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L’Iran, Osama et la Russie : le front uni anglo-israëlien

Par JP, 4 mai 2010 14 h 28 min

L'art de relativiserOn peut toujours compter sur Fox News pour se faire la meneuse de claques de l’establishment pro-guerre au pays de l’Oncle Sam (et dans l’empire anglo-américain en général); cette dernière « nouvelle » de la chaîne médiatique de Rupert Murdoch rapporte que Osama bin Laden serait toujours vivant et se cacherait… en Iran! Un extrait (emphase rajoutée):

The idea that Bin Laden is in Iran got a strong boost recently with the premiere of a documentary called “Feathered Cocaine.”  In it, Alan Parrot, the film’s subject and one of the world’s foremost falconers, makes a case that Bin Laden, an avid falcon hunter, has been living comfortably in Iran since at least 2003 and continues to pursue the sport relatively freely. He is relaxed, healthy and, according to the film, very comfortable.
[...]
Parrot, who was once the chief falconer for the Shah of Iran and who has worked for the royal families of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, still has extensive contacts in Iran and the falcon world. One of those contacts, described as a warlord from the north of Iran and disguised in a balaclava, reveals in the film that he has met Bin Laden six times on hunting trips inside Iran since March 2003.

The idea that Bin Laden is in Iran got a strong boost recently with the premiere of a documentary called “Feathered Cocaine.”  In it, Alan Parrot, the film’s subject and one of the world’s foremost falconers, makes a case that Bin Laden, an avid falcon hunter, has been living comfortably in Iran since at least 2003 and continues to pursue the sport relatively freely. He is relaxed, healthy and, according to the film, very comfortable.

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Parrot, who was once the chief falconer for the Shah of Iran and who has worked for the royal families of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, still has extensive contacts in Iran and the falcon world. One of those contacts, described as a warlord from the north of Iran and disguised in a balaclava, reveals in the film that he has met Bin Laden six times on hunting trips inside Iran since March 2003.

Donc, un rapport impossible à vérifier de manière indépendante par un fauconnier, obtenu de la bouche d’un contact anonyme, est assez pour faire vibrer les tambours de guerre de la chaîne du milliardaire Australien tout en présentant cette « nouvelle » sur la page frontispice de son site? Hmm, pas fort.

Osama bin Laden est presque assurément déjà mort; soit il a été tué par les bombardements américains à Tora Bora en décembre 2001, soit il a succombé à une maladie quelconque… soit il a été tué par Omar Sheikh (agent du MI6 et lié aux services de renseignement pakistanais), du moins selon les dires Benazir Bhutto, tels qu’entendus à l’émission de David Frost quelques semaines avant d’elle-même être tuée :

Qui a le plus à gagner dans cette propagande de guerre? L’empire mondial anglo-américain et son parasite israëlien, toujours dans une optique de guerre froide qui ne sait jamais réellement terminée (tel que mentionnée dans un article précédent). Un article sur mondialisation.ca démontre bien ce fait. Un extrait:

La secrétaire d’État, Hillary Clinton, affirmait mardi dernier que le gouvernement Obama pourrait réexaminer ses projets de système de défense antimissile en Europe si l’Iran mettait fin à ce que les officiels américains considèrent comme une volonté de d’acquérir des armes nucléaires.

Il s’agissait là d’un ultimatum adressé directement à la Russie : « Aidez-nous à intimider l’Iran ou nous installerons nos missiles à votre frontière. » Là encore, la vrai question est la suivante : « Si le système de défense antimissile européen vise à empêcher les ogives nucléaires iraniennes d’atteindre les États-Unis, pourquoi les place-t-on en Pologne plutôt qu’en Allemagne, au Royaume Uni ou en France ? Ou en Islande ? Ou encore au Canada ? De toute évidence, le système de défense antimissile européen en Pologne menace la Russie et c’est pourquoi il est devenu un jeton de négociation dans la joute géopolitique pour le Moyen-Orient et le Caucase. Hillary (qui possède vraisemblablement une expérience considérable en politique) l’a finalement admis.

Le roulement de tambours continue face à l’Iran, ce n’est qu’une question de temps avant le déclanchement des hostilités.

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

Par JP, 14 avril 2010 15 h 15 min

Voici l’annonce pour la 78e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3340) le mercredi 21 avril prochain à 19h. Soyez-y, j’y serai!

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

8 mai 1945, les troupes nazies déposent les armes. C’est la fin de la deuxième guerre mondiale qui aura fait 52 millions de victimes. L’Europe est en ruine et son économie dévastée. La lune de miel entre les forces alliés et Staline sera de courte durée. Supputant la présence d’éléments communistes dans l’appareil gouvernemental américain, le président Harry Truman signe le 21 mars 1947 l’ordre exécutif #9835 surnommé «The Loyalty Order» pour enquêter sur 3 millions de fonctionnaires. C’est le début d’une vaste chasse aux sorcières rouges à l’ouest.

Le 26 juillet 1947, Truman signe le National Security Act, charte fondatrice de la CIA et de la doctrine Truman qui marque le début d’une guerre froide entre l’ouest et l’est sur fond de paranoïa. La même année à Hollywood, la Motion Picture AssoCIAtion of America s’associe au FBI pour mettre en place une liste noire des artistes pro-communistes. Pour sauver l’Europe de la faillite, Washington lance en juin 1947 un vaste plan d’aide économique (17 milliards $) surnommé Plan Marshall. En réalité, le Plan Marshall sert d’antidote au plan russe, le Kominform, qui répand ses idéologies marxistes partout en europe et menace les intérêts anglo-américains.

En 1948, le gouvernement britannique met en place l’Information Research Department (IRD) et Washington instaure l’Office of Policy Coordination (OPC) pour diriger des opérations clandestines à l’étranger contre les soviétiques. C’est le début d’une guerre psychologique souterraine contre Moscou sur fond d’idéologies.

En 1949, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est créée pour servir de cordon sécuritaire à l’endiguement des forces du Pacte de Varsovie de Staline. La stratégie de la tension est à son paroxysme à l’ouest comme à l’est. Pour gagner la bataille des idées, la CIA finance en 1949 la création du Comité national pour une Europe libre dirigé par l’espion Carmel Offie de l’OPC.

En 1950, la CIA finance la création du Congrès pour la liberté de la culture (nom de code QKOPERA) dirigé par l’espion Michael Josselson de l’OPC. Josselson va recruter d’anciens intellectuels communistes (André Malraux, Denis de Rougemont, Arthur Koestler, André Gide, Raymond Aron, Bertrand Russell, Michael Polanyi, etc.) pour mener une kabbale idéologique contre le dieu des ténèbres, le satan athéiste marxiste, au nom de la liberté d’expression. Pour financer cette gigantesque campagne de propagande, la CIA va détourner des millions $ du Plan Marshall qu’elle fera transiter par les 170 fondations privées qui lui servent de couverture (Rockefeller, Ford, Asia, Fairfield, etc).

En 1950 aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy lance une campagne de peur rouge. Le McCarthisme se déchaîne et traque les ennemis communistes sans discernement. La même année, le Comité national pour une Europe libre lance Radio Free Europe pour diffuser en 16 langues, partout en europe, la propagande anticommuniste.

En avril 1951, le président Truman autorise la création du Psychological Strategy Board (PSB), un projet Orwellien permettant à la CIA d’utiliser les élites de chaque pays étranger pour mener sa guerre psychologique discrètement sans mettre en cause Washington. Le PSB est en réalité un gouvernement invisible des élites pour le maintien du statu quo socio-politique financé par la CIA.

En mai 1952, le PSB lance l’opération Packet dont la mission secrète consiste à soudoyer des politiciens, journalistes, syndicalistes, artistes, écrivains, professeurs et scientifiques étrangers pour la promotion des intérêts américains et la libre entreprise. En juin 1954, la CIA et le vatican financent l’opération clandestine Bible Balloon qui consiste à larguer 10 000 ballons contenant des bibles derrière le rideau de fer. Les voies du $aigneur sont impénétrables mais pas pour l’alliance atlantique de la $ainte trinité CIA-OTAN-MI6.

Découvrez les cassandres idéologiques de la guerre froide, des écrivains-espions membres d’un escadron de la vérité qui, pour fortune et gloire, ont pris la plume financée par les services secrets à l’ouest pour défendre les intérêts supérieurs d’une coterie élitiste WASP…

Assistez à la 78ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).

Date : mercredi 21 avril 2010
Local : sh-3340
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : (514)392-0095 ou perronb@sympatico.ca

Shadow Secret

Par Fred, 18 février 2010 16 h 10 min

Vidéo au sujet des liens louches des services secrets avec des terroristes (en anglais).

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