Al Gore sait qui est son maître au Canada
Il y a deux jours, je mentionnais sur le site que Al Gore recevait une contribution financière de la part de Investors Group, une filiale de l’abominable Power Corporation… ce qui semble clouer le bec à Gore pour ce qui est de certains sables bitumineux Albertains (emphase ajoutée) :
Invité à Montréal grâce à la participation financière de Power Corporation, Al Gore a été beaucoup moins incisif à l’endroit du Canada que lors de sa visite à Toronto, en novembre dernier, alors qu’il avait semoncé le gouvernement Harper et qualifié l’exploitation des sables bitumineux de «l’une des plus sérieuses menaces pour l’espèce humaine.»
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Mais, cette fois-ci, il s’est bien gardé de critiquer le gouvernement canadien, qui défend à l’échelle inter nationale son industrie pétrolière basée sur les sables bitumineux.
Il faut dire que l’ex-vice-président a été présenté par nul autre qu’André Desmarais, co-chef de la direction de Power Corporation, une entreprise qui a des intérêts dans l’exploitation des sables bitumineux albertains, via ses investissements et sa position au conseil de la pétrolière Total.
M. Desmarais, qui a parlé de ses «nombreuses rencontres» avec Al Gore, a même fait un plaidoyer pour la survie de la planète. «Nous sommes conscients que la qualité de l’environnement est cruciale pour l’avenir de notre planète [] Notre survie en dépend», a-t-il dit.
Le mouvement environnementaliste représente des gros sous; ne serait-ce que pour cette raison, il est nécessaire de remettre en question les conclusions de ce supposé « débat clôt » sur le réchauffement planétaire (un peu comme le 11 septembre 2001 et l’assassinat de Kennedy, deux autres « débats clôts », officiellement).
Follow the money!
Cinq mois après avoir dit que l’exploitation des sables bitumineux était «l’une des plus sérieuses menaces pour l’espèce humaine», Al Gore revient à Montréal avec l’aide financière d’Investors Group, une filiale de Power Corporation, qui est indirectement impliquée dans l’industrie pétrolière albertaine. Une contradiction notée par certains groupes écologistes.