Occupy le Néant…

Par Mathieu Duschene, 25 novembre 2011 15 h 30 min

Je suis allé au Square Victoria ce soir…..c’était le 24 novembre 2011.

Un de ces soirs  qui risque d’être le dernier avant que la Ville efface toute traces de l’existence de cette  »Place du Peuple ». Ironiquement pour ce qui en reste, j’ai effectivement observé que le nom colle que trop bien a ce que c’est devenu. Soit un désert de désolation idéologique. En gros, la définition la plus pur du mots  »peuple » au Québec. Un No Man’s Land  en plein milieu d’une ville qui ne dort pas.

Bien que je n’est jamais vraiment pu m’identifier à cette Occupation depuis le début, j’ai quand même ressenti sur le terrain une forme de tristesse et d’amertume. Et non, elle ne venait pas de ce qui restait des occupants…ça venait plutôt de moi. Dans leur cas, les  »occupistes » étaient plutôt distraits à marcher par-ci et par-là. Certains d’entre eux  tentaient de retrouver leurs effets personnels éparpillés partout sur le camp. Ils y en avaient d’autres qui étaient encore dans leurs tente à parler de la suite des choses ou de tout et de rien. Je ne pourrais pas dire si la plupart des derniers occupants étaient simplement que des itinérants  ou des poignés d’ irréductibles qui s’obstinaient à rester…ou les deux . Par contre la plupart des tentes étaient vides ou sinon remplies de diverses chose empilées en petite montagnes  »bordellique » à la vue de tous. J’ai même vu le contenu de certaines d’entre elles se retrouver répandu partout sur le sol, moisies et/ou brisées. C’était comme si une tempête ou une guerre civile était passée sur les lieux. Mais pourtant personne n’était parti en panique et les policiers n’étaient pas encore rentrés dans le tas. De plus il y avait quelques flics qui se baladaient sur le terrain comme des sentinelles ennuyées. Ils attendaient le feu vert pour tout défoncer je suppose…ou allez savoir quoi.

J’étais d’ailleurs venu avec des amis ce soir là. Le but était de ramener la tente d’un autre pote qui l’avait laissée sur place en croyant y revenir occasionnellement. Mais il fut frappé par le hasard des choses. Il ne pouvait pas revenir avant des mois et il n’habitait pas à la porte à côté. Je suis donc allez sur place pour tenter de la sauver de l’inévitable. Malheureusement , tous ses biens avaient déjà disparus, probablement volés. Par contre son drapeau du Québec, aussi humide et mouillé que le parterre, avait survécu au pillage. Il flottait mollement au gré d’un vent pré-hivernale. Il était accroché sur un arbre dénudé, juste assez haut pour qu’on se fasse chier pour le sortir de là. Reste que ma simple mission fut un échec en soi et le drapeau fut une maigre récompense d’un sauvetage raté. Désolé mec.

Nous marchâmes donc à travers le reste du camp  »dévasté » pour tenter de trouver un endroit où sa tente aurait été peut-être entreposée. Nous avons bien trouvés un tas de bidules et de tentes mortes, mais rien ne correspondait à ce que nous recherchions. Juste à côté, la fameuse statue de la conasse de reine Victoria nous surplombait paresseusement. Toutes les pancartes avec la plupart des slogans qui furent jadis dessus avaient pratiquement disparues. Il lui restait encore son masque de Guy Fawkes mal ajusté et son drapeau des patriotes tout froissé et trempé. Nous pouvions encore voir la corde et la bouteille d’eau qui avaient servi à saboter le drapeau, enroulée comme un serpent autour de la carcasse du tissu tricolore. Une pointe de rage me revint en me rappelant que c’était la faute de certains anarchistes si le drapeau avait été démoli ainsi.  » C’est un symbole facho et nazi! » avaient-ils dit avec leurs certitude indiscutable, lisez ici leur logique de fond de toilette. L’ignorance et la haine étaient tristement des choses que le passage du temps n’avait pas effacées.

Pendant que nous fouillons dans cette accumulation de possessions abandonnées , un de mes potes fut surpris de découvrir  des dizaines de livres de science qui traînaient, ils étaient dans un état mystérieusement impeccable. C’est à ce moment précis que nous nous fûmes apostrophés par une jeune femme. Celle-ci avait comme seule arme son sourire et un optimisme singulier. Elle nous apprit qu’elle était fière d’avoir épargnées ce tas de livres bien qu’ils étaient entreposés dans un endroit totalement chaotique et loin de toute sécurité possible. Elle prit donc une photo de son acte de sauvetage et disparue dans le désert de tentes à tout jamais. C’est là que je me souvins que pour certaines personnes, même les petites victoires sont parfois suffisantes pour leur apporter un peu de bonheur. Toute cette scène me rappela une anecdote d’un de ces nombreux scénario catastrophe qui existent dans les films ou les bouquins. Bien que je me souviens plus précisément lequel. Un des personnages secondaires avait sauvé quelques livres d’une bibliothèque durant le chaos. Un autre personnage lui demanda donc avec raison pourquoi avait-t-il perdu du temps à sauver ces vieux livres , car ils ne pourront jamais le nourrir ou lui permettre de survivre dans le pire du pire. L’homme répondit tout simplement qu’il ne faisait ici que sauver la mémoire de l’Humanité. Juste ce flash me toucha et je fis un lien avec l’acte bizarre de cette inconnue. Même dans la Fin, il restera toujours des humains pour sauver la mémoire de notre espèce. Mieux que rien.

Mais le futur de notre civilisation reste encore complètement incertain. Le système économique occidental est à la dérive et la guerre mondiale approche à grands pas. Au Québec c’est la mort de l’identité depuis un bon moment et les derniers résistants indépendantistes se font soit bousculer d’être dépassés, soit qu’ils se font enterrer par le système fédéral et sinon ils se poignardent entre eux  pour des détails. Le combat nationale n’est toujours pas terminé mais il semble résonner dans un triste vide. Comme le bruit du vent sur ce camp quasi abandonné. Ce vent froid et humide qui descendait des vastes édifices qui servent de paysage céleste à cette  »Place du Peuple ». Ces grandes tours froides du pouvoir financier qui surplombaient les ruines d’un camp qui au final symbolisait ce monde qu’ils avaient pillés sans remord au cours des âges. Pendant ce  temps les  »leaders » d’ Occupy Montréal semblent se féliciter entre eux et se laver les mains de  cette catastrophe. Ils mettent la faute sur tout et n’importe qui sauf la leurs. Ils parlent de la  »Phase 3 » et de toutes sortes de projet aussi flous qu’un discours de politicien qui  »patine » sa carrière devant une caméra de TV. Triste finalité.

La victoire ici est mitigée et le combat est loin d’être terminé. Je ne sais pas ce qu’Occupy Montréal a apporté au Québec…ou au reste du monde. Je crois plutôt que ça permis à un petit groupe de gens de faire face à la source même de la société humaine et d’y avoir été durement confronté. La vie communautaire est remplie de compromis et de sacrifices…une chose que bien des gens aiment souvent soustraire de leur utopie respective. La gaffe totale quoi. Par contre je suppose que certains  »occupistes » ont dû en sortir grandie de cette expérience et que d’autres en ont simplement profité pour faire passer leur idéologie en avant plan. Évidemment il y avait ceux qui voulaient avoir le simple privilège d’avoir un  »toit » et un repas. Le risque ici c’est que ce nouveau phénomène social devienne aussi banal que ces vastes manifestations pacifiques qui n’ébranlent pas le système en place. Une révolution, ça ne se fait pas à coup de câlins et de  »camping ».  Des gens meurent avec courage en Afrique du Nord et au Moyen-Orient pour sauver leur dignité et défendre leur liberté. Ici en Occident, nous avons juste naïvement cru pouvoir changer le monde en créant un village dans une ville sans jamais ébranler quoi que ce soit. Certains diront que toute cette action  était en fait qu’une immense symbolique constructive et je suis naïf de ne pas l’avoir remarqué. Je peux les croire en partie. Mais nous avons cette triste impression que c’est seulement entre eux qu’ils ont redécouvert la vie collective. Malheureusement cette expérience n’a pas ébranlé le béton de l’individualisme qui prime sur le reste de la population. Ils sont devenues un microcosmes à part qui dérive vers l’inconnu. Un endroit flou dont seulement eux sont persuadés de connaître la destination. Bon voyage! En espérant vous revoir le jour de la véritable révolution….

L’ironie humaine a fini par avoir le dessus sur l’utopie. Je quittai donc ce camp sans me retourner, le laissant devenir qu’un souvenir mitigé. L’abandonnant dans le vide des consciences collectives et de l’histoire de l’humanité. Car tout ce que nous avons gagné ici, c’est le Néant. Un désert idéologique où ses habitants ne cesseront jamais de nier les failles de leur réflexion. Allons nous encore tourner en rond pour les décennies à venir alors que tout s’écroule? Qui sais….seul l’avenir nous le dira. Car même dans les plus vaste des désert, des oasis cachés y fleurissent. Et juste ça….c’est plus rassurant que n’importe quel communiqué de presse.

Mathieu Duchesne

La CDP et l’investissement dans la machine de guerre

Par Mathieu Duschene, 20 août 2010 10 h 01 min

Michael SabiaLe complex militaro-industriel nord-americain peux toujours compter sur notre bas de laine collectif… et cela, bien malgrez nous:

La Caisse de dépôt et placement du Québec a continué d’augmenter ses participations dans les plus grandes entreprises américaines d’armement, au cours des six premiers mois de 2010.

Entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2010, la Caisse a ainsi augmenté sa participation dans Boeing, Honeywell International, General Dynamics, Lockheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman, L3 Communications Holdings et Textron, selon sa dernière déclaration à la Securities and Exchange Commission américaine.

Le Fonds de pension de la Norvège a boycotté toutes ces entreprises à cause de leur production d’armes nucléaires ou de bombes à sous-munitions. Ces dernières ont été bannies par un traité international que le Canada a signé.

Monsieur Sabia s’occupe bien de notre argent, hein?

De quoi rire jaune à la prochaine manifestation pacifique… marcher pour la paix alors que nos économies servent a bombarder des civils et raser des villages partout dans le monde.

Peace?

Nous sommes sur Facebook..l’une des nombreuses lignes de front du Net!

Par Mathieu Duschene, 5 août 2010 13 h 47 min

Et oui, pour ceux qui ne le savaient pas encore,nous avons une jolie page sur facebook !!

Pour ceux qui sont déjà des utilisateurs de Facebook, vous êtes inviter a nous joindre ici :

http://www.facebook.com/pages/Les-Fils-de-la-Liberte/369337303919?ref=ts

Si vous êtes pas membre sur facebook, personellement je ne vais pas vous encouragez a venir y faire un compte, la CIA ont assez de gens comme ca dans leur banques de données…pas besoin d’en rajouter plus! Sinon vous pouvez quand meme consultez les textes mais sans  pouvoir les commenter.

Non, nous ne sommes pas morts!

Par Mathieu Duschene, 28 juillet 2010 0 h 03 min

Cher fidèles auditeurs et lecteurs de notre site web,

Nous voudrions nous excuser sincèrement pour les nombreuses semaines de silence de notre part. Ne vous inquiétez pas, aucun d’entre nous ont été menacé, intimidé par la force ou n’ont abandonné le combat… Disons plutôt que des déménagements, des problèmes techniques et des chamboulement de vies personnelles nous ont poussés à prendre quelques semaines de vacances… voilà tout!

Donc, je sors de ce mutisme maladroit pour vous présenter une fois de plus nos excuses et pour vous annoncer que nous allons relancer nos enregistrements de podcasts vers la fin du mois d’août (et voir même peut-être avant!) et qu’aussi nous allons recommencer à remettre  de la vie sur ce site web.

Je débute  dès maintenant en vous invitant a lire cet excellent article que j’ai trouvé sur ce site web d’information alternative.

Le voici : Washington est préoccupé par les nouveaux blocs contre-hégémoniques

Il s’agit d’un extrait d’une entrevue avec un analyste politique dénommé Pepe Escobar sur la chute inévitable de la grande alliance Atlantiste (USA, Union Européene et Israel) et la levée en force du BRICT (Chine, Russie, Brésil, Turquie, etc).

Est-ce qu’une nouvelle guerre mondiale se dessine à l’horizon ?

Seul les mois à venir nous le dirons…

Scanners corporels aux frais des contribuables?

Par Mathieu Duschene, 26 février 2010 11 h 06 min

Et oui, le ministre des transports du gouvernement canadien a l’intention d’investir plus de 1.5 milliard de dollars pour renforcer la sécurité dans les aéroports du pays. Mais evidemment, pour subventionner ce genre de projet , ce sont nous tous et toutes qui allont payer de nos poches  ces nouvelles mesures  de sécurité. Nous parlons  ici d’ailleurs des fameux et controversés détecteurs a balayage corporels dont l’utilisation ethique reste encore nébuleuse.

Evidement le ministre des Transports John Baird a justifié ce genre de dépenses a cause de l’attentat raté de la veille de Noel dernier (voir l’épisode 8 de notre émission pour en savoir plus sur ce false flag abberant).  Cela sera bien sûr rajouter aux prix des vols d’avions qui sont déjà fort couteux.

Ces nouveaux frais entreront en vigueur le 1er avril 2010 s’ils passent sans trop de problèmes le filtre relatif des députés du parlement à Ottawa. Mais si vous prennez le temps de décortiquer le false-flag de décembre dernier et en prennant compte que les détecteurs corporels avaient été commandés des mois bien avant le pseudo attentat raté, tout cela empeste  la magouille.  Il  devient évident ici que c’est  probablement plus une simple histoire d’argent que d’un soucis réel de securité nationale…

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