La 36e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la journée nationale des Patriotes et son détournement par certains médias et groupes politique. Aussi: le lobby juif frappe encore, Layton la girouette et les armées privées et continentales.
L’émission a été enregistrée mardi le 24 mai 2011.
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Yves Archambault, propriétaire de la boutique Le Marcheur et important donateur au Parti Libéral du Québec, se sent menacé d’avoir eu à endurer l’ultime horreur de se taper quelques personnes huer sa boutique pendant moins de 10 secondes… Wow.
Cette semaine, le Prix Alexandre Boulerice (pour le soit-disant souverainiste s’étant le plus démarqué dans un parti fédéraliste) est décerné à Jean-François Larose, le nouveau député fédéral de Repentigny.
Jack Layton fait sa girouette sur la reconnaissance des résultats d’un référendum avec un ‘oui’ gagnant à 50% + 1.
Selon Vic Toews, le ministre canadien de l’(in)sécurité privée, l’armée canadienne ferait compétition au privé pour enlever les sacs de sable pour contrer la crue des eaux en Montérégie.
La Fédération étudiante collégiale du Québec s’oppose à un possible couvre-feu pour les jeunes conducteurs.
Dans la course folle pour célébrer la « mort » (encore) du Bonhomme Sept Heures américain Oussama Ben Laden, le Parti Québécois et l’Action Démocratique du Québec se sont entrechoqués cette semaine lors d’une motion visant à savoir quel parti était le plus mâle alpha en ce qui a trait au terrorisme. Ce que dit la motion:
L’Assemblée nationale rappelle que «le Québec a été et continuera d’être un allié de l’ensemble de la communauté internationale en matière de sécurité et plus particulièrement face à la menace terroriste».
Elle salue aussi «la persévérance des États-Unis et de ses alliés dans la recherche d’une plus grande sécurité à l’échelle mondiale».
Enfin, elle «souligne l’importance de demeurer vigilant et réitère son appréciation de la contribution des Québécoises et des Québécois déployés en Afghanistan».
Problem, Israel?
Beau discours souverainiste assumé… On voit qu’on travaille très fort à l’Assemblée nationale présentement, avec tout ces «jeux de coulisses»! Heureusement, il y a encore UN député au Québec qui est lucide et qui ne se laisse pas berner – Amir Khadir:
L’Assemblée nationale a finalement souligné l’assassinat d’Oussama ben Laden par une motion, mais Amir Khadir a rompu l’unanimité en votant contre.
Le député de Québec solidaire a jugé le libellé de la motion trop proche de la rhétorique de l’ancien président George Bush et de Sarah Palin.
Alex Salmond
Bravo! Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, Alex Salmond (le chef du parti nationaliste et indépendantiste Scottish National Party, qui a récemment remporté d’importantes élections) n’a pas froid aux yeux pour un sujet connexe – Israël:
First Minister Alex Salmond supported economic sanctions against Israel. He described Israel’s massacre of nine Mavi Marmara passengers as an “atrocity on the high seas” and put Israel firmly beyond the pale. “This has implications for example in trading relationships—you can’t have normal relationships if you believe another country has been involved in what Israel has been involved in.”
Le Parti Québécois ferait bien de prendre note de cette conjoncture: les électeurs Québécois en ont plein le cul de la petite politique facile des vieux partis (l’élection du NPD la semaine dernière le prouve) et pourraient fort bien décider de sortir les viandes aux élections provinciales dans deux ans. La majorité de la classe politique Québécoise – proche d’Israël, du mondialisme et du consensus de Washington – prouve encore une fois qu’elle est complètement déconnectée de la réalité et de la pensée du peuple, qui n’approuve PAS de cette guerre bidon contre le terrorisme, qui ne profite qu’à Israël. Heureusement pour nous, Amir Khadir est présent pour rappeler à nos soit-disant « zélites » ce qu’il en est et prouve, encore une fois, qu’il est le meilleur politicien de l’histoire moderne du Québec.
C’est du moins ce que pense l’ancienne Première dame Étatsunienne Laura Bush dans son livre « Spoken From The Heart ». Un extrait sur CNN.com :
« Nearly a dozen members of our delegation were stricken, even George, who started to feel sick during an early morning staff briefing, » Mrs. Bush writes. « [O]ne of our military aides had difficulty walking and a White House staffer lost all hearing in one ear. Exceedingly alarmed, the Secret Service went on full alert, combing the resort for potential poisons. »
« George felt so ill that he met with [French President Nicolas] Sarkozy and did not even stand up to greet him, » she continues, adding later, « We never learned if any other delegations became ill, or if ours, mysteriously, was the only one. »
Note aux protagonistes : la prochaine fois, engagez-donc des tueurs professionnels et pas des amateurs pour faire la sale besogne comme il faut!
Officiellement, la guerre froide s’est terminée avec la chute du mur de Berlin en 1989. Dans la réalité, la propagande et la guerre continuent sans arrêt et ceci est réfleté dans nos médias de masse qui se font les putes officielles de nos gouvernements (un problème qui existe ici et à l’étranger). Une série de développements dans les dernières heures nous forcent à l’évidence.
L’illusion START
L’accord START (STrategic Arms Reduction Treaty, ou Traité de réduction des armes stratégiques), signé par l’URSS et les USA en 1991, devait limité le nombre d’ogives nucléaire en circulation des deux grandes puissances. L’accord prenait fin l’an dernier mais les chefs d’état Américain et Russe signaient aujourd’hui même un nouveau START (avec, en toile de fond, de la propagande de peur du terrorisme):
Moscou et Washington s’engagent à réduire le nombre de leurs ogives nucléaires à 1 550 chacun, soit une baisse de 74% par rapport à la limite du traité START, acronyme de «Strategic Arms Reduction Talks» (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques), accord signé en 1991, mais arrivé à échéance fin 2009.
[...]
Le «nouveau START» traduit l’obsolescence de l’«équilibre de la terreur», mais aussi les nouvelles réalités géopolitiques, où les armes nucléaires sont inopérantes face aux menaces d’attentats meurtriers à New York ou Moscou.
Or, ceci n’est que poudre aux yeux; comme le note le Centre de recherche sur la mondialisation, le décompte des armes est trompeur:
Selon le Bulletin of the Atomics Scientists, les Etats-Unis possèdent 5.200 têtes nucléaires opérationnelles, soit toujours utilisables ; la Russie, 4.850. En plus de celles-ci, les deux puissances possèdent au total 12.350 têtes non opérationnelles (mais non encore démantelées). Le nouveau START ne limite pas le nombre de têtes nucléaires opérationnelles contenues dans les arsenaux. Il établit seulement une limite pour les « têtes nucléaires déployées », soit celles qui sont prêtes au lancement, installées sur des vecteurs stratégiques de portée supérieure à 5.500 Kms : des missiles balistiques intercontinentaux avec une base à terre, des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins, et depuis des gros bombardiers.
Mais, tandis que les têtes de missiles sont comptées à la pièce, chaque gros bombardier est compté comme une seule pièce même s’il en transporte beaucoup plus. Un B-52 – rappelle le New York Times (30 mars 2010)- transporte 14 missiles de croisière et 6 bombes nucléaires. Ainsi, sur la base d’un compte partiel, le Département d’Etat estime que les USA ont actuellement 1.762 têtes nucléaires déployées sur 798 vecteurs ; la Russie, 1.741 sur 566 vecteurs. Le nouveau START permet à chacune des deux parties de conserver 1.550 têtes nucléaires déployées, soit un nombre à peine inférieur (10% environ) à l’actuel, et un nombre de vecteurs substantiellement inchangé : 800 chacun, dont 700 prêts au lancement à tout instant. Un potentiel destructif capable de balayer l’espèce humaine et quasiment toute autre forme de vie sur la Terre.
Pendant que la plèbe se rejoit de cette décision des deux grandes puissances, celles-ci continue leurs guerres secrètes par proxy.
L’Alliance Russo-Vénézuelienne
D’un coté, nous avons une continuation du positionnement géostratégique Russe contre son ennemi juré, les États-Unis; le Kremlin veut aider le Vénézuela (lui aussi, ennemi des USA – surprise, surprise) à « développer son industrie aérospatiale » (c’est-à-dire, encourager et surement financer un programme d’armes de l’espace pour contrecarrer l’hégémonie Américaine dans ce domaine):
«Nous pourrions même installer ici un lanceur de satellites et une usine. Nous le faisons déjà avec la Chine, mais la Russie nous offre le soutien pour que le Venezuela développe sa propre industrie» aérospatiale, a déclaré jeudi soir le président vénézuélien Hugo Chavez, sans davantage de précisions.
Chavez, qui ne serait qu’un autre dictateur de gauche s’il n’avait pas des ressources pétrolifères à sa disposition, sais très bien jouer le jeu et s’est s’entourer d’alliés utiles pour se maintenir au pouvoir.
Kirghizistan
…Et du l’autre côté, nous avons la « révolution » au Kirghizistan, qui n’est en fait que la réplique Russe à la fausse « révolution des tulipes » d’il y a cinq ans. Ces évènements, récents et passés, non rien de similaire avec des révolutions authentiques – celle en 2005 faisait partie de la séries des « révolutions de couleurs » en Asie centrale qui étaient supportés et financés par le front légitime de la CIA, le National Endowment For Democary et ses tentacules comme la Freedom House, et la plus récente, des derniers jours, semble être la réponse de Moscou à la première:
Quel rôle Moscou a-t-il joué dans le violent soulèvement populaire contre le pouvoir au Kirghizistan? La Russie a-t-elle fait exprès d’affaiblir la relation entre les États-Unis et l’un de leurs alliés les plus stratégiques dans cette région?
Après tout, «Moscou a tout à gagner et Washington tout à perdre» dans ce sanglant épisode, remarque Le Time jeudi matin. Les Américains y possèdent une base militaire cruciale pour leurs opérations en Afghanistan, que les Russes rêvent de voir disparaître, jugeant d’un très mauvais oeil cette présence américaine dans les territoires de l’ex-république soviétique.
Or, si le président Bakiev semblait plutôt favorable aux Américains, le leader du soulèvement kirghize s’est empressé d’affirmer mercredi qu’il avait le soutient de Moscou. Vladimir Poutine a toutefois nié par la suite toute implication de son gouvernement et s’est dit «surpris» des événements.
At the press conference in Bishkek, the Kyrgyz Prime Minister also said he had spoken on Tuesday with the Russian ambassador to Kyrgyzstan and urged him to rein in the negative coverage of Kyrgyzstan in the Russian press. Indeed, the shifting attitudes in Russia toward the Kyrgyz leadership were felt weeks ago, when several broadcasters and newspapers in Russia began airing scathing attacks against Bakiev’s government. Among them, the state-run radio station Golos Rossii, or Voice of Russia, said the Kyrgyz government had « shown itself to be totally ineffective » in a report on March 24, apparently timed to the fifth anniversary of the Tulip Revolution.
Constatation intéressante : dans le vidéo ci-dessous, certains des participants dans la foule sont lourdement armés d’armes d’assault qui semble neuve… Le Kirghizistan est un pays TRÈS pauvre; c’est difficile de croîre que de simple citoyens pourraient se payer des armes de telle qualité (et qui ne semblent pas dater de l’époque soviétique). Financement possible de l’extérieur? À voir:
De l’autre côté du rideau (de fer), on voit les troupes gouvernementales tirer sur tout ce qui bouge (vers 0:46):
Il ne faut pas se faire d’illusions – la guerre froide ne s’est jamais réellement terminée entre les États-Unis et l’Union Soviétique/Fédération Russe. Nous avons de beaux exemples qui appuient cette thèse depuis quelques jours.
Benoit Perron et JP des Fils de la liberté lors du tournage de "The Other Side of the Conspiracy Coin", été 2009
Le chercheur hors-pair Benoit Perron donne sa 76ième conférence ce soir à l’UQAM. J’y serai et j’espère vous y voir aussi! Voici l’information sur la conférence tel qu’envoyé par courriel:
PROMIS & le gouvernement secret américain (1990-2010)
Le 2 août 1990, l’armée irakienne de Saddam Hussein envahit le Koweit. C’est le début de la seconde guerre du golfe. Aux États-Unis, le journaliste Danny Casolaro enquête sur l’affaire Inslaw, une compagnie informatique de Washington dont le logiciel révolutionnaire Prosecutor’s Management Information System – PROMIS – aurait été volé par les services secrets américains en 1976. Le président républicain George Bush Sr. lance l’Opération Tempête du Désert en Irak le 17 janvier 1991. La même année, le corps inerte de Danny Casolaro est retrouvé dans sa chambre d’hôtel en Virginie le 10 août tandis que la Bank of Credit & Commerce International – BCCI, la tirelire de la CIA et la planque des potentats en cheville avec la CIA – dépose son bilan : une faillite frauduleuse de 20 milliards $.
En 1992, le gouverneur démocrate de l’Arkansas, Bill Clinton, remporte les élections présidentielles grâce aux millions $ de son bienfaiteur de l’Arkansas; Jackson Stephens du Stephens Group. Depuis les années 80, le holding financier de Stephens, Investark Bankshares, trempe dans un gigantesque trafic d’armes et de cocaÏne colombienne avec des membres des services secrets américains (Oliver Nort, Richard Secord, Barry Seal) qui utilisent l’aéroport de Mena, Arkansas comme plaque tournante. c’est la Mena Connection.
Le 20 juillet 1993, le corps de l’avocat Vincent Foster est trouvé mort dans sa voiture en Virginie avec une balle dans la tête. Foster travaillait pour Rose Law Firm de Little Rock, Arkansas avec l’avocate Hillary Clinton, l’épouse du président Clinton.
En 1995, les médias américains revèlent que la firme informatique Systematics, fondée par le Stephens Group en 1968, a piratée illégalement le logiciel PROMIS pour la National Security Agency (NSA) avec la complicité de Webster Hubbell (#3 du Département de la justice, le DOJ).
Le 3 juin 1997, les faucons américains William Kristol, Robert Kagan et Bruce Jackson fondent à Washington le think tank conservateur Project for the New American Century, le PNAC. Parmi les directeurs du PNAC se trouvent des personnages clés du scandale de l’Irancontragate (1986), dont Richard Armitage, Richard Allen et Elliott Abrams. Le PNAC fait pression sur l’administration Clinton pour qu’elle augmente le budget du Pentagone et envahisse l’Irak sur fond d’idéologies concernant les armes de destruction massive irakiennes.
En 1999, la CIA fonde In-Q-Tel, un fonds spéculatif à but non lucratif pour le financement de compagnies américaines spécialisées dans les technologies de pointe. Le républicain George Bush Jr est élu président des États-Unis en novembre 2000 sur fond d’irrégularités en Floride. Bush Jr nomme Armitage et Abrams à des postes de conseillers pour la sécurité nationale. Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 incitent la CIA à mettre en place le Worlwide Attack Matrix tandis que la NSA met en place un vaste système d’interception des signaux électroniques (SIGINT); le Terrorist Surveillance Program.
Le 25 novembre 2002, le gouvernement Bush Jr crée le Department of Homeland Security (DHS) pour contrer d’éventuelles attaques terroristes en sol américain. Les États-Unis envahissent l’Irak le 20 mars 2003. C’est la troisième guerre du golfe. En 2005, le faucon Michael Chertoff est nommé secrétaire du Homeland Security tandis que Porter Goss, un agent de la CIA ayant participé aux opérations clandestines contre Castro, est nommé directeur de la CIA. En 2009, Chertoff fonde the Chertoff Group, une firme de consultation travaillant main dans la main avec la CIA/NSA/DHS dans la lutte au terrorisme.
Entrez dans l’univers parallèle des faucons de la guerre au terrorisme, les guerriers de l’ombre de la démocratie clandestine en phase avec les intérêts du big business…
Assistez À la 76ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).
Date : mercredi 24 février 2010 Heure : 19h00 Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke (200 Sherbrooke ouest, métro Place-des-Arts) Local : SH-3340 Admission générale : 15$ Info : (514) 392-0095 ou perronb@sympatico.ca
Le sixième épisode des Fils de la Liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. L’émission a été enregistrée le lundi 11 janvier 2010.
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Les liens avec une astérisque (*) sont en anglais.
Patriote de la semaine : Lhasa. Débat identitaire, capital politique et changement de la donne médiatique (un blogue confirme son décès avant les « médias traditionnels »); au dela de ça, une artiste talentueuse est morte.