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Épisode 42 – L’assaut migratoire contre le Québec

Par JP, 15 septembre 2011 15 h 08 min

La tour de Babel du multiculturalisme

La 42e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la morte lente du nationalisme Québécoise, l’assaut migratoire et l’accord commercial Québec-Chine.

L’émission a été enregistrée lundi le 12 septembre 2011.

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Source et documentation:

  • Annonces:
    • Lancement du nouveau livre de l’historien Éric Bédard, « Recours aux sources« . Une table ronde aura lieu autour de la sortie du livre le 29 septembre prochain, de 17h30 à 19h30, à la Librairie Gallimard (3700 boulevard Saint-Laurent, Montréal).
    • Manifestation devant le consulat d’Israël à Montréal à 14h30 le dimanche 18 septembre 2001.
  • Obama sur le grill:
    • L’allocution de Barack Obama à Ground Zero à New York pour le dixième anniversaire du 11 septembre débordait de rhétorique biblique et intégriste, digne des pires années de George W. Bush… ou est la gauche laïque pour s’insurger contre un tel excès religieux?
  • Immigration, francophonie et identité nationale:
    • Les francophones minoritaires dans la grande région métropolitaine en 2031?
    • L’appel au calme de Jean Charest.
    • Taux d’immigration au fil des gouvernements dans le Québec moderne. L’immigration de masse a toujours servie au Parti Libéral et Lucien Bouchard est le seul chef péquiste qui a augmenté les taux d’immigration.
    • Rapport du vérificateur général du Québec sur l’immigration (2010): deux fois trop et non-intégration!
    • Robert Putnam et les problèmes de la « diversité« .
    • Daniel Weinstock, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éthique et philosophie politique au Département de philosophie de l’Université de Montréal, est favorable au voile islamique et à la charia.
    • Le Vice-président israëlien, Avigdor Lieberman, désire un « échange de territoire » pour les Palestiniens.
    • Le PLQ veut réduire les taux d’immigration au Québec. Même chose pour la CAQ, l’ADQ et, maintenant, le PQ… Croyez-vous que Jean-Martin Aussant se sent plus isolé d’avoir été « dérangé » par la position du Parti indépendantiste sur l’immigration, qui a toujours voulu réduire le seuil à 20 000 par année (le plus bas de tous les partis enregistrés au Québec)?
    • La main tendue de Benoît Charrette:
    • Un éditorial à lire absolument de Christian Rioux sur la lente mort du nationalisme Québécois: « Le sexe des anges« .
  • Accord d’échange économique Québec-Chine:
  • Des communistes brulent un drapeau américain au centre-ville de Montréal… on est loin des actions posées par le peuple égyptien, qui a brulé l’ambassade israélienne au Caire. Ça n’a pourtant pas empêché certains réactionnaires Québécois de monter aux échafauds pour dénoncer cette action… mais pas d’autres.

Calomnie médiatique et guerres intestines

Par JP, 27 novembre 2010 19 h 29 min

Je reproduis ici la réponse ouverte de Jean-Roch Villemaire (un ancien Patriote de la semaine, le 28 octobre 2009) au journaliste du Devoir Antoine Robitaille et son article de salissage (« Lettre des «136» – Un signataire embarrassant pour Pauline Marois« ) au début du mois. Cette situation vaut la peine d’être mise en évidence puisque celle-ci démontre bien les techniques de désinformation et de character assassination utilisées par les médias de masse traditionnels ainsi que la bassesse des coups portés dans la « grande famille » souverainiste de soit-disant militants indépendantiste envers d’autres. Voici donc la lettre:

Dans un article publié le 4 novembre 2010, à propos de la lettre des «136», Le Devoir et le journaliste Antoine Robitaille me présentent comme un «signataire embarrassant pour Pauline Marois» et affirment erronément que je suis un «militant condamné pour vandalisme [qui] caresse des idées d’extrême droite». Permettez-moi de rétablir les faits: je n’ai jamais été condamné, je n’ai jamais commis d’actes de vandalisme et je ne caresse pas des idées d’extrême droite.

La justice m’a accordé une absolution inconditionnelle, ce qui est justement l’inverse d’une condamnation, après que j’eus enlevé une dizaine de pancartes électorales en anglais, à Gatineau, et que j’eus écrit «FLQ», «Québec libre» et «français» sur les vitres et l’enseigne du local des West Quebecers, une association qui fait la promotion de l’usage de l’anglais au Québec. Je n’ai ni détruit, ni mutilé gratuitement des œuvres d’art ou des équipements publics, comme le veut la définition du mot «vandalisme».

Compte tenu de l’inaction de l’État québécois devant les reculs du français, j’ai pris avec désintéressement la défense de mon peuple. Je suis coupable d’avoir écouté mon cœur et j’ai toujours assumé les conséquences de mes actes. Ainsi, j’ai accepté de verser 500 $ aux West Quebecers en guise de dédommagement pour le nettoyage de leurs vitres et le remplacement de leur enseigne, déjà marquée par d’autres graffiteurs avant moi. Contrairement à ce qu’affirme M. Robitaille, je n’ai pas été puni d’une amende.

Fidèles à leur orientation ultrafédéraliste, le journal Le Droit et le site Cyberpresse, de la société Gesca, m’ont forgé un personnage d’épouvante au moyen d’amalgames, de demi-vérités et de mensonges purs et simples. Dans leurs pages, je suis devenu intolérant, fasciste, xénophobe, antisémite, violent et, bien sûr, extrémiste. Une fois le personnage bien campé, il ne reste plus qu’à l’insérer au moment voulu dans la trame habituelle, qui vise à empêcher les Québécois de penser comme un peuple libre. Voici un exemple de déformation de mes propos par les journalistes du Droit.

Le 21 novembre 2008, le journaliste Patrick Duquette écrivait ceci: «[…] les seuls vrais Québécois sont les “Québécois de souche”. “Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français”, précise Jean-Roch Villemaire.» Or, voici ce que j’ai expliqué en réalité à M. Duquette:

«Je déplore qu’il n’existe pas de citoyenneté québécoise et que, par conséquent, et les immigrés, et les Québécois “de souche” ne sont que des citoyens canadiens. Dire que tous les gens qui habitent au Québec sont forcément des Québécois est aussi faux que dire que tous les gens qui habitent au Canada sont forcément des Canadiens. Des centaines de milliers de personnes habitent au Canada en tant que visiteurs, réfugiés ou résidents permanents et n’ont pas le droit de vote. Voilà pourquoi il faut créer une citoyenneté québécoise, de manière à ce que ce soit l’État québécois, et non l’État fédéral, qui décide qui a le droit de vote et qui est éligible au Québec.»

J’ai été très déçu lorsque Le Devoir a, lui aussi, agité comme un épouvantail le personnage fictif créé par les journalistes de Gesca. M. Robitaille a caricaturé grossièrement ma pensée en sélectionnant quelques bribes d’information peu représentatives et en rejetant tout le reste. Ayant déjà écrit quelques éphémères mots de sympathie à l’occasion du décès du politicien autrichien Jörg Haider, je caresserais automatiquement des idées d’extrême droite, selon M. Robitaille. L’intérêt que j’ai pu porter aux mouvements nationalistes dans le monde est devenu une tare indélébile sous la plume des journalistes en mal de sensationnalisme.

Quoique des déclarations de M. Haider aient pu soulever la controverse et quoique je n’aie aucunement l’intention de faire son apologie, il n’était ni un criminel, ni un dictateur et était très aimé d’une grande partie de ses concitoyens. Ce n’est certainement pas le cas de tous les politiciens canadiens, parmi lesquels figurent beaucoup de gens à la moralité très douteuse qui ne servent pourtant pas de prétexte pour jeter l’opprobre sur leurs sympathisants.

En effet, le gouvernement du Canada, libéraux et conservateurs confondus, ne s’est jamais excusé pour avoir fait emprisonner près de cinq-cents civils innocents en 1970, sans aucune justification. Il ne s’est pas excusé non plus pour avoir récidivé avec un millier d’arrestations arbitraires et souvent brutales lors du sommet du G20 de juin 2010.

Le gouvernement du Canada appuie inconditionnellement les activités terroristes d’Israël, notamment contre les Palestiniens et les Libanais. Il est soupçonné d’avoir collaboré à la torture de prisonniers de guerre en Afghanistan. Il a livré Maher Arar en pâture aux sous-traitants syriens de la CIA. Il a participé à la détention et la torture d’un enfant-soldat, Omar Khadr. Il a laissé Abousfian Abdelrazik, un citoyen canadien innocent, moisir pendant six ans au Soudan. Il collabore gentiment avec Paul Kagame, dictateur rwandais accusé récemment du massacre de centaines de milliers de Hutus en RDC. Avec les fameux certificats de sécurité, il arrête, détient et harcèle des gens, puis les menace de les expulser du pays, sans jamais leur faire connaitre les raisons de ces mesures.

Le comportement du gouvernement du Canada étant parfois digne d’un régime totalitaire, les amis Facebook de Stephen Harper risquent-ils bientôt d’être taxés d’intolérance, de racisme et d’extrémisme par M. Robitaille?

Si M. Robitaille avait vraiment voulu se renseigner à mon sujet, il n’avait pas besoin que je l’appelle. Il aurait pu trouver facilement, dans ma page Facebook, dans le site Internet Vigile (vigile.net) ainsi que dans l’édition papier du Droit du 24 octobre 2009[1], une lettre intitulée «Inacceptable vous-même!», qui constitue ma réplique à un éditorial calomnieux écrit à mon sujet par Pierre Jury, un autre journaliste de Gesca. Il aurait pu lire notamment le passage suivant, beaucoup plus révélateur de mes opinions que l’inquisition à laquelle il s’est livré[2]:

«Alors, qu’est-ce que le nationalisme? C’est la solidarité et le désir de justice sociale pour les siens, y compris ceux qui se joignent à la nation par l’immigration. Je suis à des années-lumières des idéologies répugnantes, comme le nazisme, motivées par la haine de l’autre. Ma dénonciation de certaines pratiques d’immigration n’est pas inspirée par un sentiment xénophobe; je critique plutôt l’exploitation de la misère par la mondialisation sauvage. Je suis solidaire des populations autrefois victimes du colonialisme et aujourd’hui écrasées par le capitalisme néocolonial. Les affiliations que me reproche Le Droit relèvent au mieux de l’ignorance, au pire de la calomnie. Tant qu’à vouloir me coller des étiquettes, il serait plus honnête d’associer ma démarche politique à des figures contemporaines qui m’inspirent vraiment, comme Hugo Chavez et Evo Morales, ou à des figures historiques comme Che Guevara, Patrice Lumumba et Malcolm X. Extrême-droite, dites-vous?»

[1] Les écrits diffamatoires à mon sujet ont tous été publiés non seulement dans l’édition papier du Droit, mais également par Cyberpresse, ce qui n’est pas le cas de ma réplique.

[2] Avant de fermer ma page Facebook, j’y comptais environ un millier d’amis, sur lesquels je n’ai pas fait systématiquement enquête. M. Robitaille dit avoir trouvé parmi eux des gens qu’il qualifie de néofascistes? S’il avait cherché un peu, il y aurait vu également des personnes qui se situent nettement à gauche sur l’échiquier politique.

Épisode 3 – Conférence de Montréal, identité nationale et l’après-manif contre le Prince Charles

Par JP, 20 novembre 2009 12 h 05 min

Le troisième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. L’émission a été enregistrée le dimanche 15 novembre 2009.

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Sources et documentation

Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.

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