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Épisode 48 – Détournement, « République » et l’accord Canada-UE de Pierre-Marc Johnson

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 3 novembre 2011 15 h 21 min

Détournement

La 48e émission des Fils de la liberté est maintenant disponible en baladodiffusion. Cette semaine: la marche de Cap sur l’indépendance cooptée par les politiciens professionnels, notre critique du documentaire « République » et des nouvelles de Pierre-Marc Johnson et son projet d’accord Canada-Union Européenne.

L’émission a été enregistrée lundi le 31 octobre 2011.

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Le tentaculaire Pierre Marc Johnson, une menace pour la culture?

Par Fred Pageau, 9 novembre 2010 23 h 27 min

pm-johnson-nau

C’est une blague! En fait pas tout à fait… ce monsieur qui est négociateur pour le Québec en vue d’un accord de soi-disant libre-échange  avec l’Europe, celui-la même qui signait un document demandant une plus grande intégration des USA-Canada-Mexique, s’est dit surpris des demandes européennes visant à demander des concessions à propos de la protection culturelle ce que ne contenait même pas l’ALÉNA! Peut-on vraiment se fier à lui pour défendre les intérêts du Québec face à un minsitre fédéral qui dit des niaiseries comme, «Le risque d’être submergé par la culture, les films, la musique et les émissions de télévision américains est très différent du risque d’être envahi par une mer de livres et d’émissions de télévision lettons» ou face à des pays européens voulant nous envahir culturellement ou qui demande d’inclure des domaines comme les infrastructures municipales et provinciales qui ne sont pas non plus comprises dans l’ALÉNA?

« La question qui suscite le plus les passions est la demande ferme de l’UE d’obtenir pour les entreprises de son territoire un large accès aux contrats accordés par les provinces et les municipalités canadiennes. »

Pourquoi devrait-on s’abaisser autant pour faire encore plus d’affaires avec l’Europe? Ce traité est contesté ici mais il l’est aussi en Europe! Des gens des deux côtés de l’Atlantique ont d’ailleurs signé une lettre dénonçant cet accord, en voici un extrait:

Alors que la crise affecte toujours les populations, nos gouvernements persistent à vouloir imposer en catimini des règles de droit politiquement antidémocratiques et néfastes pour l’économie.

Comme d’habitude, ce traité est négocié en secret et on sera encore mis face aux résultats à la fin… il me semble qu’on pourrait en entendre plus parler des ces négociations car ce semble être encore un pas de plus vers un gouvernement mondial et y a pas grands mondes dans les médias pour nous mettre ça en perspective… mais comment se surprendre quand plusieurs gens des médias sont invités au Bilderberg, y a que les journalistes indépendants et les blogueurs pour remettre ces choses en perspective! Souhaitons que plusieurs personnes en parlent de cet accord et que les gens se mobilisent contre ce qui semble vraiment être un marché de dupe! Il faudrait aussi demander à nos dirigeants, est-ce que ça vaut la peine de monnayer notre souveraineté pour une part de marché?

La CIA & les fondations privées bona fide

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 28 septembre 2010 23 h 33 min

Voici l’annonce pour la 81e conférence du chercheur Benoit Perron qui aura lieu au Pavillon Sherbrooke de l’UQAM (200 Sherbrooke Ouest, local SH-3580) le mercredi 29 septembre à 19h. Soyez-y!

La CIA & les fondations privées bona fide

ford-foundation-logoEn 1890, le sénateur républicain John Sherman de l’Ohio s’attaque au pouvoir excessif d’un puissant trust en situation de quasi-monopole; le Standard Oil Trust, fondé en 1870 par le baron du pétrole John D. Rockefeller. Le 5 mai 1911, le Sherman Anti-Trust Act force le démantèlement de l’empire Rockefeller en 34 entités distinctes. Les puissants barons industriels surnommés «barons voleurs» sont aux abois. Pour placer leur imense fortune à l’abri des lois de l’impôt du trésor américain, les barons voleurs fondent des fondations privées de bonne foi (bona fide).

À New York en 1911, le baron de l’acier Andrew Carnegie, qui a fait fortune à Pittsburgh avec la Carnegie Steel Company (renommée U.S. Steel), fonde la Carnegie Corporation Of New York avec une mise de fonds initiale de 135 millions $. Deux ans plus tard, à New York, le baron voleur le plus riche des états-unis, John D. Rockefeller, fonde la Rockefeller Foundation. Parmi ses directeurs, on retrouve John Davis (président fondateur du Council On Foreign Relations – CFR), John Foster Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell), John McCloy (CIA), Robert Lovett (Skull & Bones, CIA, banque Brown Brothers Harriman), Charles Fahs (CIA), Chadbourne Gilpatrick (CIA), etc. La Rockefeller Foundation finance le Museum Of Modern Art (MOMA), fondé en 1929 à New York par le clan Rockefeller et dirigé par Nelson Rockefeller qui supervise le Comité de coordinaton des affaires inter-américaines, le réseau d’espionnage du président américain Roosevelt en Amérique latine durant la Seconde guerre mondiale.

En 1917, à New York, le baron du cuivre qui a fait fortune dans l’industrie de l’armement, Cleveland H. Dodge, fonde sa fondation privé qui se spécialise dans le financement d’institutions éducatives et d’ONG actives au Moyen-Orient. Henry Ford, baron de l’automobile (Ford Motor Company), fonde à New York en 1936 sa propre fondation privée. Les directeurs de la Ford Foundation sont John McCloy (CIA), Richard Bissel (IA), Allen Dulles (avocat chez Sullivan & Cromwell – CIA), Tracy Barnes (CIA), etc. La Ford Foundation finance de nombreux organisme dont le CFR, Congrès pour la liberté de la culture (organisation-écran fondée par la CIA en 1950 pour mener une guerre froide culturelle souterraine contre le communisme partout sur la planète), etc. En réalité, la Ford Foundation collabore étroitement avec la CIA dès 1947 pour le fiancement des opérations clandestines en Europe et en Amérique latine.

En février 1957, la Ford Foundation verse 30 000$ au groupe Bilderberg pour financer la réunion annuelle de ses membres cooptés réunis pour la première fois aux États-Unis dans les Îles St-Simons en Georgie dans un hôtel appartenant au magnat financier David Rockefeller (Chase Manhattan Bank).

En 1973, les bureaux de la Ford Foundation au Chili serviront de qartier général pour les agents de la CIA impliqués dans le coup d’état contre le président Salvador Allende. Le baron des médias Henry Luce (Skull & Bones), fondateur de Time Incorporated (Time Magazine, Fortune, Life Magazine, Sports Illustrated, etc.), crée the Henry Luce Fondation en 1936 à New York qui finance notamment The Asia Foundation (une fondation-conduit de la CIA fondée en Californie en 1951), CFR, American Jewish Committee, Congrès pour la liberté de la culture, etc.

Découvrez les cinq chevaux de troie des services secrets américains, les fondations de premier plan qui ont privatisé la politique étrangère de washington au profit d’une coterie élitiste philanthropoïde…

Date : mercredi 29 septembre 2010
Local : SH-3580
Heure : 19.00
Admission générale : 15$
Endroit : UQAM, pavillon Sherbrooke – 200 Sherbrooke ouest (métro Place-des-Arts)
Info : 514-392-0095 ou perronb@sympatico.ca

Zbigniew Brzezinski à Montréal!

Par Jean-Philippe Décarie-Mathieu, 25 mars 2010 9 h 12 min

L’infame faucon du Conseil de sécurité national américain sous Carter, architecte des conflits politiques et armés au Cambodge, en Afghanistan, en Iran et en Chine (entres autres) et  co-fondateur de la Commission Trilatérale Zbigniew Brzezinski sera de passage à Montréal le 23 avril 2010 pour donner une conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (le CORIM ou, si vous voulez, le penchant Québécois du Council On Foreign Relations des États-Unis). L’annonce :

Zbig à MontréalCa serait bien de lui réserver un bel acceuil, non?

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