Un militant indépendantiste du collectif des Fils de la liberté, Christian Bergevin (qui est en campagne avouée contre le parti Québécois depuis des années) s’est fait appeler dans l’après-midi du 25 Août 2011 par un individu qui ne semblait pas vouloir rigoler et qui lui reprochait ses positions anti-P.Q. Il a prit le P.Q. en grippe après la démission de Jacques Parizeau et est impliqué dans une campagne intensive contre la survie du P.Q. depuis.
Voici les faits, tels que relatés par Christian:
J’ai reçu un appel sur mon cellulaire qui venait d’une cabine téléphonique à 15:00 pile. Le numéro de la cabine est 1-514-788-9189.
Un homme d’une voix grave et ton sérieux, m’a demandé si c’était bien moi qui parlais au téléphone; j’ai répondu que oui. Il m’a dit que ça faisait, que d’attaquer le P.Q., ça serait dangereux pour ma santé.
J’ai pris ça à la légère et il m’a dit que j’étais présentement assis devant mon ordinateur, en shorts noirs et torse nu et que je buvais du liquide dans un verre orange qui était sur mon bureau… ce qui était bel et bien le cas.
Il a été très clair: la prochaines fois, si je ne laisse pas le Parti Québécois tranquille, ils ne vont pas juste me regarder faire, mais ils vont tirer à travers la fenêtre.
Je lui ai demandé de s’identifier, ou au moins savoir comment il a eu mon numéro et mon adresse, mais il répondait plus.
L’appel a duré exactement 1 minute 55 secondes.
Il semble que M. Bergevin se doutait d’où pouvait provenir l’appel et se serait mit à la recherche de la dite cabine téléphonique par la suite. La première cabine où il est allé était celle au coin du Boulevard Rosemont et de la rue St-Michel. Justement, à cette cabine téléphonique, le combiné était resté décroché et il a confirmé le numéro de téléphone de cette cabine de Telus.
Autre commentaire de Christian Bergevin:
Si il voulait vraiment me tuer, il m’appellerait pas pour me le dire… Je n’ai pas reconnu la voix… En tout cas, ce n’est pas une menace anonyme qui va me faire taire. Ils ont déjà eu la preuve qu’une mise en demeure n’avait pas eu plus d’effet non plus. Là, ils prennent des tactiques de lâches.
Il semble que ce ne soit pas la première fois que M. Bergevin est la cible de messages d’intimidation de la part de partisans du Parti Québécois. Lors de la course à la chefferie qui a couronné André Boisclair, il y’a de cela quelques années déjà, il avait reçu des visites impromptues de la part d’individus qui lui reprochaient ses propos incriminant contre Boisclair, ainsi qu’une menace de poursuite et de mise en demeure.
Rejoint plus tard, M. Bergevin a dit ne pas croire que le Parti Québécois puisse être directement derrière ça mais que ça pouvait venir d’un membre isolé, du moins il l’espère. Il n’a jamais reçu de mise en demeure du P.Q. mais le camp Boisclair voulait lui en envoyer une; il avait rejoint, à l’époque, l’avocat de Boisclair et lui avait dit que dès qui allait recevoir sa mise en demeure, il allait faire le tour des médias avec pour dénoncer Boisclair de plus belle. C’est selon lui la raison pour laquelle il n’avait jamais reçu cette mise en demeure.
Il n’avait pas encore l’intention de déposer une plainte au moment de mettre ce communiqué en ligne, puisqu’il a une confiance très limitée en le service de police. De plus, il prend cette affaire avec désinvolture.
Christian Bergevin était le co-animateur de l’émission de radio Internet Les Maniaco-répressifs contribue actuellement au collectif Les Fils de la liberté et le Parti Québécois ne s’est jamais caché ne pas apprécier les positions de ce groupe de purs et durs.