La 41e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: nous passons en revue les inconsistances du rapport officiel du 11 septembre et ses conséquences, les raisons derrière la démission de Nathalie Normandeau et nous répondons aux courriels de nos auditeurs.
L’émission a été enregistrée mardi le 6 septembre 2011.
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Colloque #3 du Réseau Liberté-Québec: Forum sur l’éducation le 17 septembre 2011 au Holiday Inn à Laval.
11 septembre 2001:
Il y a bientôt dix ans, TROIS des tours du complexe du World Trade Center étaient détruites dans des attentats perpétrés par…?
Le très exécrable Henry Kissinger devait être en charge, initialement, de la commission d’enquête sur le 11 septembre aux États-Unis.
L’agent double Ali Mohamed aurait été l’auteur du premier attentat contre le WTF au début des années 90s; celui-ci était bien connu pour avoir travaillé avec le FBI, la CIA et Al-Qaeda.
Israël savait que quelque chose se préparait aux USA: un mois avant les attentats, l’état hébreux avertissait les américains qu’ils allaient être la cible d’une attaque d’envergure. La journée même des attentats, cinq agents des services de renseignement israéliens ont été pris la main dans le sac en train de filmer l’effondrement des tours.
Voici l’annonce pour la 81e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3580) le mercredi 29 septembre à 19h. Soyez-y!
La CIA & les fondations privées bona fide
En 1890, le sénateur républicain John Sherman de l’Ohio s’attaque au pouvoir excessif d’un puissant trust en situation de quasi-monopole; le Standard Oil Trust, fondé en 1870 par le baron du pétrole John D. Rockefeller. Le 5 mai 1911, le Sherman Anti-Trust Act force le démantèlement de l’empire Rockefeller en 34 entités distinctes. Les puissants barons industriels surnommés «barons voleurs» sont aux abois. Pour placer leur imense fortune à l’abri des lois de l’impôt du trésor américain, les barons voleurs fondent des fondations privées de bonne foi (bona fide).
À New York en 1911, le baron de l’acier Andrew Carnegie, qui a fait fortune à Pittsburgh avec la Carnegie Steel Company (renommée U.S. Steel), fonde la Carnegie Corporation Of New York avec une mise de fonds initiale de 135 millions $. Deux ans plus tard, à New York, le baron voleur le plus riche des états-unis, John D. Rockefeller, fonde la Rockefeller Foundation. Parmi ses directeurs, on retrouve John Davis (président fondateur du Council On Foreign Relations – CFR), John Foster Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell), John McCloy (CIA), Robert Lovett (Skull & Bones, CIA, banque Brown Brothers Harriman), Charles Fahs (CIA), Chadbourne Gilpatrick (CIA), etc. La Rockefeller Foundation finance le Museum Of Modern Art (MOMA), fondé en 1929 à New York par le clan Rockefeller et dirigé par Nelson Rockefeller qui supervise le Comité de coordinaton des affaires inter-américaines, le réseau d’espionnage du président américain Roosevelt en Amérique latine durant la Seconde guerre mondiale.
En 1917, à New York, le baron du cuivre qui a fait fortune dans l’industrie de l’armement, Cleveland H. Dodge, fonde sa fondation privé qui se spécialise dans le financement d’institutions éducatives et d’ONG actives au Moyen-Orient. Henry Ford, baron de l’automobile (Ford Motor Company), fonde à New York en 1936 sa propre fondation privée. Les directeurs de la Ford Foundation sont John McCloy (CIA), Richard Bissel (IA), Allen Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell – CIA), Tracy Barnes (CIA), etc. La Ford Foundation finance de nombreux organisme dont le CFR, Congrès pour la liberté de la culture (organisation-écran fondée par la CIA en 1950 pour mener une guerre froide culturelle souterraine contre le communisme partout sur la planète), etc. En réalité, la Ford Foundation collabore étroitement avec la CIA dès 1947 pour le fiancement des opérations clandestines en Europe et en Amérique latine.
En février 1957, la Ford Foundation verse 30 000$ au groupe Bilderberg pour financer la réunion annuelle de ses membres cooptés réunis pour la première fois aux États-Unis dans les Îles St-Simons en Georgie dans un hôtel appartenant au magnat financier David Rockefeller (Chase Manhattan Bank).
En 1973, les bureaux de la Ford Foundation au Chili serviront de qartier général pour les agents de la CIA impliqués dans le coup d’état contre le président Salvador Allende. Le baron des médias Henry Luce (Skull & Bones), fondateur de Time Incorporated (Time Magazine, Fortune, Life Magazine, Sports Illustrated, etc.), crée the Henry Luce Fondation en 1936 à New York qui finance notamment The Asia Foundation (une fondation-conduit de la CIA fondée en Californie en 1951), CFR, American Jewish Committee, Congrès pour la liberté de la culture, etc.
Découvrez les cinq chevaux de troie des services secrets américains, les fondations de premier plan qui ont privatisé la politique étrangère de washington au profit d’une coterie élitiste philanthropoïde…
Date : mercredi 29 septembre 2010 Local : SH-3580 Heure : 19.00 Admission générale : 15$ Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts) Info : 514-392-0095 ou perronb@sympatico.ca
Voici l’annonce pour la 79e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3560) ce soir à 19h. Soyez-y!
CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955) – deuxième partie
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Moscou et Washington se livrent une féroce lutte souterraine par pays interposés sur fond de guerre froide. Dès 1949, Washington et l’OTAN lancent l’Opération Rollback qui prévoit l’utilisation de la force militaire pour extirper les communistes des sphères d’influence occidentales. Devant la menace de l’alliance atlantique de l’OTAN, Moscou crée le Pacte de Varsovie le 14 mai 1955 avec huit pays satellites d’Europe de l’est. Puisque l’affrontement direct entre les deux superpuissances est impensable, Washington autorise la CIA à mettre en place des opérations clandestines constituant un front culturel complexe et richement financées à l’ouest par la CIA via des fondations privées et des compagnies privées.
C’est ainsi qu’est fondé en 1950 le Congrès pour la liberté de la culture (CLC) sous le nom de code QKOPERA. Sous prétexte de promouvoir la liberté d’expression et les arts libres, les intellectuels-espions du CLC partent en mission secrète, tels des croisés modernes, à la conquête des esprits libres pour implanter l’idéologie de la libre entreprise sur fond de guerre idéologique. Le CLC recrute des intellectuels renommés tels que : Arthur Koestler, Michael Polanyi, Tennessee Williams, Ernest Hemingway, Hannah Arendt, André Malraux, André Gide, Raymond Aron, Denis de Rougemont, Mircea Eliade, Bertrand Russell, T.S. Eliot, etc. Ces écrivains-espions vont collaborer aux revues du CLC (Preuves, Der Monat, Encounter) et seront rénumérés par la CIA via des fondations privées (Ford, Rockefeller, Fairfield, Asia).
Le 16 décembre 1955, une réunion secrète regroupant les chefs d’état-major des trois armées américaines se déroule à Washington pour lancer l’opération Liberté militante, une opération de guerre psychologique et de propagande doctrinale visant à introduire le thème liberté dans les films américains produits à Hollywood. Les producteurs John Ford, Merian Cooper, Cornelius Vanderbilt Whitney (C.V. Whitney Pictures) et les acteurs John Wayne et Ward Bond deviennent les porte-étendards de la Pax Americana. La C.V. Whitney Pictures et le Whitney Trust de Cornelius Vanderbilt Whitney servent de couvertures pour la CIA.
En 1961, le président démocrate Kennedy invite 166 artistes liés au CLC à la Maison-blanche pour ses cérémonies d’investiture tandis qu’à l’est s’érige le mur de Berlin. Le 11 mai 1962, le président Kennedy donne un dîner d’honneur à la Maison-blanche pour le nouveau ministre français de la culture, André Malraux. En août 1964, le représentant démocrate du Texas, Wright Patman, dépose son rapport d’enquête sur l’exemption de taxes des fondations privées américaines. Le rapport Patman révèle que huit fondations privées ne sont en réalité que des boîtes aux lettres servant de couverture pour la CIA pour le financement de ses opérations clandestines. Ce sont : Gotham Funds, Michigan Funds, Price Funds, Edsel Funds, Andrew Hamilton Funds, Borden Trust, Beacon Funds, Kentfield Funds.
Le 29 mars 1967, le sous-secrétaire d’état du président démocrate Johnson, Nicholas Katzenbach, dépose son rapport d’enquête sur le financement clandestin d’organismes américains. La commission Katzenbach interdit dorénavant tout financement clandestin à des organismes américains par la CIA qui réagit immédiatement en créant de nouveaux circuits clandestins de financement. Projeté sous les feux de la rampe par les révélations des enquêtes Patman et Katzenbach, le CLC change de nom pour celui d’Association internationale pour la liberté de la culture (AILC) à l’été 1967. En janvier 1979, l’AILC, présente dans plus de 35 pays et finançant plus d’une centaine de revues, se saborde.
Découvrez comment une contre-intelligentsia arriérée-CIA a fait l’apologie d’un nouvel âge des ténêbres (surnommé « siècle américain ») et scellé une $ainte-alliance avec dieu et Mammon pour l’endiguement culturel de Moscou et l’encerclement idéologique des socialistes-démocrates du monde libre pour imposer la destinée manifeste du nouvel ordre idéologique des marchands du temple de la libre entreprise; l’overclass WASP…
Assistez à la 79ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).
Date : mercredi 26 mai 2010 Local : SH-3560 Heure : 19.00 Admission générale : 15$ Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts) Info : (514) 392-0095 ou perronb@sympatico.ca
La douzième émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine : les unions mondiales en dehors de l’Amérique du Nord et l’importance de George Orwell comme prédicateur de l’avenir.
L’émission a été enregistrée le lundi 12 avril 2010.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Voici l’annonce pour la 78e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3340) le mercredi 21 avril prochain à 19h. Soyez-y, j’y serai!
CIA, OTAN, MI6 & la guerre froide culturelle (1945 – 1955)
8 mai 1945, les troupes nazies déposent les armes. C’est la fin de la deuxième guerre mondiale qui aura fait 52 millions de victimes. L’Europe est en ruine et son économie dévastée. La lune de miel entre les forces alliés et Staline sera de courte durée. Supputant la présence d’éléments communistes dans l’appareil gouvernemental américain, le président Harry Truman signe le 21 mars 1947 l’ordre exécutif #9835 surnommé «The Loyalty Order» pour enquêter sur 3 millions de fonctionnaires. C’est le début d’une vaste chasse aux sorcières rouges à l’ouest.
Le 26 juillet 1947, Truman signe le National Security Act, charte fondatrice de la CIA et de la doctrine Truman qui marque le début d’une guerre froide entre l’ouest et l’est sur fond de paranoïa. La même année à Hollywood, la Motion Picture AssoCIAtion of America s’associe au FBI pour mettre en place une liste noire des artistes pro-communistes. Pour sauver l’Europe de la faillite, Washington lance en juin 1947 un vaste plan d’aide économique (17 milliards $) surnommé Plan Marshall. En réalité, le Plan Marshall sert d’antidote au plan russe, le Kominform, qui répand ses idéologies marxistes partout en europe et menace les intérêts anglo-américains.
En 1948, le gouvernement britannique met en place l’Information Research Department (IRD) et Washington instaure l’Office of Policy Coordination (OPC) pour diriger des opérations clandestines à l’étranger contre les soviétiques. C’est le début d’une guerre psychologique souterraine contre Moscou sur fond d’idéologies.
En 1949, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est créée pour servir de cordon sécuritaire à l’endiguement des forces du Pacte de Varsovie de Staline. La stratégie de la tension est à son paroxysme à l’ouest comme à l’est. Pour gagner la bataille des idées, la CIA finance en 1949 la création du Comité national pour une Europe libre dirigé par l’espion Carmel Offie de l’OPC.
En 1950, la CIA finance la création du Congrès pour la liberté de la culture (nom de code QKOPERA) dirigé par l’espion Michael Josselson de l’OPC. Josselson va recruter d’anciens intellectuels communistes (André Malraux, Denis de Rougemont, Arthur Koestler, André Gide, Raymond Aron, Bertrand Russell, Michael Polanyi, etc.) pour mener une kabbale idéologique contre le dieu des ténèbres, le satan athéiste marxiste, au nom de la liberté d’expression. Pour financer cette gigantesque campagne de propagande, la CIA va détourner des millions $ du Plan Marshall qu’elle fera transiter par les 170 fondations privées qui lui servent de couverture (Rockefeller, Ford, Asia, Fairfield, etc).
En 1950 aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy lance une campagne de peur rouge. Le McCarthisme se déchaîne et traque les ennemis communistes sans discernement. La même année, le Comité national pour une Europe libre lance Radio Free Europe pour diffuser en 16 langues, partout en europe, la propagande anticommuniste.
En avril 1951, le président Truman autorise la création du Psychological Strategy Board (PSB), un projet Orwellien permettant à la CIA d’utiliser les élites de chaque pays étranger pour mener sa guerre psychologique discrètement sans mettre en cause Washington. Le PSB est en réalité un gouvernement invisible des élites pour le maintien du statu quo socio-politique financé par la CIA.
En mai 1952, le PSB lance l’opération Packet dont la mission secrète consiste à soudoyer des politiciens, journalistes, syndicalistes, artistes, écrivains, professeurs et scientifiques étrangers pour la promotion des intérêts américains et la libre entreprise. En juin 1954, la CIA et le vatican financent l’opération clandestine Bible Balloon qui consiste à larguer 10 000 ballons contenant des bibles derrière le rideau de fer. Les voies du $aigneur sont impénétrables mais pas pour l’alliance atlantique de la $ainte trinité CIA-OTAN-MI6.
Découvrez les cassandres idéologiques de la guerre froide, des écrivains-espions membres d’un escadron de la vérité qui, pour fortune et gloire, ont pris la plume financée par les services secrets à l’ouest pour défendre les intérêts supérieurs d’une coterie élitiste WASP…
Assistez à la 78ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).
Date : mercredi 21 avril 2010 Local : sh-3340 Heure : 19.00 Admission générale : 15$ Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts) Info : (514)392-0095 ou perronb@sympatico.ca
Officiellement, la guerre froide s’est terminée avec la chute du mur de Berlin en 1989. Dans la réalité, la propagande et la guerre continuent sans arrêt et ceci est réfleté dans nos médias de masse qui se font les putes officielles de nos gouvernements (un problème qui existe ici et à l’étranger). Une série de développements dans les dernières heures nous forcent à l’évidence.
L’illusion START
L’accord START (STrategic Arms Reduction Treaty, ou Traité de réduction des armes stratégiques), signé par l’URSS et les USA en 1991, devait limité le nombre d’ogives nucléaire en circulation des deux grandes puissances. L’accord prenait fin l’an dernier mais les chefs d’état Américain et Russe signaient aujourd’hui même un nouveau START (avec, en toile de fond, de la propagande de peur du terrorisme):
Moscou et Washington s’engagent à réduire le nombre de leurs ogives nucléaires à 1 550 chacun, soit une baisse de 74% par rapport à la limite du traité START, acronyme de «Strategic Arms Reduction Talks» (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques), accord signé en 1991, mais arrivé à échéance fin 2009.
[...]
Le «nouveau START» traduit l’obsolescence de l’«équilibre de la terreur», mais aussi les nouvelles réalités géopolitiques, où les armes nucléaires sont inopérantes face aux menaces d’attentats meurtriers à New York ou Moscou.
Or, ceci n’est que poudre aux yeux; comme le note le Centre de recherche sur la mondialisation, le décompte des armes est trompeur:
Selon le Bulletin of the Atomics Scientists, les Etats-Unis possèdent 5.200 têtes nucléaires opérationnelles, soit toujours utilisables ; la Russie, 4.850. En plus de celles-ci, les deux puissances possèdent au total 12.350 têtes non opérationnelles (mais non encore démantelées). Le nouveau START ne limite pas le nombre de têtes nucléaires opérationnelles contenues dans les arsenaux. Il établit seulement une limite pour les « têtes nucléaires déployées », soit celles qui sont prêtes au lancement, installées sur des vecteurs stratégiques de portée supérieure à 5.500 Kms : des missiles balistiques intercontinentaux avec une base à terre, des missiles balistiques lancés depuis des sous-marins, et depuis des gros bombardiers.
Mais, tandis que les têtes de missiles sont comptées à la pièce, chaque gros bombardier est compté comme une seule pièce même s’il en transporte beaucoup plus. Un B-52 – rappelle le New York Times (30 mars 2010)- transporte 14 missiles de croisière et 6 bombes nucléaires. Ainsi, sur la base d’un compte partiel, le Département d’Etat estime que les USA ont actuellement 1.762 têtes nucléaires déployées sur 798 vecteurs ; la Russie, 1.741 sur 566 vecteurs. Le nouveau START permet à chacune des deux parties de conserver 1.550 têtes nucléaires déployées, soit un nombre à peine inférieur (10% environ) à l’actuel, et un nombre de vecteurs substantiellement inchangé : 800 chacun, dont 700 prêts au lancement à tout instant. Un potentiel destructif capable de balayer l’espèce humaine et quasiment toute autre forme de vie sur la Terre.
Pendant que la plèbe se rejoit de cette décision des deux grandes puissances, celles-ci continue leurs guerres secrètes par proxy.
L’Alliance Russo-Vénézuelienne
D’un coté, nous avons une continuation du positionnement géostratégique Russe contre son ennemi juré, les États-Unis; le Kremlin veut aider le Vénézuela (lui aussi, ennemi des USA – surprise, surprise) à « développer son industrie aérospatiale » (c’est-à-dire, encourager et surement financer un programme d’armes de l’espace pour contrecarrer l’hégémonie Américaine dans ce domaine):
«Nous pourrions même installer ici un lanceur de satellites et une usine. Nous le faisons déjà avec la Chine, mais la Russie nous offre le soutien pour que le Venezuela développe sa propre industrie» aérospatiale, a déclaré jeudi soir le président vénézuélien Hugo Chavez, sans davantage de précisions.
Chavez, qui ne serait qu’un autre dictateur de gauche s’il n’avait pas des ressources pétrolifères à sa disposition, sais très bien jouer le jeu et s’est s’entourer d’alliés utiles pour se maintenir au pouvoir.
Kirghizistan
…Et du l’autre côté, nous avons la « révolution » au Kirghizistan, qui n’est en fait que la réplique Russe à la fausse « révolution des tulipes » d’il y a cinq ans. Ces évènements, récents et passés, non rien de similaire avec des révolutions authentiques – celle en 2005 faisait partie de la séries des « révolutions de couleurs » en Asie centrale qui étaient supportés et financés par le front légitime de la CIA, le National Endowment For Democary et ses tentacules comme la Freedom House, et la plus récente, des derniers jours, semble être la réponse de Moscou à la première:
Quel rôle Moscou a-t-il joué dans le violent soulèvement populaire contre le pouvoir au Kirghizistan? La Russie a-t-elle fait exprès d’affaiblir la relation entre les États-Unis et l’un de leurs alliés les plus stratégiques dans cette région?
Après tout, «Moscou a tout à gagner et Washington tout à perdre» dans ce sanglant épisode, remarque Le Time jeudi matin. Les Américains y possèdent une base militaire cruciale pour leurs opérations en Afghanistan, que les Russes rêvent de voir disparaître, jugeant d’un très mauvais oeil cette présence américaine dans les territoires de l’ex-république soviétique.
Or, si le président Bakiev semblait plutôt favorable aux Américains, le leader du soulèvement kirghize s’est empressé d’affirmer mercredi qu’il avait le soutient de Moscou. Vladimir Poutine a toutefois nié par la suite toute implication de son gouvernement et s’est dit «surpris» des événements.
At the press conference in Bishkek, the Kyrgyz Prime Minister also said he had spoken on Tuesday with the Russian ambassador to Kyrgyzstan and urged him to rein in the negative coverage of Kyrgyzstan in the Russian press. Indeed, the shifting attitudes in Russia toward the Kyrgyz leadership were felt weeks ago, when several broadcasters and newspapers in Russia began airing scathing attacks against Bakiev’s government. Among them, the state-run radio station Golos Rossii, or Voice of Russia, said the Kyrgyz government had « shown itself to be totally ineffective » in a report on March 24, apparently timed to the fifth anniversary of the Tulip Revolution.
Constatation intéressante : dans le vidéo ci-dessous, certains des participants dans la foule sont lourdement armés d’armes d’assault qui semble neuve… Le Kirghizistan est un pays TRÈS pauvre; c’est difficile de croîre que de simple citoyens pourraient se payer des armes de telle qualité (et qui ne semblent pas dater de l’époque soviétique). Financement possible de l’extérieur? À voir:
De l’autre côté du rideau (de fer), on voit les troupes gouvernementales tirer sur tout ce qui bouge (vers 0:46):
Il ne faut pas se faire d’illusions – la guerre froide ne s’est jamais réellement terminée entre les États-Unis et l’Union Soviétique/Fédération Russe. Nous avons de beaux exemples qui appuient cette thèse depuis quelques jours.
Benoit Perron et JP des Fils de la liberté lors du tournage de "The Other Side of the Conspiracy Coin", été 2009
Le chercheur hors-pair Benoit Perron donne sa 76ième conférence ce soir à l’UQAM. J’y serai et j’espère vous y voir aussi! Voici l’information sur la conférence tel qu’envoyé par courriel:
PROMIS & le gouvernement secret américain (1990-2010)
Le 2 août 1990, l’armée irakienne de Saddam Hussein envahit le Koweit. C’est le début de la seconde guerre du golfe. Aux États-Unis, le journaliste Danny Casolaro enquête sur l’affaire Inslaw, une compagnie informatique de Washington dont le logiciel révolutionnaire Prosecutor’s Management Information System – PROMIS – aurait été volé par les services secrets américains en 1976. Le président républicain George Bush Sr. lance l’Opération Tempête du Désert en Irak le 17 janvier 1991. La même année, le corps inerte de Danny Casolaro est retrouvé dans sa chambre d’hôtel en Virginie le 10 août tandis que la Bank of Credit & Commerce International – BCCI, la tirelire de la CIA et la planque des potentats en cheville avec la CIA – dépose son bilan : une faillite frauduleuse de 20 milliards $.
En 1992, le gouverneur démocrate de l’Arkansas, Bill Clinton, remporte les élections présidentielles grâce aux millions $ de son bienfaiteur de l’Arkansas; Jackson Stephens du Stephens Group. Depuis les années 80, le holding financier de Stephens, Investark Bankshares, trempe dans un gigantesque trafic d’armes et de cocaÏne colombienne avec des membres des services secrets américains (Oliver Nort, Richard Secord, Barry Seal) qui utilisent l’aéroport de Mena, Arkansas comme plaque tournante. c’est la Mena Connection.
Le 20 juillet 1993, le corps de l’avocat Vincent Foster est trouvé mort dans sa voiture en Virginie avec une balle dans la tête. Foster travaillait pour Rose Law Firm de Little Rock, Arkansas avec l’avocate Hillary Clinton, l’épouse du président Clinton.
En 1995, les médias américains revèlent que la firme informatique Systematics, fondée par le Stephens Group en 1968, a piratée illégalement le logiciel PROMIS pour la National Security Agency (NSA) avec la complicité de Webster Hubbell (#3 du Département de la justice, le DOJ).
Le 3 juin 1997, les faucons américains William Kristol, Robert Kagan et Bruce Jackson fondent à Washington le think tank conservateur Project for the New American Century, le PNAC. Parmi les directeurs du PNAC se trouvent des personnages clés du scandale de l’Irancontragate (1986), dont Richard Armitage, Richard Allen et Elliott Abrams. Le PNAC fait pression sur l’administration Clinton pour qu’elle augmente le budget du Pentagone et envahisse l’Irak sur fond d’idéologies concernant les armes de destruction massive irakiennes.
En 1999, la CIA fonde In-Q-Tel, un fonds spéculatif à but non lucratif pour le financement de compagnies américaines spécialisées dans les technologies de pointe. Le républicain George Bush Jr est élu président des États-Unis en novembre 2000 sur fond d’irrégularités en Floride. Bush Jr nomme Armitage et Abrams à des postes de conseillers pour la sécurité nationale. Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 incitent la CIA à mettre en place le Worlwide Attack Matrix tandis que la NSA met en place un vaste système d’interception des signaux électroniques (SIGINT); le Terrorist Surveillance Program.
Le 25 novembre 2002, le gouvernement Bush Jr crée le Department of Homeland Security (DHS) pour contrer d’éventuelles attaques terroristes en sol américain. Les États-Unis envahissent l’Irak le 20 mars 2003. C’est la troisième guerre du golfe. En 2005, le faucon Michael Chertoff est nommé secrétaire du Homeland Security tandis que Porter Goss, un agent de la CIA ayant participé aux opérations clandestines contre Castro, est nommé directeur de la CIA. En 2009, Chertoff fonde the Chertoff Group, une firme de consultation travaillant main dans la main avec la CIA/NSA/DHS dans la lutte au terrorisme.
Entrez dans l’univers parallèle des faucons de la guerre au terrorisme, les guerriers de l’ombre de la démocratie clandestine en phase avec les intérêts du big business…
Assistez À la 76ème conférence de Benoit Perron, animateur des émissions Zone de résistance (CISM 89,3 FM) et l’Éconoxydable (101,5 FM).
Date : mercredi 24 février 2010 Heure : 19h00 Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke (200 Sherbrooke ouest, métro Place-des-Arts) Local : SH-3340 Admission générale : 15$ Info : (514) 392-0095 ou perronb@sympatico.ca