux/anars.
    • Éric Duhaime fidèle à lui-même:
    • De son côté, Nathalie Elgrably-Levy reprend l’idée véhiculée dans la blogosphère de droite américaine que le mouvement est « contrôlé » par le financier Américain George Soros. Son influence monétaire et directe sur le mouvement est risible, mais le ridicule n’a jamais stoppé Miss Levy, donc…
    • Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, était présent à Occupy London:
    • Indignés à Rome: certains manifestants (agents policiers provocateurs du Black Bloc?) ont brûlés le Ministère de l’interieur.
    • Le ministre des finances Jim Flaherty dit « comprendre » les manifestants… De plus: à Occupy Toronto, le groupe American Indian Mouvement a eu de la difficulté à se faire respecter par les ti-counes post-nationaleux citoyens du monde et supposément ouvert d’esprit la-bas.
    • À Occupy San Diego: John Friend s’est fait huer dès qu’il a commencé à parler des liens entre Israël et le 11 septembre 2001:
  • Enclave musulmane à Toronto: les « Peace Villages« .
  • Nationalisme et histoire:
  • La championne d’escrime Sara Besbes refuse de jouer contre une Israélienne. Pendant ce temps, le CIO menace l’Algérie.
  • Système bancaire international:

Entrevue avec Piero San Giorgio, auteur de « Survivre à l’effondrement économique »

Par JP, 27 septembre 2011 13 h 51 min

Émission spéciale cette semaine: nous passons en entrevue le nationaliste suisse Piero San Giorgio, auteur du nouveau livre « Survivre à l’effondrement économique« . Nous discutons du contenu de son livre, des raisons derrière l’inévitable effondrement économique mondial ainsi que du modèle démocratique en Suisse.


Entrevue avec Piero San Giorgio, auteur de… par lesfilsdelaliberte

Épisode 43 – L’Option nationale et la culture de la corruption à SNC-Lavalin

Par JP, 22 septembre 2011 17 h 38 min

La 43e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: Jean-Martin Aussant lance un nouveau parti indépendantiste, controverse au festival Envol & Macadam et enquête maison sur la culture de la corruption à SNC-Lavalin.

L’émission a été enregistrée lundi le 19 septembre 2011.

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Des coups d’épée dans l’eau: pistes de réflexion pour le RRQ

Par JP, 4 juillet 2011 16 h 16 min

Comme environ 400 à 500 autres personnes, j’ai participé à la manifestation organisée (principalement) par le Réseau de résistance du Québécois (RRQ) contre la visite du duc et de la duchesse de Cambridge à Québec le 3 juillet. Je croyais – et je crois toujours – qu’il est important de s’opposer à la visite des représentants de la couronne britannique, autant pour des raisons historiques (la conquête de notre peuple) que contemporaines (monarchie désuète et coûteuse). Voir nos soit-disantes « élites » politiques dérouler le tapis rouge devant ces deux créations du star system international est une gifle au visage des Québécois, particulièrement sur celui des indépendantistes et des nationalistes.

Malheureusement, je dois dire que la manifestation, par son obsession théatrale du control et de son aseptisation voulue, a laissée un goût amer dans ma bouche. L’avion survolant la ville de Québec, avec une banderole portant l’inscription « Vive le Québec libre RRQ » attachée, était certainement une bonne idée mais reste, ultimement, plutôt inoffensive comme surprise. Àprès sa visite à Québec, le Prince William a dit vouloir revenir « souvent au cours des années à venir. » On était loin, TRÈS loin, de la prise de la Bastille en 1789, disons. Qu’est-ce qui clochait, exactement?

Être « baveux » et la réputation du Québec

À entendre Patrick Bourgeois, chef du RRQ, l’opération à Québec était un succès magistral:

«On a quand même été assez baveux pour faire en sorte qu’ils ne l’ont pas eu facile. L’histoire qu’on a pénétré le périmètre de sécurité par les airs, c’est très baveux, je trouve ça excellent.»

En sommes nous rendu la, à se battre contre un système uniquement pour être « baveux »? Si oui, il est temps de se poser de sérieuses questions sur la nature et tout particulièrement les impacts de nos actions militantes au sein du mouvement indépendantiste. On ne créé pas une nation, au 21e siècle et en plein contexte de mondialisation, en tirant la langue et en postillonnant.

Dans son discours d’après-manifestation, Patrick Bourgeois s’est félicité d’avoir préserver la « réputation » du Québec… mais pour qui, au juste? Avons-nous tenté de préserver la réputation du Québec face aux médias? Aux mouvements souverainistes étrangers? À nos propres citoyens? Est-ce d’ailleurs absolument nécessaire de vouloir préserver une réputation à tout prix? Ces questions, pour moi, demeurent sans réponses.

Dans ce qui s’inscrivait certainement dans l’optique de « préserver la réputation du Québec », le mot d’ordre était clair de la part du RRQ: dans une lettre distribuée aux militants assemblés sur la rue St-Jean, l’organisation interdisait formellement aux participants présents de parler aux médias:

Si vous êtes abordé par des journalistes, dirigez-les vers un responsable de la sécurité, il sera en mesure de les diriger ensuite vers les porte-parole du RRQ. Dans la mesure du possible, limitez les commentaires improvisés aux médias.

Étant une personne possédant un esprit libre et critique, je ne me suis pas gêné pour donner mes « commentaires improvisés » (et, coincidemment, justes et historiquement valides) à certains journalistes présents. Je participe à ce genre d’événement en tant d’individu souverain, et non comme simple pion sur le jeu d’échec rrquiste. Il est certainement compréhensible que le RRQ ai voulu canaliser le message mais faisant ainsi, nous nous retrouvons dans la situation ou seuls les mêmes deux ou trois visages habituels se retrouvent dans les médias. Conséquence: le message semble venir de deux ou trois personnes seulement, ce qui aide en tout point à marginaliser le tout. Qu’un mouvement comme le Réseau de résistance du Québecois soit marginal, je n’y vois aucun inconvéniant… mais que le message le devienne par la force des choses, surtout lorsque l’on prétend parler au nom du peuple, on a un sérieux problème.

Nos ennemis les médias

Je suis étonné (et déçu) de constater que plusieurs souverainistes s’attendaient à avoir une meilleure couverture de l’évènement dans les médias Québécois. Certes, la couverture médiatique internationale était au rendez-vous, mais celle des médias conglomérés au Québec était… et bien, fidèle à elle-même. NOUS N’AVONS PLUS RIEN DE POSITIF À ATTENDRE DES MÉDIAS SUR NOTRE CAUSE. Qu’est-ce que ca va prendre pour que le message passe une fois pour toute? La concentration médiatique est d’une intensité déconcertante au Québec et – surprise, surprise – elle ne penche pas ET NE PENCHERA JAMAIS de notre bord. Oui, nous avons les meilleurs arguments sur Terre pour justifier notre désir de terminer les travaux de nos ancêtres et d’amener le Québec, une fois pour toute, à son indépendance nationale… mais tous nos beaux discours et notre argumentation sont caducs si le message ne peut être entendu! Nous savons fort bien que le Québécois moyen ignore l’histoire de son propre peuple et se vautre dans les inepties des « nouvelles » à la sauce Gesca-Québécor… l’absence de maturité politique, l’ignorance historique, l’indifférence quotidienne et l’hyper-individualité de la culture du divertissement instantané nord-américain est une recette absolument catastrophique pour la promotion de l’idéal indépendantiste. Rajoutez à ça de la propagande fédéraliste mur-à-mur dans une majorité écrasante des journaux, de la radio et de la télévision et vous avez un ravin d’idées infranchissable.

La solution est évidente en soit, quoique difficile à aborder dans ses détails: il est absolument impératif de créer une chaîne de télévision (ou, du moins, une forme de diffusion pluri-médiatique) dédiée entièrement à la promotion des idées souverainistes et nationalistes au Québec. Avec l’implantation systémique d’Internet dans les foyers Québécois (et sur les téléphones cellulaires, etc), il est absolument possible de créer un tel organe entièrement en ligne, tout en évitant les pièges fédéralistes traditionels (je pense au CRTC, ici). L’exemple de Revision3, aux États-Unis, prouve qu’un tel projet et non seulement réalisable, mais réaliste et potentiellement profitable économiquement. Patrick Bourgeois a d’ailleurs très bien cerné le problème du control fédéraliste des médias de masse dans son excellent livre « Manifeste lucide pour la fin de l’hégémonie fédéraliste sur l’information »; à nous, donc, de prendre les rênes de ce projet et ce le plus rapidement possible.

Les leçons à tirer et les questions à poser

Contrairement à la manifestation contre la venue du Prince Charles en automne 2009 à Montréal, je suis sorti de l’événement de Québec quelque peu démoralisé et encore plus las de donner des coups d’épée dans l’eau. En 2009, la manifestation du RRQ contre le duc d’Édimbourg a été un succès car elle forca la royauté à prendre la porte d’en arrière (un brèche importante, et donc humiliante, dans le decorum monarchique) mais surtout car cette opération fût une éclatante opération de relations publique. Cette fois-ci, j’ai l’impression que le RRQ voulait absolument répéter la donne (la job de P.R.), quitte à étouffer la liberté de parole et de mouvement qui se doit être intrinsèque à toute manifestation de ce genre.

Que désir véritablement faire le RRQ? Veut-il bien paraître devant X personnes/organismes/médias ou désir-t-il RÉELLEMENT changer le statu quo constitutionel et national au Québec? Le Réseau ne devrait-il pas enlacer le sobriquet de « violents » et « dangereux » (même si ceci est loin de la réalité) plutôt que de se fendre en quatre pour tenter de prouver à Dieu-seul-sait-qui que non, non, nous ne sommes que d’honnêtes citoyens qui veulent manifester notre désaccord dans l’ordre, la paix et, conséquemment, l’inefficacité? Plusieurs rrquistes, dont Patrick Bourgeois lui-même, répètent souvent que la lutte pour la création d’une république de langue française et de culture occidentale en Amérique du nord est, à juste titre, une « guerre »… difficile, alors, de gagner ce genre de conflit en jouant selon les règles de nos adversaires.

Le co-fondateur de Apple, Steve Jobs, avait bien compris l’expression « think outside the box » (penser différemment); celui-ci, avec la création et la vente du iPhone, n’a pas comblé un besoin mais en a CRÉÉ un. Je crois que nous (le « nous » collectif du mouvement indépendantiste) devrions s’enligner dans cette direction et j’ose espérer que le bureau politique du Réseau de résistance du Québecois pourra trouver, dans ce texte, matière à cogiter sur la direction à prendre en tant qu’organe souverainiste oeuvrant dans un corps décapité (voir le Bloc, le PQ). Les révolutions du printemps arabes se sont faites sans grands leaders, sans partis politique… mais grâce à une écoeurantite aiguë et via Internet. Reste à savoir si le RRQ peut chapeauter le mouvement et re-enflammer la braise ardente de la souveraineté qui est présente dans une très bonne partie des Québécois.

En conclusion (et pour reprendre un slogan cher au adeptes du Réseau Liberté-Québec): plus de liberté, plus de démocratie… la VRAIE, celle du peuple.

Jean-Philippe Décarie-Mathieu

Les opinions exprimées dans ce billet sont celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles des autres membres des Fils de la liberté et/ou des organisations auxquelles celui-ci est membre.

Épisode 26 – Analyse du plan Legault-Sirois

Par JP, 26 février 2011 14 h 00 min

La 26e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: nous regardons de près le manifeste/texte fondateur de la Coaltion pour l’avenir du Québec de François Legault et Charles Sirois dans le contexte politique actuel au Québec. De plus:  la « démocratie » israëlienne, la prière au Saguenay et les mensonges autorisés sur les ondes.

L’émission a été enregistrée le lundi le 21 février 2011.

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Source et documentation:

Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.

Calomnie médiatique et guerres intestines

Par JP, 27 novembre 2010 19 h 29 min

Je reproduis ici la réponse ouverte de Jean-Roch Villemaire (un ancien Patriote de la semaine, le 28 octobre 2009) au journaliste du Devoir Antoine Robitaille et son article de salissage (« Lettre des «136» – Un signataire embarrassant pour Pauline Marois« ) au début du mois. Cette situation vaut la peine d’être mise en évidence puisque celle-ci démontre bien les techniques de désinformation et de character assassination utilisées par les médias de masse traditionnels ainsi que la bassesse des coups portés dans la « grande famille » souverainiste de soit-disant militants indépendantiste envers d’autres. Voici donc la lettre:

Dans un article publié le 4 novembre 2010, à propos de la lettre des «136», Le Devoir et le journaliste Antoine Robitaille me présentent comme un «signataire embarrassant pour Pauline Marois» et affirment erronément que je suis un «militant condamné pour vandalisme [qui] caresse des idées d’extrême droite». Permettez-moi de rétablir les faits: je n’ai jamais été condamné, je n’ai jamais commis d’actes de vandalisme et je ne caresse pas des idées d’extrême droite.

La justice m’a accordé une absolution inconditionnelle, ce qui est justement l’inverse d’une condamnation, après que j’eus enlevé une dizaine de pancartes électorales en anglais, à Gatineau, et que j’eus écrit «FLQ», «Québec libre» et «français» sur les vitres et l’enseigne du local des West Quebecers, une association qui fait la promotion de l’usage de l’anglais au Québec. Je n’ai ni détruit, ni mutilé gratuitement des œuvres d’art ou des équipements publics, comme le veut la définition du mot «vandalisme».

Compte tenu de l’inaction de l’État québécois devant les reculs du français, j’ai pris avec désintéressement la défense de mon peuple. Je suis coupable d’avoir écouté mon cœur et j’ai toujours assumé les conséquences de mes actes. Ainsi, j’ai accepté de verser 500 $ aux West Quebecers en guise de dédommagement pour le nettoyage de leurs vitres et le remplacement de leur enseigne, déjà marquée par d’autres graffiteurs avant moi. Contrairement à ce qu’affirme M. Robitaille, je n’ai pas été puni d’une amende.

Fidèles à leur orientation ultrafédéraliste, le journal Le Droit et le site Cyberpresse, de la société Gesca, m’ont forgé un personnage d’épouvante au moyen d’amalgames, de demi-vérités et de mensonges purs et simples. Dans leurs pages, je suis devenu intolérant, fasciste, xénophobe, antisémite, violent et, bien sûr, extrémiste. Une fois le personnage bien campé, il ne reste plus qu’à l’insérer au moment voulu dans la trame habituelle, qui vise à empêcher les Québécois de penser comme un peuple libre. Voici un exemple de déformation de mes propos par les journalistes du Droit.

Le 21 novembre 2008, le journaliste Patrick Duquette écrivait ceci: «[…] les seuls vrais Québécois sont les “Québécois de souche”. “Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français”, précise Jean-Roch Villemaire.» Or, voici ce que j’ai expliqué en réalité à M. Duquette:

«Je déplore qu’il n’existe pas de citoyenneté québécoise et que, par conséquent, et les immigrés, et les Québécois “de souche” ne sont que des citoyens canadiens. Dire que tous les gens qui habitent au Québec sont forcément des Québécois est aussi faux que dire que tous les gens qui habitent au Canada sont forcément des Canadiens. Des centaines de milliers de personnes habitent au Canada en tant que visiteurs, réfugiés ou résidents permanents et n’ont pas le droit de vote. Voilà pourquoi il faut créer une citoyenneté québécoise, de manière à ce que ce soit l’État québécois, et non l’État fédéral, qui décide qui a le droit de vote et qui est éligible au Québec.»

J’ai été très déçu lorsque Le Devoir a, lui aussi, agité comme un épouvantail le personnage fictif créé par les journalistes de Gesca. M. Robitaille a caricaturé grossièrement ma pensée en sélectionnant quelques bribes d’information peu représentatives et en rejetant tout le reste. Ayant déjà écrit quelques éphémères mots de sympathie à l’occasion du décès du politicien autrichien Jörg Haider, je caresserais automatiquement des idées d’extrême droite, selon M. Robitaille. L’intérêt que j’ai pu porter aux mouvements nationalistes dans le monde est devenu une tare indélébile sous la plume des journalistes en mal de sensationnalisme.

Quoique des déclarations de M. Haider aient pu soulever la controverse et quoique je n’aie aucunement l’intention de faire son apologie, il n’était ni un criminel, ni un dictateur et était très aimé d’une grande partie de ses concitoyens. Ce n’est certainement pas le cas de tous les politiciens canadiens, parmi lesquels figurent beaucoup de gens à la moralité très douteuse qui ne servent pourtant pas de prétexte pour jeter l’opprobre sur leurs sympathisants.

En effet, le gouvernement du Canada, libéraux et conservateurs confondus, ne s’est jamais excusé pour avoir fait emprisonner près de cinq-cents civils innocents en 1970, sans aucune justification. Il ne s’est pas excusé non plus pour avoir récidivé avec un millier d’arrestations arbitraires et souvent brutales lors du sommet du G20 de juin 2010.

Le gouvernement du Canada appuie inconditionnellement les activités terroristes d’Israël, notamment contre les Palestiniens et les Libanais. Il est soupçonné d’avoir collaboré à la torture de prisonniers de guerre en Afghanistan. Il a livré Maher Arar en pâture aux sous-traitants syriens de la CIA. Il a participé à la détention et la torture d’un enfant-soldat, Omar Khadr. Il a laissé Abousfian Abdelrazik, un citoyen canadien innocent, moisir pendant six ans au Soudan. Il collabore gentiment avec Paul Kagame, dictateur rwandais accusé récemment du massacre de centaines de milliers de Hutus en RDC. Avec les fameux certificats de sécurité, il arrête, détient et harcèle des gens, puis les menace de les expulser du pays, sans jamais leur faire connaitre les raisons de ces mesures.

Le comportement du gouvernement du Canada étant parfois digne d’un régime totalitaire, les amis Facebook de Stephen Harper risquent-ils bientôt d’être taxés d’intolérance, de racisme et d’extrémisme par M. Robitaille?

Si M. Robitaille avait vraiment voulu se renseigner à mon sujet, il n’avait pas besoin que je l’appelle. Il aurait pu trouver facilement, dans ma page Facebook, dans le site Internet Vigile (vigile.net) ainsi que dans l’édition papier du Droit du 24 octobre 2009[1], une lettre intitulée «Inacceptable vous-même!», qui constitue ma réplique à un éditorial calomnieux écrit à mon sujet par Pierre Jury, un autre journaliste de Gesca. Il aurait pu lire notamment le passage suivant, beaucoup plus révélateur de mes opinions que l’inquisition à laquelle il s’est livré[2]:

«Alors, qu’est-ce que le nationalisme? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumières des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous?»

[1] Les écrits diffamatoires à mon sujet ont tous été publiés non seulement dans l’édition papier du Droit, mais également par Cyberpresse, ce qui n’est pas le cas de ma réplique.

[2] Avant de fermer ma page Facebook, j’y comptais environ un millier d’amis, sur lesquels je n’ai pas fait systématiquement enquête. M. Robitaille dit avoir trouvé parmi eux des gens qu’il qualifie de néofascistes? S’il avait cherché un peu, il y aurait vu également des personnes qui se situent nettement à gauche sur l’échiquier politique.

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