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Épisode 37 – La super-crise mondiale

Par JP, 2 juin 2011 13 h 53 min

La 37e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la super-crise mondiale, les révolutions citoyennes, l’absence de débat sur l’immigration au Québec et l’importance relative de certains génocides.

L’émission a été enregistrée lundi le 30 mai 2011.

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La CIA & les fondations privées bona fide

Par JP, 28 septembre 2010 23 h 33 min

Voici l’annonce pour la 81e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3580) le mercredi 29 septembre à 19h. Soyez-y!

La CIA & les fondations privées bona fide

ford-foundation-logoEn 1890, le sénateur républicain John Sherman de l’Ohio s’attaque au pouvoir excessif d’un puissant trust en situation de quasi-monopole; le Standard Oil Trust, fondé en 1870 par le baron du pétrole John D. Rockefeller. Le 5 mai 1911, le Sherman Anti-Trust Act force le démantèlement de l’empire Rockefeller en 34 entités distinctes. Les puissants barons industriels surnommés «barons voleurs» sont aux abois. Pour placer leur imense fortune à l’abri des lois de l’impôt du trésor américain, les barons voleurs fondent des fondations privées de bonne foi (bona fide).

À New York en 1911, le baron de l’acier Andrew Carnegie, qui a fait fortune à Pittsburgh avec la Carnegie Steel Company (renommée U.S. Steel), fonde la Carnegie Corporation Of New York avec une mise de fonds initiale de 135 millions $. Deux ans plus tard, à New York, le baron voleur le plus riche des états-unis, John D. Rockefeller, fonde la Rockefeller Foundation. Parmi ses directeurs, on retrouve John Davis (président fondateur du Council On Foreign Relations – CFR), John Foster Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell), John McCloy (CIA), Robert Lovett (Skull & Bones, CIA, banque Brown Brothers Harriman), Charles Fahs (CIA), Chadbourne Gilpatrick (CIA), etc. La Rockefeller Foundation finance le Museum Of Modern Art (MOMA), fondé en 1929 à New York par le clan Rockefeller et dirigé par Nelson Rockefeller qui supervise le Comité de coordinaton des affaires inter-américaines, le réseau d’espionnage du président américain Roosevelt en Amérique latine durant la Seconde guerre mondiale.

En 1917, à New York, le baron du cuivre qui a fait fortune dans l’industrie de l’armement, Cleveland H. Dodge, fonde sa fondation privé qui se spécialise dans le financement d’institutions éducatives et d’ONG actives au Moyen-Orient. Henry Ford, baron de l’automobile (Ford Motor Company), fonde à New York en 1936 sa propre fondation privée. Les directeurs de la Ford Foundation sont John McCloy (CIA), Richard Bissel (IA), Allen Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell – CIA), Tracy Barnes (CIA), etc. La Ford Foundation finance de nombreux organisme dont le CFR, Congrès pour la liberté de la culture (organisation-écran fondée par la CIA en 1950 pour mener une guerre froide culturelle souterraine contre le communisme partout sur la planète), etc. En réalité, la Ford Foundation collabore étroitement avec la CIA dès 1947 pour le fiancement des opérations clandestines en Europe et en Amérique latine.

En février 1957, la Ford Foundation verse 30 000$ au groupe Bilderberg pour financer la réunion annuelle de ses membres cooptés réunis pour la première fois aux États-Unis dans les Îles St-Simons en Georgie dans un hôtel appartenant au magnat financier David Rockefeller (Chase Manhattan Bank).

En 1973, les bureaux de la Ford Foundation au Chili serviront de qartier général pour les agents de la CIA impliqués dans le coup d’état contre le président Salvador Allende. Le baron des médias Henry Luce (Skull & Bones), fondateur de Time Incorporated (Time Magazine, Fortune, Life Magazine, Sports Illustrated, etc.), crée the Henry Luce Fondation en 1936 à New York qui finance notamment The Asia Foundation (une fondation-conduit de la CIA fondée en Californie en 1951), CFR, American Jewish Committee, Congrès pour la liberté de la culture, etc.

Découvrez les cinq chevaux de troie des services secrets américains, les fondations de premier plan qui ont privatisé la politique étrangère de washington au profit d’une coterie élitiste philanthropoïde…

Date : mercredi 29 septembre 2010
Local : SH-3580
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : 514-392-0095 ou perronb@sympatico.ca

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

Par JP, 14 avril 2010 15 h 15 min

Voici l’annonce pour la 78e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3340) le mercredi 21 avril prochain à 19h. Soyez-y, j’y serai!

CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)

8 mai 1945, les troupes nazies déposent les armes. C’est la fin de la deuxième guerre mondiale qui aura fait 52 millions de victimes. L’Europe est en ruine et son économie dévastée. La lune de miel entre les forces alliés et Staline sera de courte durée. Supputant la présence d’éléments communistes dans l’appareil gouvernemental américain, le président Harry Truman signe le 21 mars 1947 l’ordre exécutif #9835 surnommé «The Loyalty Order» pour enquêter sur 3 millions de fonctionnaires. C’est le début d’une vaste chasse aux sorcières rouges à l’ouest.

Le 26 juillet 1947, Truman signe le National Security Act, charte fondatrice de la CIA et de la doctrine Truman qui marque le début d’une guerre froide entre l’ouest et l’est sur fond de paranoïa. La même année à Hollywood, la Motion Picture AssoCIAtion of America s’associe au FBI pour mettre en place une liste noire des artistes pro-communistes. Pour sauver l’Europe de la faillite, Washington lance en juin 1947 un vaste plan d’aide économique (17 milliards $) surnommé Plan Marshall. En réalité, le Plan Marshall sert d’antidote au plan russe, le Kominform, qui répand ses idéologies marxistes partout en europe et menace les intérêts anglo-américains.

En 1948, le gouvernement britannique met en place l’Information Research Department (IRD) et Washington instaure l’Office of Policy Coordination (OPC) pour diriger des opérations clandestines à l’étranger contre les soviétiques. C’est le début d’une guerre psychologique souterraine contre Moscou sur fond d’idéologies.

En 1949, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est créée pour servir de cordon sécuritaire à l’endiguement des forces du Pacte de Varsovie de Staline. La stratégie de la tension est à son paroxysme à l’ouest comme à l’est. Pour gagner la bataille des idées, la CIA finance en 1949 la création du Comité national pour une Europe libre dirigé par l’espion Carmel Offie de l’OPC.

En 1950, la CIA finance la création du Congrès pour la liberté de la culture (nom de code QKOPERA) dirigé par l’espion Michael Josselson de l’OPC. Josselson va recruter d’anciens intellectuels communistes (André Malraux, Denis de Rougemont, Arthur Koestler, André Gide, Raymond Aron, Bertrand Russell, Michael Polanyi, etc.) pour mener une kabbale idéologique contre le dieu des ténèbres, le satan athéiste marxiste, au nom de la liberté d’expression. Pour financer cette gigantesque campagne de propagande, la CIA va détourner des millions $ du Plan Marshall qu’elle fera transiter par les 170 fondations privées qui lui servent de couverture (Rockefeller, Ford, Asia, Fairfield, etc).

En 1950 aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy lance une campagne de peur rouge. Le McCarthisme se déchaîne et traque les ennemis communistes sans discernement. La même année, le Comité national pour une Europe libre lance Radio Free Europe pour diffuser en 16 langues, partout en europe, la propagande anticommuniste.

En avril 1951, le président Truman autorise la création du Psychological Strategy Board (PSB), un projet Orwellien permettant à la CIA d’utiliser les élites de chaque pays étranger pour mener sa guerre psychologique discrètement sans mettre en cause Washington. Le PSB est en réalité un gouvernement invisible des élites pour le maintien du statu quo socio-politique financé par la CIA.

En mai 1952, le PSB lance l’opération Packet dont la mission secrète consiste à soudoyer des politiciens, journalistes, syndicalistes, artistes, écrivains, professeurs et scientifiques étrangers pour la promotion des intérêts américains et la libre entreprise. En juin 1954, la CIA et le vatican financent l’opération clandestine Bible Balloon qui consiste à larguer 10 000 ballons contenant des bibles derrière le rideau de fer. Les voies du $aigneur sont impénétrables mais pas pour l’alliance atlantique de la $ainte trinité CIA-OTAN-MI6.

Découvrez les cassandres idéologiques de la guerre froide, des écrivains-espions membres d’un escadron de la vérité qui, pour fortune et gloire, ont pris la plume financée par les services secrets à l’ouest pour défendre les intérêts supérieurs d’une coterie élitiste WASP…

Assistez à la 78ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).

Date : mercredi 21 avril 2010
Local : sh-3340
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : (514)392-0095 ou perronb@sympatico.ca

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